Introduction aux études historiques (original) (raw)

L’Introduction aux études historiques constitue le texte de référence de ce qu’on a appelé « l’école méthodique historique » française. Ce manuel cherche à définir les règles de la méthode historique afin de contribuer à asseoir la scientificité d’une discipline, l’histoire, dans le contexte de sa professionnalisation universitaire. Le texte affirme le primat des archives comme preuves et sources du récit historique, et revient sur les différentes étapes du travail sur archives, de la localisa...

Note de l’éditeur

Édition originale : Charles-Victor Langlois et Charles Seignobos, Introduction aux études historiques, Paris, Hachette et Cie, 1898.


Livre I. Les connaissances préalables

Livre II. Opérations analytiques

Section I. Critique externe (critique d'érudition)

Section II. Critique interne

Livre III. Opérations synthétiques

L’Introduction aux études historiques constitue le texte de référence de ce qu’on a appelé « l’école méthodique historique » française. Ce manuel cherche à définir les règles de la méthode historique afin de contribuer à asseoir la scientificité d’une discipline, l’histoire, dans le contexte de sa professionnalisation universitaire. Le texte affirme le primat des archives comme preuves et sources du récit historique, et revient sur les différentes étapes du travail sur archives, de la localisation à l’interprétation des documents. Tout à la fois loué et critiqué, ce texte reste d’une indéniable modernité et mérite de figurer sur les tables de chevet de tous les apprentis chercheurs en sciences sociales. Nous sommes heureux de le rendre accessible dans une édition enrichie par une préface de Gérard Noiriel.

Charles-Victor Langlois

Charles-Victor Langlois (1863-1929) étudie à l’École des chartes puis devient archiviste paléographe et obtient l’agrégation puis le doctorat d’histoire. Spécialisé dans l’histoire du Moyen Âge, il publie notamment Saint Louis (1886), Le Règne de Philippe III le Hardi (1887). Professeur à Douai puis à la Sorbonne, il se spécialise aussi dans la publication de sources et d’instruments de recherche pour les historiens comme le Manuel de bibliographie historique, paru en 1896. Celui que ses élèves surnommaient « Charles V » est nommé en 1913 directeur des Archives nationales ; il contribue à en faire une institution dynamique en lançant une politique de réintégration de fonds et en augmentant nettement les capacités de conservation du bâtiment grâce à l’annexion du palais voisin de Rohan.

Charles Seignobos

Charles Seignobos (1854-1942) est un historien français. Ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé d’histoire, ce « protestant cévenol dreyfusard » (Antoine Prost) effectue un séjour de plusieurs années en Allemagne, puis enseigne à la faculté des lettres de Dijon puis à la Sorbonne. Parmi ses nombreux ouvrages, on peut citer Histoire politique de l’Europe contemporaine. Evolution des partis et des formes politiques, 1814-1896 (Hachette, 1897), Introduction aux études historiques avec Charles-Victor Langlois (Hachette, 1898), Histoire de la civilisation (3 vol. Masson, 1885-1890) ou encore Essai d’une Histoire comparée des peuples de l’Europe (Rieder, 1938). Il a également contribué à l’Histoire de la France contemporaine dirigé par Ernest Lavisse. Pédagogue, il s’est surtout spécialisé dans l’édification d’une méthodologie pour la discipline historique et il est considéré comme l’un des fondateurs de l’ « école méthodique historique » en France. Il meurt en 1942 à l’Arcouest où il avait été assigné à résidence par les Allemands.



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