Massoud Barzani, «parrain» du rêve d'indépendance des Kurdes (original) (raw)
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Publié le 3 octobre 2017 à 18h59
Massoud Barzano lors d'une conférence de presse, le 24 septembre, quelques jours avant le scrutin sur l'indépendance du Kurdistan. Depo Photos/ABACA
PORTRAIT - À 71 ans, il a fait voter son peuple en faveur de l'autodétermination, en défiant ses voisins et la communauté internationale. Une promesse qu'il avait faite à son père, le chef, avant lui, d'un clan œuvrant pour le nationalisme kurde dans les montagnes du nord de l'Irak.
Envoyé spécial à Erbil (Kurdistan irakien)
Il a tissé sa légende de pechmerga, «celui qui défie la mort», là-haut, dans les montagnes du Kurdistan. Sur les photos de jeunesse, on le voit poser en vareuse grise, la cartouchière en guise de ceinture, l'étui à pistolet sur la hanche, portant un fusil presque aussi grand que lui sur l'épaule. Il a déjà enroulé autour de son crâne d'enfant son turban damé rouge et blanc qui ne le quittera plus. Pour les Kurdes, Massoud Barzani est une icône.
Pour les Européens en quête d'épopée romantique, c'est une sorte de Yasser Arafat des pics enneigés d'Orient. Il est le faible qui résiste à la loi du plus fort. Il est le peuple kurde, un peuple sans État, une minorité de 40 millions d'individus pris en étau par les Arabes des plaines de la Mésopotamie et de l'Euphrate, les Perses et les Turcs. Pour ses adversaires d'hier et d'aujourd'hui, il est un combattant redoutable doublé d'un politicien roué. Il est un ennemi imprévisible prêt à sacrifier les siens…
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