Quatre essais sur la dynamique des structures sociales et politiques en Afrique (original) (raw)
Résumé
Le premier chapitre mesure la mobilité intergénérationnelle entre secteurs agricole et non-agricole en Côte d'Ivoire, Guinée, Ghana, Madagascar et Ouganda en utilisant des enquêtes nationales. Les différences entre anciennes colonies françaises et britanniques (où la mobilité est plus grande) résultent de politiques publiques coloniales différentes en éducation et aménagement du territoire qui déterminent la mobilité scolaire, géographique et professionnelIe. Le deuxième chapitre utilise des enquêtes de sept pays ouest-africains pour analyser les incitations à s'identifier à son ethnie. Le niveau d'éducation et l'utilisation stratégique des réseaux de parenté par les exclus et les migrants ressortent nettement. L'identification ethnique peut donc être vue en partie comme un instrument d'ascension sociale en l'absence de voies formelles. Le troisième chapitre examine l'influence de l'ethnicité sur les résultats des élections présidentielles de 2004 au Ghana, et utilise différentes bases de données appariées. Deux modèles de vote, ethnique et non-ethnique, sont comparés. L'ethnicité explique légèrement mieux la structure des votes, sans que le modèle non-ethnique puisse être rejeté. Mais le modèle ethnique explique très ma l'évolution des votes entre deux scrutins. Les facteurs non-ethniques déterminent l'électeur pivot, et donc le résultat des élections. Le quatrième chapitre engage les futures études d'économie politique sur l'Afrique à moins se consacrer à des caractéristiques structurelles comme la fragmentation ethnique et le néo-patrimonialisme, et davantage a la manière dont les inégalités politiques et économiques façonnent la dynamique des structures sociales.