L’assassinat de Marat (13 juillet 1793). Honneur et reclassement nobiliaire pendant la Révolution française (original) (raw)
1 Signalons, entre autres, les travaux d’Éric Maurin, L’égalité des possibles : la nouvelle société française, Paris, Seuil, 2002 ; La nouvelle question scolaire. Les bénéfices de la démocratisation, Paris, Seuil, 2007.
2 Voir notamment : Fanny Cosandey (dir.), Dire et vivre l’ordre social en France sous l’Ancien Régime, Paris, EHESS, 2005 ; Michel Figeac, L’automne des gentilshommes. Noblesse d’Aquitaine, noblesse française au siècle des Lumières, Paris, Honoré Champion, 2002 ; Josette Pontet, Michel Figeac et Marie Boisson (dir.), _La noblesse de la fin du XVI_e _au début du XIX_e siècle, un modèle social ?, Anglet, Atlantica, 2002, 2 t. ; Stéphane Minvielle, _Dans l’intimité des familles bordelaises du XVIII_e siècle. Les élites et leurs comportements, Bordeaux, Éditions Sud-Ouest, 2009 ; Natalie Petiteau, _Élites et mobilité : la noblesse d’Empire au XIX_e siècle (1808-1914), Paris, La Boutique de l’Histoire Éditions, 1997 ; Claude Isabelle Brelot, La noblesse réinventée : nobles de Franche-Comté de 1814 à 1870, Paris, les Belles Lettres, 1992.
3 Pierre Serna, Antonelle, aristocrate révolutionnaire (1747-1817), Paris, Éditions du Félin, 1997.
4 Jean-Clément Martin (dir.), La guerre civile entre Histoire et Mémoire, Nantes, Ouest Éditions, 1995, p. 14.
5 Thomas Corneille, Le comte d’Essex, 1678, acte IV, scène III.
6 AN, AE II 38 (armoire de fer et Musée de l’Histoire de France).
7 François-Joseph Ruggiu, « Ancienneté familiale et construction de l’identité nobiliaire dans la France de la fin de l’Ancien Régime », in Josette Pontet, Michel Figeac et Marie Boisson (dir.), _La noblesse de la fin du XVI_e _au début du XIX_e siècle, un modèle social ?, op. cit., p. 320.
8 AD Orne, 3 E 2-152/2.
9 Jacques François de Corday d’Armont se voit contraint de produire des preuves de noblesse en 1776 et en 1785 pour son fils Alexis. Voir BnF, pièces originales no 852, fo 1931 : lettre de Jacques François de Corday d’Armont à M. de La Cour, généalogiste du duc d’Orléans, le 8 septembre 1776 et d. additionné le 21 septembre 1776 par de La Tour, qui prouve l’Antiquité de la maison de Corday. Voir également BnF, Manuscrits Français 31621, collection Chérin no 59, fo 1262 : conformément à l’édit de Ségur (1781), Corday doit prouver quatre quartiers de noblesse pour Alexis, qui doit devenir officier dans le régiment d’infanterie de Normandie. L’ancienneté de la noblesse de la branche collatérale des Glatigny est reconnue lors de la grande enquête de 1666 : Recherche de la noblesse de la généralité d’Alençon faite par M. de Marte pour lors intendant et commissaire député du conseil en cette partie qui comprend pour chaque élection…, 1666.
10 Bertrand Pâris, La famille de Corday, Mayenne, Éditions régionales de l’Ouest, 1994 ; Jacqueline Delaporte (avec le Cercle généalogique de Normandie), « La généalogie d’une aristocrate normande », in Ead. (dir.), Charlotte Corday. Une Normande dans la Révolution, Musées Départementaux de la Seine-Maritime, 1989, p. 63-73.
11 AD Orne, C 1269, rôle des impositions ordinaires et directes autres que les 20e sur les habitants de la paroisse de Mesnil Imbert pour l’année 1790 : l’imposition totale de Gilles Ridel, François Philippe et Noël Gautier est environ quatre fois supérieure à l’imposition moyenne des habitants du Mesnil Imbert.
12 Voir la reconstitution par Jacques François de Corday d’Armont du calendrier de ses affaires de 1790 à 1793 : AD Orne, 1Q 367, lettre du 24 mars 1793 aux administrateurs du directoire de district d’Argentan.
13 AD Orne, L 2053, contributions foncières et mobilières des habitants du Mesnil Imbert pour 1792 ; AD Orne, L 2029 et 2030, rôle des 20e pour 1791 : Corday de Launay arrive en seconde position, mais bien au-dessus de ceux qui suivent. BM Versailles, fonds Vatel, ms. F 667.
14 Guy Chaussinand-Nogaret, _La noblesse au XVIII_e siècle, de la féodalité aux Lumières, Paris, Éd. Complexe, 1984 et 2000, p. 69.
15 Voir notamment AD Calvados, F 7138 : 3 août 1785, sieur M. Corday d’Armont contre MM. Desauthieux, Ch. Mesnil Val., papier par conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel du baillage d’Exmes, généralité d’Alençon.
16 Bertrand Pâris, La famille de Corday, op. cit.
17 BnF, pièces originales 1776 : lettre de Jaques François de Corday d’Armont à Monsieur de La Cour, datée du 8 septembre 1776 : mentionne son déménagement pour le 2 octobre. Jean-Claude Perrot, _Genèse d’une ville moderne, Caen au XVIII_e siècle [1975], Paris, Mouton & Co/EHESS, 2001, p. 164.
18 Lettre de l’abbesse de l’abbaye de la Trinité, 5 octobre 1767 : AD Calvados, 2 H 28 ; ibid., 5 MIR 16, archives paroissiales, paroisse de Saint-Gilles : mardi neuf avril 1782, acte de décès de Jacqueline Anne Charlotte de Gautier.
19 BM Caen, Fonds Normand, Manuscrits In-f 114 : plans faits en 1793 des différentes communautés religieuses de la ville de Caen ; Joëlle Allais, _Entre Terre et Ciel. Les religieuses dans le diocèse de Bayeux aux XVII_e _et XVIII_e siècles, thèse dact., université de Caen, 1999, p. 18.
20 Ibid., p. 181-183. Service Historique de l’Armée de Terre [SHAT], Vincennes, Yb 204 fo no 34 : régiment de La Fère.
21 BM Versailles, fonds Vatel, ms. F 660, p. 243 : lettre de Jacques François de Corday d’Armont à MM. des Authieux et de Ménival, Vicques, le 18 novembre 1792.
22 Ibid., 3 et 10 juillet 1791.
23 Ibid.
24 Ibid. : il déclare ses armes le 29 juillet 1792 à la municipalité de Caen ; AN, F7 5451, d. 33437. Certificat Commune de Caen, 3 juin 1793 : section de la Liberté.
25 AD Orne, F7 138, plainte de Jacques François de Corday devant François-Julien le Sénéchal juge de paix du canton de Notre-Dame de Fresney et officier de police de sûreté, 18 mai 1792.
26 AN, F7 5451, d. 33437 : extraits des registres du greffe de municipalité de la paroisse Saint-Martin du Mesnil Imbert, 20 janvier 1793 : « […] Il a quitté ses foyers pendant l’affaire de Caen connue de toute la République et depuis le moi[s] de mai dernier. Le conseil général de la commune de St Martin du Mesnil Imbert ignore formellement la démarche qu’il a pu avoir fait à cet égard. Gilles Ridel Maire. »
27 AD Orne, 1 Q 316, p. 756 : certificat de résidence de Jacques François de Corday d’Armont au Mesnil Imbert depuis plusieurs années jusqu’en mai 1792, fait le 4 novembre 1792 devant Gilles Ridel maire, Le Roy officier, J. Chopay notable ; AN, F7 5451, d. 33437. Jacques François de Corday d’Armont, 61 ans, date de l’inscription : 26 juin 1792 par le département de l’Orne.
28 AN, F7 5451, d. 33437 : lettre de Jacques François de Corday d’Armont, le 29 décembre 1792, aux citoyens de l’administration du district d’Argentan.
29 SHAT, 2Ye, d. de Corday d’Armont Jacques François Alexis, lieutenant au 9e régiment d’infanterie, né le 17 janvier 1765, démissionnaire le 1er mars 1792 : « Je prie M. Desdorides lieut. colonel commt. le 8eme Régiment d’infanterie française de vouloir bien accepter ma démission de l’emploi que le roi m’avait confié dans ce corps, les circonstances actuelles ne me permettant plus d’en remplir honorablement les fonctions. À Belle-Ile en mer le premier mars mil sept cent quatre-vingt douze. »
30 Bertrand Pâris, La famille de Corday, op. cit., p. 118.
31 Voir en particulier le dossier d’émigration de son père aux AD Orne, 1 Q 367 et aux AN, F7 5451, d. 33437.
32 AN, W 277, lettre de Charlotte Corday à Barbaroux (1), 15 juillet 1793 ; Bulletin du Tribunal criminel révolutionnaire, no LXXI : « [d] ans les interrogatoires subis par ladite Corday, elle est convenue de tous ces faits, ajoutant même que son intention était de tuer Marat, partout où elle le trouverait, même au sein de la Convention ».
33 AN, W 277, perquisition à l’hôtel de la Providence, 13 juillet 1793.
34 AN, W 277, deuxième lettre écrite par Charlotte Corday à Marat.
35 Pascal Brioist, Hervé Drévillon et Pierre Serna, _Croiser le fer, Violence et culture de l’épée dans la France moderne (XVI_e_-XVIII_e siècles), Seyssel, Champ Vallon, 2002, p. 429-434.
36 Ibid.
37 Bulletin du Tribunal criminel révolutionnaire, no LXXIII, annexes : « Requête de Charlotte Corday aux citoyens composant le Comité de sûreté générale », s.d.
38 AN, W 277, lettre de Charlotte Corday à Charles Barbaroux (1), 15 juillet 1793.
39 Autre citation de La Mort de César de Voltaire : « J’ai tué mon ami pour le salut de Rome », Acte III, scène 7.
40 Moniteur Universel, 29 juillet 1793, procès de Charlotte Corday, 17 juillet 1793.
41 Antoine Lilti, Le monde des salons, Paris, Fayard, 2005, p. 324.
42 Chronique de Paris, no 200, 19 juillet 1793.
43 BM Versailles, fonds Vatel, ms. F 665, p. 359 : entretien de Charles Vatel avec Mme Letresche ; p. 363 : entretien de Charles Vatel avec Julie Béquet.
44 BM Versailles, fonds Vatel, ms. F 665, p. 475 : Mme Aubert de la Butte, d’après M. de Choisy, ne veut jamais parler de sa parente.
45 BM Versailles, fonds Vatel, ms. F 665, p. 367 : entretien de Charles Vatel avec Delange, ancien régisseur du domaine de Cauvigny. Selon la description qu’en donne Delange, la gravure doit être celle de Massol (d’après Quéverdo).
46 BM Versailles, fonds Vatel, ms. F 665, p. 426 : entretien de Charles Vatel avec Mlle Matrot.
47 BM Versailles, fonds Vatel, ms. F 672, p. 319.
48 BM Versailles, fonds Vatel, ms. F 665, p. 441.