Sur un cas d’échinococcose secondaire chez un Magot (Simia sylvanus L.) (original) (raw)




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BULLETIN DE L’ACADÉMIE
COMMUNICATIONS
Sur un cas d’échinococcose secondaire chez un Magot
(Simia sylvanus L.) (1).
Par Ach. Urbain
La présence de kystes hydatiques chez le singe a été signalée par quelques auteurs : Colbold (2) (1861 et 1876), W. Nicoll (3) (1918), Mouquet (4) (1918), etc... Ces kystes siégeaient soit dans le foie (Colbold), soit dans la cavité péritonéale (Nicoll), soit dans la cavité pleurale (Mouquet).
Récemment nous avons eu l’occasion de constater chez un magot (Simia sylvanus L. un autre cas d’échinococcose d’un aspect très particulier, aussi nous a-t-il paru intéressant de le relater.
Il s’agissait d’une femelle âgée, entrée à la Ménagerie du muséum, le 24 juil¬ let 1928 et mise en observation depuis un certain temps. On avait noté, en effet, chez cet animal quelques troubles du côté de son appareil digestif : diarrhée alternant avec de la constipation, vomissements, appétit capricieux. Cette femelle ayant reproduit naturellement l’année précédente et son abdo¬ men étant devenu volumineux le diagnostic de « gestation » avait été à nou¬ veau posé. Brusquement l’animal présente de l’essoufflement, des douleurs intestinales avec émission de matières fécales liquides et il meurt, très amaigri, en cinq jours.
L’autopsie pratiquée immédiatement après la mort du sujet, en présence du Professeur Bourdelle, fut pour nous une surprise. A l’ouverture de la cavité abdominale , au lieu d’un utérus gravide, l’on nota la présence d’une mul¬ titude de kystes de la grosseur d’un œuf de pigeon à celui d’une bille. Ces kystes étaient libres dans la cavité péritonéale, maintenus simplement par la séreuse un peu épaissie et congestionnée; ils s’énucléaient très facilement. Les uns étaient laiteux, opaques, d’autres étaient rosés ou absolument clairs