Y (original) (raw)

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Significations des lettresde l’alphabet latin
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Y (nommée « i-grec ») est la 25e lettre et 6e voyelle de l'alphabet latin.

Gravure du Champ fleury de Geoffroy Tory (1529). Représentation « moralisée[1] » de la « lettre pythagorique ».

On le retrouve dans le thème classique d'« Hercule à la croisée des chemins »[2], arrivé au moment de choisir entre le vice et la vertu. Cet apologue remonte à Prodicos[3] et a été transmis par de nombreux auteurs anciens, de Xénophon[4] à Isidore de Séville, en passant par Perse et Ausone[5].

Le Y couronné que l'on trouve parmi les emblèmes du roi Jean Ier de Portugal, notamment sur des monnaies, renvoie au prénom du roi (yohannes), mais a probablement aussi un sens symbolique lié au choix entre le bien et le mal[6].

Le Y désigne parfois le Do Y un avion allemand des années 1930.

  1. La branche gauche de la lettre figure le chemin plus large de la Volupté (avec l'épée, le fouet, les verges, le gibet et le feu auxquels il mène) ; la branche droite, la voie plus étroite de la Vertu (avec ses récompenses : les lauriers, les palmes, le sceptre et la couronne).
  2. Cf. Erwin Panofsky, Hercule à la croisée des chemins et autres matériaux figuratifs de l'Antiquité dans l'art plus récent, éd. Danièle Cohn, Paris, Flammarion, 1999, 242 p. (ISBN 2080126229)
  3. L'idée du bivium, des deux chemins, est déjà chez Hésiode, Les Travaux et les jours, v. 287-292.
  4. Mémorables, II, 1, 21-34.
  5. Franz De Ruyt, « L'idée du Bivium et le symbole pythagoricien de la lettre Y », Revue belge de philologie et d'histoire, 10, 1931, p. 137-145 (En ligne) ; Guy de Tervarent, Attributs et symboles dans l'art profane : dictionnaire d'un langage perdu (1450-1600), Paris, Droz, 1997 (En ligne).
  6. Base Devise.