Alfred Jarry (original) (raw)
Alfred Jarry par l'Atelier Nadar (1896).
Biographie
| Naissance | 8 septembre 1873Laval, Mayenne, France |
|---|---|
| Décès | 1er novembre 1907 (à 34 ans)6e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Cimetière parisien de Bagneux |
| Nom de naissance | Alfred Henri Jarry[1] |
| Pseudonymes | Docteur Faustroll, Père Ubu, Alain Jans |
| Nationalité | française |
| Formation | Lycée Henri-IV |
| Activité | Écrivain, romancier, dramaturge, poète, dessinateur et graveur. |
Autres informations
| Mouvement | Symbolisme, 'Pataphysique |
|---|---|
| Distinction | Concours général |
Œuvres principales
| Ubu roi (1896, rédigé vers 1888)Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien (achevé en 1898, publié en 1911)L'Amour absolu (1899)Ubu enchaîné (1899, publié en 1900)Le Surmâle (1901, publié en 1902). |
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Signature.
Plaque commémorative.
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Alfred Jarry, né le 8 septembre 1873 à Laval et mort le 1er novembre 1907 à Paris 6e, est un poète, romancier, écrivain et dramaturge français. Il fut aussi dessinateur et graveur sur bois, usant parfois du pseudonyme d’Alain Jans.
Alfred Henri Jarry[2] est le fils d’Anselme Jarry, négociant puis représentant en commerce, et de Caroline Quernest, fille du juge de paix de Hédé. Il est baptisé le 8 juin 1874 dans la cathédrale de Laval[3].
Il est inscrit comme élève dans la division des minimes au lycée Ambroise-Paré en 1878. L’année suivante, sa mère déménage à Saint-Brieuc, y emmenant l'enfant et sa sœur Caroline, appelée Charlotte[3]. C’est donc au lycée de Saint-Brieuc que Jarry poursuit brillamment ses études jusqu'en 1888, année de sa seconde. Dès 1885, il compose des comédies en vers et en prose, comme les Brigands de la Calabre (1885), le Parapluie-Seringue du Docteur Thanaton, le Procès, les Antliaclastes (1re version 1886, 2e version, 1888).
En 1888, Mme Jarry s’installe avec ses deux enfants à Rennes. Jarry entre en rhétorique au lycée de Rennes (actuel lycée Émile-Zola de Rennes) en octobre 1888. Là, M. Hébert, professeur de physique, incarne aux yeux de ses élèves « tout le grotesque qui est au monde ». L'enseignant devient le héros d’une littérature scolaire abondante. Parmi celle-ci, une comédie intitulée Les Polonais que Jarry écrit en classe de première et qui constitue la plus ancienne version de ce qui deviendra plus tard, remaniée et retravaillée, la pièce d'Ubu roi. Les élèves font jouer Les Polonais par des marionnettes, à leur propre domicile, baptisé pour l'occasion « Théâtre des Phynances »[3].
Jarry obtient en 1890 la seconde partie du baccalauréat, mention « Bien »[3].
En 1891-1892, Jarry est élève d’Henri Bergson[4] et condisciple de Léon-Paul Fargue et d’Albert Thibaudet au lycée Henri-IV. Il échoue par trois fois et successivement au concours d'entrée à l’École normale supérieure, et connaît deux échecs pour la licence ès lettres. Bien que de deux ans plus jeune que Jarry, Fargue va le pousser à fréquenter le salon de Mallarmé, rue de Rome, puis, plus tard, celui de Rachilde, prenant ainsi « le rôle de l’initiateur, du cornac, le guidant à travers le Paris littéraire et artistique de l’époque »[5]. Le duo d'amis, ainsi que Fabien Launay, entre autres, fréquentent la galerie Le Barc de Boutteville et nouent parfois des relations avec les peintres exposés[6].
En mai et juillet 1893, Jarry remporte par deux fois le concours de prose à L'Écho de Paris, dont la partie littéraire est dirigée par Marcel Schwob. Ce sont ses premiers textes publiés par lesquels il introduit Ubu, et qui lui rapportent la somme de 250 francs-or. Schwob permet à Jarry d'assister aux réunions de rédaction du journal[7].
En décembre 1893, accueilli par Louis Lormel qu'il aide financièrement, Jarry fait un bref passage à la rédaction, avec Fargue, de L'Art littéraire, bulletin mensuel d'art et de critique, où il signe du nom d'« Alfred-Henry Jarry » une Berceuse pour endormir le mort[8]. Au cours de l'année 1893, sa mère tombe gravement malade et meurt peu après.
En mai-juin 1894, il part pour Pont Aven et séjourne dans la pension Gloanec. Il y rencontre Paul Gauguin et Anna, sa compagne tahitienne, Armand Seguin et son épouse, Eric Forbes-Robertson, Charles Filiger, et Roderic O'Conor. Gauguin saluera plus tard Ubu roi dans son journal qu'il fabrique lui-même à partir de gravures sur bois, Le Sourire[9].
Ses premières publications lui permettent donc de rencontrer Schwob, Alfred Vallette (directeur du Mercure de France) et sa femme Rachilde. Dans la maison du couple, il présente, en 1894, Ubu Roi. En 1894, il croise Remy de Gourmont, rédacteur-en-chef de la revue Les Essais d'art libre, et le deux hommes vont entreprendre ensemble un projet éditorial. Peu après, il livre ses premiers textes à la Revue Blanche.
Deux ans plus tard, il entre en fonction auprès de Lugné-Poe qui lui confie le programme de la prochaine saison du Théâtre de l'Œuvre où la première d’Ubu roi a lieu le 10 décembre 1896, suscitant une polémique comparable à la bataille d'Hernani. Dès lors, les représentations des pièces de Jarry se suivent au fil des cycles d’Ubu.
Jarry (à gauche) et Alfred Vallette restaurant L'As dans les jardins du « phalanstère » de Corbeil (été 1897).
Entre octobre 1894 et décembre 1895, il dirige L'Ymagier avec Remy de Gourmont, ce recueil de gravures anciennes et nouvelles, d’études artistiques et philologiques paraît en fascicules trimestriels, in-quatro. Son père meurt en 1895, la même année, il est définitivement réformé, du fait d'une lithiase biliaire chronique[3]. Peu avant l'ultime livraison, Gourmont se brouille avec Jarry, auteur d'un poème scatologique mettant en scène Berthe de Courrière, compagne du premier[10].
En 1896 se place l’événement historico-mythique de l’achat de la bicyclette « Clément Luxe 96 course sur piste » que le marchand Trochon s’obstinera longtemps à vouloir faire payer au poète, en vain. S'étant brouillé avec Fargue puis Gourmont, il fonde seul une revue d’estampes, Perhindérion, qui n’aura que deux numéros (mars et juin 1896). Jarry se lie par ailleurs avec lord Douglas, l'amant d'Oscar Wilde.[réf. nécessaire]
En 1897, il a épuisé son héritage, mais achète au comptant le 9 juillet, auprès d'un restaurateur d'Alfortville, une périssoire en acajou nommée L’As, qui entrera dans la littérature par la geste de Faustroll et qu'il restaure avec l'aide de Vallette dans le jardin du « phalanstère » de Corbeil. Son compatriote le douanier Rousseau l’héberge brièvement. En novembre 1897, expulsé du 78 boulevard de Port-Royal, il s’installe 7, rue Cassette, au deuxième étage et demi : il s'agit d'un petit espace au plafond bas, qui servait autrefois de remise à des objets de culte, et que Jarry appelle sa « grande Chasublerie »[11]. C'est cette année-là, lors d'une soirée chez Gaston Danville, qu'il rencontre le médecin Jean Saltas avec lequel il va collaborer à des travaux littéraires et qui restera son ami jusqu'au dernier jour : Danville, proche du Mercure de France, deviendra sans doute le premier pataphysicien reconnu par Jarry lui-même[12].
Alfred Jarry sur sa bicyclette Clément, arrivant au « phalanstère » de Corbeil (1898).
De 1897 à 1898, Jarry rédige l'ouvrage Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien qui paraît chez Fasquelle à titre posthume en 1911. Il y définit la ’Pataphysique comme « la science des solutions imaginaires, qui accorde symboliquement aux linéaments[13] les propriétés des objets décrits par leur virtualité » (livre II, chapitre VIII).
Le 20 janvier 1898, une représentation d’Ubu roi par des marionnettes, dessinées par Pierre Bonnard, est donnée au théâtre des Pantins, au 6 rue Ballu à Paris. Jarry écrit en 1901 une réduction en deux actes d'Ubu roi qui est jouée la même année au cabaret des « Quat'z'arts » (cette version raccourcie d'Ubu roi paraît en 1906 sous le titre d’_Ubu sur la butte_).
L'une des dernières photographies « mondaines » de Jarry (debout, à l'extrême gauche), en compagnie d'Apollinaire (à l'extrême droite), à côté d'André Salmon. Au premier rang, Gaston Danville (au centre) et Charles-Henry Hirsch (à droite). Bureau du Mercure de France, avril 1905[14].
En 1902, paraît Le Surmâle. La même année, Jarry commence une brève collaboration avec la revue du prince Georges Bibesco (1834-1902), La Renaissance latine. Il publie en 1903 une série d'articles dans la revue Le Canard sauvage, ainsi que dans L'Œil, deux feuilles satiriques dirigées par Edmond Chatenay (Joseph Werner, dit). Il commence à écrire La Dragonne pendant son séjour au Grand-Lemps (Isère), en 1904 chez Claude Terrasse qui avait accompagné au piano la représentation d'Ubu roi au théâtre des Pantins, tout en continuant à travailler avec lui au livret de Pantagruel.
Jarry chez le maître d'escrime Félix Blaviel (1958-1934), à Laval (juillet 1906)[15].
Vue du Tripode, photo par Gabrielle Vallette (juillet 1907).
En 1905, il est difficile pour ses amis de ne pas se rendre compte que Jarry est miné par l'alcool, et la consommation d'absinthe. Grâce à Claude Terrasse, fin 1904, il fait l'acquisition, par-devant notaire, d'un petit terrain à proximité de la maison Vallette, à Corbeil, au bord de la Seine, près du barrage du Coudray, et passe commande au menuisier Dubois d'une cabane, baptisée le « Tripode » parce que montée sur... quatre pieds. En juillet 1905, il agrandit son domaine, et fait l'acquisition d'une nouvelle parcelle de terrain. Le Tripode est enfin achevé mais prend l'eau : il est inhabitable durant la basse saison. En septembre, Jarry écrit à Rachilde qu'il n'est pas au mieux de sa forme[16].
En 1906, Jarry publie trois ouvrages, après trois ans sans avoir édité un seul livre, période durant laquelle il a beaucoup écrit, entre autres pour des périodiques, mais surtout pour de nombreux projets éditoriaux (qui ne verront le jour qu'après sa mort). Jarry fait des allers et retours entre Paris et Laval ; au début de l'année, il semble en pleine forme, pratiquant l'escrime (la photo ci-contre semble être la dernière qu'on possède de lui)[17]. C'est à cette époque qu'il reçoit plusieurs visites d'Apollinaire et se fait plus rare ; il ne sort plus que pour aller à la Bibliothèque nationale pour travailler, et ne fréquente plus trop ses cafés favoris[18].
Le 28 mai 1906, depuis Laval, réfugié chez sa sœur Charlotte depuis le 11 mai, Jarry écrit à Rachilde : « (Le Père Ubu) n’a aucune tare ni au foie, ni au cœur, ni aux reins, pas même dans les urines ! Il est épuisé, simplement et sa chaudière ne va pas éclater mais s’éteindre. Il va s’arrêter tout doucement, comme un moteur fourbu. »
C'est donc là qu'apparaît un Jarry au bord de l'épuisement et surtout harcelé par ses créanciers, malgré l'aide financière d'Octave Mirbeau et de Thadée Natanson, le patron de la Revue blanche.
Fin mai 1906, à Laval, Jarry subit une fièvre maligne telle, qu'on lui administre les derniers sacrements et il rédige lui-même son testament olographe[19]. La fièvre délirante finit par tomber, et en juin, il revend à Charlotte ses terrains près de la Seine, afin de calmer ses créanciers, en même temps que Vallette lance la souscription du Moutardier du pape[20]. En août, il retrouve son Tripode[21].
Puis il revient à Paris, rue Cassette. Durant l'hiver 1906-1907, il parvient à fréquenter les soirées Vers et prose organisées par Paul Fort à La Closerie des Lilas[22]. En avril 1907, acculé, il finit par vendre à un marchand d'autographes, Victor Lemasle, la plupart de ses manuscrits ; le marchand édite dans la foulée son essai sur Albert Samain, dernier ouvrage publié du vivant de l'auteur[23]. Durant l'été, il rend visite à un oncle à Lamballe, afin de lui emprunter de l'argent, mais c'est peine perdue ; il fait durant cette période, de longues cures de sommeil[24].
C'est rue Cassette dans sa Chasublerie, que Saltas et Vallette le découvrent fin octobre dans un état de délabrement physique avancé et le font transférer à l'hôpital[25].
Il meurt[26], célibataire, d'une méningite tuberculeuse, le 1er novembre 1907 à 4 heures et quart du soir, à l’hôpital de la Charité, à Paris, plus exactement au 47 rue Jacob, l'acte de décès[27] mentionnant également les noms des employés Philippe Barbe et Auguste Gauriou, signataires et témoins. Comme dernière volonté, il demande un cure-dent.
Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux (23e division, 5e ligne, 5e place) où sa tombe, aujourd'hui anonyme et non entretenue, est toujours en place[28]. Sont présents à son inhumation, Alfred Valette, Rachilde, Octave Mirbeau, Paul Valéry et Paul Léautaud, entre autres personnalités[3].
Les minutes de sable mémorial, page de titre typographiée par Jarry, Paris, Mercure de France, 1894.
- Les minutes de sable mémorial, poèmes, ill. par Jarry de 10 bois gravés, Paris, Éditions du Mercure de France, octobre 1894 — texte en ligne.
- L'Ymagier, revue d'art, avec Remy de Gourmont, d'octobre 1894 à décembre 1895 — sur Gallica.
- César-Antéchrist, Paris, Éditions du Mercure de France, octobre 1895 — sur Gallica.
- Perhinderion, revue d'art, mars et juin 1896 — sur Gallica.
- Ubu roi, drame en cinq actes…, Paris, Éditions du Mercure de France, juin 1896 — sur Gallica.
- Les Jours et les Nuits, roman d'un déserteur, Paris, Éditions du Mercure de France, janvier 1897 — texte en ligne.
- Ubu roi. Texte et musique, fac-similé autographique, avec Claude Terrasse, Paris, Éditions du Mercure de France, 1897.
- L’Amour en visites, ill. de Cazals, Paris, Éditions Pierre Fort, juin 1898.
- Almanach du Père Ubu illustré (janvier, février, mars 1899), dit « Petit Almanach », publié en décembre 1898 [anonyme, dessins de Pierre Bonnard][29].
- L'Amour absolu, publié sous forme de manuscrit en fac-similé, [imprimerie du Mercure de France], 1899 — réédité en 1932 avec préfaces de Jean Saltas, Charlotte Jarry et Rachilde [PDF]. Livre en ligne.
- Ubu enchaîné, précédé d'Ubu roi dont La Chanson du décervelage, Paris, Éditions du Mercure de France, 1900 — sur Gallica.
- Ubu roi, version définitive, Paris, Éditions de La Revue blanche, 1900.
- Almanach illustré du Père Ubu (XXe Siècle) 1er janvier 1901, avec Pierre Bonnard, Claude Terrasse et Fagus, imprimé en décembre 1900 par Ambroise Vollard — sur Gallica.
- Messaline, roman de l'Ancienne Rome, Paris, Éditions de La Revue blanche, 1901.
- Le Surmâle, roman moderne, Paris, Éditions de La Revue blanche, 1902 — texte en ligne.
- Par la taille, un acte comique et moral en prose et en vers pour esjouir grands et petits, Paris, Éditions Edward Sansot, collection « Théâtre mirlitonesque », 1906.
- Ubu sur la Butte, Paris, Éditions Edward Sansot, collection « Théâtre mirlitonesque », mai 1906.
- Le Moutardier du pape. Opérette bouffe en trois actes, frontispice de Frédéric-Auguste Cazals et vignettes de Paul Ranson, imprimé par Bussières [Mercure de France], mai 1907 — tiré à 120 exemplaires.
- Albert Samain (Souvenirs), Paris, Éditions Victor Lemasle, quai Malaquais, avril-mai 1907.
« Le Surmâle », vignette de Pierre Bonnard pour l'édition de 1945.
La première date entre parenthèses figure l'année de composition par Jarry[30].
- La Papesse Jeanne. Roman médiéval (1907) d’Emmanuel Rhoïdès, roman traduit avec Jean Saltas du grec, Paris, Charpentier et Fasquelle, 1908.
- Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien. Roman néo-scientifique (1898) suivi de Spéculations, Paris, Eugène Fasquelle, 1911 — texte en ligne.
- Pantagruel. Opéra bouffe en cinq actes et cinq tableaux (1905), avec Eugène Demolder, musique de Claude Terrasse, Paris, Société d'éditions musicales, 1911.
- La Ballade du vieux marin (octobre 1893), traduit de l'anglais d’après The Rime of the Ancient Mariner de Coleridge, illustrations de Deslignères, Paris, Ronald Davies, 1921.
- Les Silènes (1900), traduction partielle de l'allemand de Sherze, Ironie, Satire par Christian Dietrich Grabbe, Papeete, Les Bibliophiles créoles [1926] — édition d'après la manuscrit appartenant à Guillaume Apollinaire [PDF]. Livre en ligne.
- La Dragonne, roman, préface de Jean Saltas, Paris, Éditions Gallimard - NRF, 1943.
- Ubu cocu, portrait d'Hermann-Paul, Paris/Genève, Éditions des Trois Collines, 1944.
- Œuvres complètes, 8 tomes, Monte Carlo/Lausanne, Éditions du Livre / Henri Kaeser, 1948.
- Olalla (1901), nouvelle de Stevenson traduit de l'anglais, préface de Maurice Saillet et Anne de Latis, Paris, Collège de 'Pataphysique, 1956.
- Saint-Brieuc des choux, textes inédits présentés par Maurice Saillet, Collection « La Grappe », Mercure de France, 1964 (ISBN 9782715204478) — manuscrit retrouvé en 1947 dans les anciens bureaux d'A. Vallette[31].
- La Chandelle verte. Lumières sur les choses de ce temps (août-septembre 1907), recueil préfacé et édité par Maurice Saillet, Paris, Le Livre de Poche, 1969.
- Œuvres complètes, collection Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard :
- tome I (1972), contient : Ontogénie - Les Minutes de sable mémorial - La Revanche de la nuit - César-Antéchrist - Ubu roi - Ubu enchaîné - Ubu cocu - Almanachs du Père Ubu - Ubu sur la Butte - Gestes et opinion du docteur Faustroll, pataphysicien - Les Jours et les nuits - L'Amour en visites - L'Autre Alceste - L'Amour absolu - Contribution à « L'Ymagier » et à « Perhindérion » - Textes critiques - Correspondance ;
- tome II (1987), contient : La Ballade du vieux marin - Les Silènes - Léda - Messaline - Olalla - Le Surmâle - La Chandelle verte - Poèmes - L'Objet aimé - Textes critiques et divers ;
- tome III (1988), contient : Pieter de Delft - Jef - Le Manoir enchanté - L'Amour maladroit - Le Bon Roi Dagobert - Par la taille - Le Moutardier du pape - La Papesse Jeanne - Pantagruel - La Dragonne - Albert Samain (souvenirs) - Correspondance.
- Œuvres complètes, Classiques Garnier, sous la direction d'Henri Béhar :
- tome I (2012), contient : Ontogénie - La Ballade du vieux marin - Textes critiques de jeunesse - L'Ymagier-Perhinderion - Textes poétiques de jeunesse.
- tome II (2012), contient : Les Minutes de sable mémorial - Ubu intime ou les Polyèdres - César-Antéchrist - L'Autre Alceste - Ubu roi - Ubu cocu - Autour d'Ubu - Les Jours et les nuits_._
- tome III (2013), contient : Gestes et opinion du docteur Faustroll, pataphysicien - Commentaire pour servir à la construction pratique de la machine à explorer le temps - L'Amour en visite - Almanach du Père Ubu illustré - L'Amour absolu - Les Silènes - Léda.
- tome IV (2016), contient : Ubu enchaîné - Almanach illustré du Père Ubu - La Chandelle verte - Textes critiques et divers - Le temps dans l'art.
- tome V (2020), contient : Messaline - Olalla - Le Surmâle - Pieter de Delft - Jef - Le Bon Roi Dagobert - Le Manoir enchanté - L'Amour maladroit - Derniers poèmes.
- tome VI (2022), contient : L'Objet aimé - Ubu sur la Butte - Par la taille - Le Moutardier du pape - Albert Samain (souvenirs) - La Dragonne - La Papesse Jeanne - Pantagruel.
De nombreux textes de Jarry sont parus dans des périodiques. Certains ont été réédités de son vivant sous la forme d'ouvrages (cf. plus haut), à partir des prépublications effectuées par le Mercure de France et La Revue Blanche. Une partie des articles avait été réunie par Jarry lui-même à partir de 1905-1906 pour un projet de livre qui fut édité en 1969 sous le titre prévu par l'auteur, La Chandelle verte_, par Maurice Saillet_.
- L'Écho de Paris, supplément littéraire illustré — de mars à août 1893[32].
- L'Art littéraire — décembre 1893 à octobre 1894[33].
- Les Essais d’art libre — février à juillet 1894.
- Le Mercure de France — juillet 1894 à février 1899.
- L'Ymagier — octobre 1894 à juillet 1895.
- Perhinderion, revue d'A. Jarry, ill. d'Émile Bernard — mars et juin 1896.
- Le Livre d’art, dirigée par Maurice Dumont et Paul Fort — mars et mai 1896
- La Revue blanche — du 1er mai 1896 à avril 1903.
- Don Juan, du 10 octobre au 28 novembre 1897[34].
- La Revue d’art dramatique[Quand ?]
- L’Omnibus de Corinthe — no 5 d'octobre 1897.
- La Renaissance latine, dir. Binet-Valmer — novembre et décembre 1902[35].
- La Plume, dir. Karl Boès — janvier 1903 à janvier 1904.
- Le Canard sauvage, dir. par Edmond Chatenay — mars à octobre 1903[36].
- L'Œil — mai à juillet 1903[37].
- Le Festin d'Ésope, dir. Guillaume Apollinaire — décembre 1903.
- Le Figaro — juillet et août 1904.
- Poesia, fondée par F. T. Marinetti — mai et septembre 1905.
- Vers et prose, dir. Paul Valéry et Paul Fort — mars et avril 1906.
La date de création renvoie à la première mise en scène mondiale.
- Ubu roi, compagnie du théâtre de l'Œuvre, Nouveau-Théâtre, 10 décembre 1896.
- Ubu roi, compagnie du théâtre des Pantins, atelier de Claude Terrasse, 20 janvier 1898.
- Ubu sur la Butte, au cabaret des Quat'z'Arts, 1901.
- Ubu enchaîné, par la Compagnie du diable écarlate, décors de Max Ernst (1937).
- L’Objet aimé, pastorale en un acte, écrite vers 1903, créée en 1937, Compagnie du diable écarlate, décors de Jean Effel ; texte publié chez Arcanes en 1953.
- Pieter de Delft, opéra-comique (1974).
- Jef, théâtre (1974).
- Le Manoir enchanté, opérette bouffe écrite en 1905, créée en 1974.
- L’Amour maladroit, opérette (1974).
- Le Bon Roi Dagobert, opérette bouffe (1974).
- Léda, opérette bouffe (1981).
Michel Arrivé a établi en 1968 la liste des productions graphiques de Jarry[38].

Les « palotins », in: Les minutes de sable mémorial, bois gravé par Jarry (1894).
A. Jarry : Le Crocodile aux phantasmes, huile sur carton (1894)- [
](/wiki/Fichier:Sainte%5FGertrude%5F%28Alfred%5FJarry%29.jpg "Alfred Jarry : Sainte Gertrude, gravure sur bois signée de son pseudonyme Alain Jans[39] parue dans L'Ymagier (1895).")
Alfred Jarry : Sainte Gertrude, gravure sur bois signée de son pseudonyme Alain Jans[39] parue dans L'Ymagier (1895). 
Véritable portrait de Monsieur Ubu au ventre orné de sa célèbre Gidouille , bois gravé par Alfred Jarry (1896).
Répertoire des pantins. Ouverture d'Ubu roi, lithographie par A. Jarry (1898).
De par ses productions destinées à la scène, Jarry fait partie de l'avant-garde théâtrale. Son influence est grande sur le théâtre de l'absurde. Roger Vitrac, Antonin Artaud et Robert Aron, avec l’aide matérielle du Dr René Allendy, psychiatre et psychanalyste, qui est le médecin d'Artaud, fondent en 1926 le Théâtre Alfred Jarry, qui vivra trois ans, jusqu'en 1929[40]. Par ailleurs, le marchand d'art Ambroise Vollard entame dès 1917 une suite littéraire au Père Ubu.
C'est Jacques Vaché qui parle à André Breton de Jarry pour la première fois en janvier 1916. De fait, dès les années 1920, le groupe des premiers surréalistes le considère comme un précurseur[41].
André Gide, sans changer son nom, en fait un personnage des Faux-monnayeurs (1925)[42].
Le 10 juin 1940, André Breton le fait figurer dans la première édition de son Anthologie de l'humour noir.
La ’Pataphysique, notion à laquelle Jarry consacre le chapitre VIII (intitulé « Définition ») du livre II (« Éléments de pataphysique ») des Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, sera promue par le Collège de ’Pataphysique, créé en 1948, à Paris.
En 1951, la Gaberbocchus Press, sous l'impulsion de Barbara Wright, fait paraître à Londres une première traduction de Jarry en anglais, celle d'Ubu Roi[43].
Une sculpture intitulée Alfred Jarry d'Ossip Zadkine (1966) a été inaugurée sur le parvis des droits de l'homme, dans sa ville natale de Laval.
En 1971, Robert Charlebois a mis le poème « Décochons des traits » en musique dans la chanson Terre-Love (album Le Mont Athos) pour laquelle Jarry est inscrit comme co-auteur[44],[45].
En mai 1972, Jarry fait son entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade.
En 1975, le groupe de rock avant-gardiste Pere Ubu est créé à Cleveland en hommage au personnage inventé par Jarry[46].
Une salle de l’université Rennes-II porte son nom, ainsi que la salle rennaise de spectacle L'Ubu, située quasiment en face du lycée un temps fréquenté par Jarry, où son professeur Félix-Frédéric Hébert a inspiré à ses élèves le personnage Ubu.
Le jeu vidéo Les Chevaliers de Baphomet (1996) lui fait référence à quelques reprises : le personnage Nicole Collard habite « rue Jarry » et Georges se rend à l'« hôtel Ubu » ainsi qu'au « café de la chandelle verte ».
De janvier à août 2020, la Morgan Library and Museum (New York) montre une exposition intitulée Alfred Jarry: The Carnival of Being, présentant des documents rarissimes de la main de Jarry issus de la collection Robert J. et Linda Klieger Stillman[47].
Au début des années 2020, un libraire parisien, Bruno Sepulchre, parvient à récupérer les bois, planchers, lambris et fenêtres qui constituaient le dernier logis de Jarry, situé au 7 de la rue Cassette : un studio de 25 m2, avec seulement 1,70 mètre sous plafond, promis à la démolition[48].
Il existe de nombreux portraits d'Alfred Jarry composés par des artistes de son vivant :
- portrait dessiné par Eric Forbes-Robertson (juin 1894) à Pont-Aven[49].
- portrait dessiné (1896) par Lucien Lantier[50] ;
- portrait peint (1896 ?) par le Douanier Rousseau (perdu)[51] ;
- portrait peint (1897) par Augustin Grass-Mick (1873-1963)[52] ;
- dessin crayonné (1897) par Frédéric-Auguste Cazals, dédicacé[53],[54] ;
- Jarry marionnettiste par Édouard Couturier, publié dans La Critique, 20 janvier 1899 ;
- portrait par Hermann-Paul, dédicacé, qui appartenait à la collection personnelle de Picasso[55] ;
- portrait, gravure sur bois, par Félix Vallotton (La Revue blanche, janvier-avril 1901) ;
- portrait, dessin à la plume, par Jules-Léon Perrichon[56].
- portrait, dessin au crayon de Pablo Picasso, sans date[57].
- Musique pour les soupers du Roi Ubu de Bernd Alois Zimmermann (1962 - 1966).
- Ubu, chanson de Jean-Roger Caussimon (1975).
- Ubu, chanson de Dick Annegarn.
- Ubu Roi, opéra de Krzysztof Penderecki (1991).
- ↑ Alfred Jarry, Tout Ubu, Paris, Le Livre de Poche, 1975 (ISBN 978-2-253-00544-5), p. 9.
- ↑ Le « 8 septembre 1873, à cinq heures du matin, naissance à Laval d'Alfred Henri Jarry, fils d'Anselme Jarry, négociant, et de sa femme Caroline, née Quernest. Ce même jour, Alfred Jarry est ondoyé par Félix Hélie, vicaire de la paroisse de la Trinité. (ibid.) »
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- ↑ Bien qu'elle n'ait jamais été renouvelée, la concession n'a pas été reprise et les restes d'Alfred Jarry n'ont en conséquence pas été relevés. Voir l'article de Philippe Landru et la photographie de la sépulture sur le site Cimetières de France et d'Ailleurs.
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- Julien Bielka, JaJa : Alfred Jarry et le Japon. Tokyo, J. Bielka, 2021, (ISBN 9798709206397).
- (de) Riewert Ehrich, Individuation und Okkultismus im Romanwerk Alfred Jarrys, Munich, Fink, 1988.
- Alfred Jarry et les arts, actes du colloque international tenu à Laval les 30 et 31 mars 2007.
- Alfred Jarry du manuscrit à la typographie, SAAJ & Du Lérot éditeur, Paris & Tusson, actes du colloque international à Reims les 21 et 22 février 2014.
- Ubu roi, adaptation télévisée intégrale de la pièce par Jean-Christophe Averty (1965), réédité en DVD par Universal en 2007 (accompagné de Un siècle d'écrivain : Alfred Jarry, réalisé par J.-C. Averty, 1995).
- Ubu enchaîné, adaptation télévisée de la pièce par Jean-Christophe Averty (2e chaîne couleur ORTF, 1971), édité en DVD par l'INA en 2010 (accompagné d'un avant-programme Grand Public : Alfred Jarry sur la pièce et la vie de l'auteur, présenté par Guy Grosso et Michel Modo avec Noël Arnaud, réalisé par J.-C. Averty, 1971).
- Ubu roi, musique de scène d'Émile Goué composée en détention à l'Oflag XB.
- Manuscrits d'Alfred Jarry numérisés par la bibliothèque littéraire Jacques Doucet.
- Site officiel de La Société des amis d'Alfred Jarry.
- Alfred Jarry sur UbuWeb
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