Jacques Chessex (original) (raw)

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Jacques Chessex en septembre 2009 à Lausanne

Données clés

Naissance 1er mars 1934 Payerne, Canton de Vaud, Suisse
Décès 9 octobre 2009 (à 75 ans) Yverdon-les-Bains, Canton de Vaud, Suisse
Activité principale Écrivain, peintre, enseignant
Distinctions Prix Schiller (1963)Prix Alpes-Jura (1972)Prix Goncourt (1973)Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises (1983)Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres (1984)Prix Mallarmé (1992)Grand prix de la Fondation vaudoise pour la culture (1992)Prix de la langue française (1999)Chevalier de la Légion d'honneur (2002)Prix Goncourt de la poésie (2004)Grand prix Jean-Giono (2007)Prix Sade (2010)
Famille Luc Chessex (cousin)

Auteur

Langue d’écriture Français
Genres Roman, poésie, essai

Œuvres principales

Signature de Jacques Chessex

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Jacques Chessex, né le 1er mars 1934 à Payerne et mort le 9 octobre 2009[1] à Yverdon-les-Bains, est un écrivain, poète et peintre suisse de langue française. Il est le seul écrivain suisse ayant reçu le prix Goncourt[2], mais également le prix Goncourt de la poésie en 2004.

Jacques Chessex est le fils de Pierre Chessex, étymologiste, linguiste, directeur d'établissement secondaire et écrivain vaudois. Son grand-père, Albert Chessex, également enseignant, était quant à lui un fin commentateur des patois romands, au sujet desquels il co-anima une émission radiophonique jusqu'au milieu des années 1970. Jacques Chessex fait ses études à Fribourg, puis à Lausanne, où il a pour professeur Jacques Mercanton, qui l’encourage dans sa vocation littéraire et à qui il voue, d’abord, un véritable culte[3]. Il entreprend à Lausanne des études de lettres et rédige un mémoire sur Francis Ponge. Il s'oriente ensuite vers l'enseignement du français et du latin, mais écrit dès son plus jeune âge de la poésie. Il publie en 1954 un premier recueil Le Jour proche, bientôt suivi de trois autres volumes : Chant de printemps, Une voix la Nuit, Batailles dans l'air.

En 1956, Pierre, son père, se suicide. La suite de son œuvre tirera alors l’essentiel de sa dramaturgie et de sa thématique d’un scénario existentiel marqué par le départ subit de ce père sévère, mais aimé. Lauréat du prix Goncourt en 1973 pour son roman L'Ogre, l'écrivain occupe alors une position majeure dans la littérature romande. Se plaçant clairement dans une tradition littéraire vaudoise et romande, Jacques Chessex entretient des liens étroits avec Paris (chroniqueur de La Nouvelle Revue française, membre correspondant[4] de l'Académie Goncourt. Poète réputé, il reçoit le prix Mallarmé 1992 pour son recueil Les Aveugles du seul regard.

Une exposition lui étant consacrée a eu lieu en 2004 à la Bibliothèque nationale suisse à Berne. Intitulée « Il y a moins de mort lorsqu'il y a plus d'art » celle-ci fut constituée de sept parties : les écrits autobiographiques « Autographe », le thème de l'absolu et de la religion « Métaphysique », de la femme et de l'érotisme « Féminaire », l'attachement à « La Suisse romande » et à « La France », la fascination pour la nature et les animaux « Bestiaire », enfin les textes consacrés aux peintres ou écrits en collaboration avec eux « Peintres ».

Fait chevalier de la Légion d'honneur à Berne, le 18 septembre 2002, Jacques Chessex, également membre du jury du prix Médicis depuis 1996, reçoit en 2003 le grand prix de la langue française pour l'ensemble de son œuvre et le grand prix du rayonnement français de l'Académie française. En 2004, Jacques Chessex reçoit la Bourse Goncourt Poésie attribuée par l'Académie Goncourt.

Alors qu'il participe à une conférence à la bibliothèque publique d'Yverdon-les-Bains[5] au sujet de l'adaptation théâtrale de son roman la Confession du pasteur Burg, Jacques Chessex meurt subitement le vendredi 9 octobre 2009, à l'âge de 75 ans, des suites d'un malaise cardiaque[1] alors qu'il répondait à une personne « qui lui reprochait avec véhémence son soutien public à l'affaire Roman Polanski[6],[7],[8] ».

Après avoir reposé à la chapelle Saint-Roch à Lausanne, les obsèques eurent lieu le 14 octobre 2009 à la cathédrale de Lausanne, où environ 600 personnes lui ont rendu un dernier hommage. Parmi les personnalités publiques, figuraient notamment Jérôme Garcin, qui a prononcé un éloge funèbre, Marcel Imsand, Pietro Sarto, Freddy Buache, Lionel Baier, Michel Thévoz, Jean Romain. Il fut ensuite inhumé le même jour, dans l'intimité, au cimetière de Ropraz, qui fait face à la maison où il habitait depuis 1978[9].

Le fonds d'archives de Jacques Chessex se trouve aux Archives littéraires suisses à Berne.

Jacques Chessex en 1991.

Jacques Chessex a publié des textes et des poèmes dans les revues suivantes :

« On voit moins les morts lorsqu'il y a plus d'art »

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Les informations figurant dans cet article ou cette section doivent être reliées aux sources mentionnées dans les sections « Bibliographie », « Sources » ou « Liens externes » (août 2022).

  1. a et b « Jacques Chessex est décédé », sur 24heures.ch via Wikiwix (consulté le 16 octobre 2023).
  2. « Décès du romancier Jacques Chessex, le Goncourt suisse » Aujourd'hui en France le 9 octobre 2009
  3. Jacques Chessex, Les saintes écritures : critique, Lausanne, Paris, l'âge d'homme, 1985, 224 p. (ISBN 978-2-8251-2504-5, lire en ligne).
  4. Lisbeth Koutchoumoff Arman, « Jacques Chessex, Janus des lettres romandes », Le Temps,‎ 20 février 2015 (lire en ligne, consulté le 5 septembre 2020).
  5. « Jacques Chessex : mort parmi les livres » de Patricia Gnasso pour Le Matin du 9 octobre 2009
  6. « Jacques Chessex, mort sur scène » de Sophie Anmuth pour L'Express le 12 octobre 2009
  7. « Jacques Chessex : un homme d’une grande écoute » Frédéric Ravussin et François Barras La Tribune de Genève le 12 octobre 2009
  8. Le dernier jour de M. Chessex par Jérôme Garcin
  9. Jacques Chessex: dernier hommage à Lausanne, Radio télévision suisse, 14 octobre 2009
  10. Archives des nominations et promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres.

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