Jean-Marie Perrot (original) (raw)
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L'abbé Jean-Marie Perrot, en breton Yann-Vari Perrot, né le 3 septembre 1877 à Plouarzel et mort le 12 décembre 1943 à Scrignac est un prêtre catholique français et militant culturel breton.
Il est tué par un membre de l'organisation spéciale du Parti communiste français qui l'accusait de collaboration avec l'Allemagne nazie[1].
Il est un des acteurs de premier plan du mouvement breton dès le début du XXe siècle, notamment via l'association culturelle catholique Bleun-Brug qu'il créé en 1905.
Jean-Marie Perrot est élevé dans une famille de paysans parlant le breton[2].
Il écrit régulièrement dans Feiz ha Breiz[3].
Après une année passée à Brest au sein du 19e régiment d’infanterie, il entre en 1899 au Grand Séminaire de Quimper, où il se fait l'apôtre de la langue et de la culture de son pays breton auprès de ses confrères séminaristes, notamment en relançant l'Académie bretonne (ou Kenvreuriez ar Brezoneg) fondée quelques années plus tôt pour y défendre et enseigner la langue et l'histoire de la Bretagne[4].
Il est ordonné prêtre le 25 juillet 1903[5] et reçoit sa nomination officielle comme vicaire à Saint-Vougay[3]. Il est très marqué par l'interdiction faite au clergé de prêcher en breton puis par les lois de séparation[3].
Il monte une troupe de théâtre en breton qui joue des pièces hagiographiques ou historiques[3].
Il fonde 1905 l'association Bleun-Brug[3],[6].
En 1906 Jean-Marie Perrot lance un concours dans le journal Le Courrier du Finistère pour recueillir directement auprès des chanteurs et conteurs des textes issus de la tradition orale du pays de Léon. Ce fonds important (964 pièces) n'a fait l'objet d'une publication complète qu'en 2013 sous le nom de Barzaz Bro Leon[7].
Il est en 1922 vicaire à Plouguerneau[8].
En 1930, il est nommé recteur de Scrignac[3].
À partir de 1932, son secrétaire est Herry Caouissin[9].
En 1938, Jean-Marie Perrot témoigne en faveur de militants nationalistes bretons inculpés pour détérioration de biens publics, après avoir peint des slogans sur les murs des préfectures pour dénoncer « la guerre en faveur des Tchèques » lors de la crise des Sudètes[10].
Selon Célestin Lainé, l'Abbé Perrot lui avait donné la clé du jardin de l'abbaye pour y déposer des armes issue du débarquement de Plestin[11].
Pendant l'occupation, l'abbé Perrot reçoit régulièrement les nationalistes bretons les plus compromis avec l'occupant allemand[12]. En novembre 1940, il reçoit également la visite de Joseph Otto Plassmann, directeur du « bureau II des questions raciales de la SS » et chargé par Himmler « de mener des investigations approfondies sur place afin de brosser un tableau précis de la situation ethnique en Bretagne ainsi que de l'état du Mouvement autonomiste breton », puis en août 1942 celle de François Debeauvais accompagné d'un officier du Sicherheitsdienst de Rennes à qui l'Abbé « fait forte impression. »[13]. Il donne par ailleurs l’hospitalité aux Jeunes des Bagadou Stourm — service d'ordre du PNB — qui manœuvraient dans le Finistère et dont les deux chefs, Yann Goulet et L’Haridon, avaient été arrêtés par la police française avant d'être relâchés par les Allemands. Selon Kristian Hamon, « dans cette commune, connue avant-guerre pour ses sympathies communistes, il est à craindre que ces visites ne soient de plus en plus mal perçues. »[12].
Pendant la guerre, le recteur de Scrignac continue à faire paraître Feiz ha Breiz. Dès 1940, il y publie un article à l'occasion des 700 ans de l'expulsion des Juifs par le duc de Bretagne Jean Le Roux, en 1240, article dans lequel il rappelle la législation édictée par le duc à l'égard des Juifs (alors que le statut des juifs vient d'être instauré par l'État Français) : une série de mesures discriminatoires qui s'achèvent par ces mots : « Nul ne doit être accusé ou traîné en justice pour les Juifs tués... ». L'abbé Perrot conclut en écrivant : « Setu dres ar pez a glasker ober d'ezo adarre breman, eun tamm, e holl broiou an Europ .. » qui se traduit par « Voilà précisément ce qu'on tente de leur faire à nouveau maintenant, sans exception, dans tous les pays d'Europe. »[14].
Cependant, l'abbé Perrot condamne toujours fermement le paganisme chez les nazis, comme le montrent, entre autres exemples, ses débats avec Olier Mordrel[15]. Jean-Marie Perrot est très ferme dans une lettre à une paroissienne écrite le 29 septembre 1943, peu avant son assassinat :
« J'ai l'honneur de vous faire savoir que le PNB dirigé, par M. Raymond Delaporte, est un parti qui n'a été et ne peut être, tant qu'il se maintiendra dans la voie qu'il suit maintenant, condamné par l'autorité ecclésiastique. Il n'en est pas de même de certains autres mouvements bretons tels que le groupement dit « Service spécial », dirigé par M. Célestin Lainé, de Ploudalmézeau, qui est nettement néo-païen, et le groupement Nemeton qui rêve de ressusciter la religion celtique. Ces groupements sont à fuir comme la peste. Vous me demandez ensuite s'il est permis de sympathiser avec les Allemands. Cela va sans dire puisque notre religion nous ordonne d'aimer même nos ennemis (le cardinal Baudrillart, qui était une autorité, prêchait la collaboration avec l'Allemagne). Néanmoins, il ne faut pas oublier qu'il y a Allemands et Allemands et que les Nazis sont des néo-païens dont il faut rejeter les doctrines parce que destructrices de tout l'ordre chrétien[16]. »
Dans une lettre adressée en mars 1943 à Yann Fouéré, il s'en prend en revanche aux jeunes de la commune qui refusent le recensement au STO : « Il faut d'autant plus s'occuper de nos jeunes qu'un vent de communisme souffle en ce moment violemment sur leur tête (...) n'est-il pas temps de protéger sérieusement nos magistrats contre cette bande d'énergumènes qui n'écoutent que la radio de Londres ? »[17] L'abbé soutient par ailleurs l'invasion de l'Union soviétique et exalte dans un article de juillet 1943 « Les jeunes dans la fleur de l'âge qui sont allés donner la main aux Allemands pour se battre contre les sauvages de l'Est »[18].
L'abbé Perrot aurait aussi caché plusieurs aviateurs alliés, selon une déclaration citée dans l'ouvrage de Jean-Jacques Monnier Résistance et conscience bretonne[19]. A contrario, Kristian Hamon cite[20] un exemple d'une de ces lettres de dénonciation de ses paroissiens. D'après Hamon, qui a retrouvé le dossier, un jeune breton, interprète au SD de Quimper sous l'occupation, révèle lors de son interrogatoire comment procédaient les informateurs des Allemands pour communiquer leurs informations au SD. Parmi ceux-ci, de nombreux membres du PNB. Cet interprète (PV du 11/9/1944) cite les noms de Bricler, d'un « barde » de Carhaix, d'un instituteur révoqué de Quimper et du curé de Scrignac[21].
Le 7 août 1943, des manœuvres des Bagadoù Stourm se terminent à Scrignac[22].
Pendant 39-45, il se distingue par des prêches anticommunistes qui heurtent à Scrignac où la Résistance et les francs-tireurs partisans comptent de nombreux soutiens. Ses positions radicales et sa proximité avec le Parti nationaliste breton ou les régionalistes de Yann Fouéré - engagés dans la collaboration - en font une cible symbolique pour la Résistance. Il est tué le 12 décembre 1943[3].
L'abbé Perrot est abattu le 12 décembre 1943 par Jean Thépaut, résistant membre de l'Organisation spéciale du PCF de Scaër, membre du maquis de Saint-Goazec, pour certains auteurs sur l'ordre du Bureau central de renseignements et d'action de Londres[23]. Le colonel Rémy et le colonel Passy (chef du BCRA) démentiront tous les deux toute implication du BCRA dans cette affaire[24]. Concernant les raisons de cette exécution, la polémique n'est pas close : a été évoquée la publication dans sa revue Feiz ha Breiz d'un article sur Katyń mais également sa collaboration avec l'occupant et des soupçons de délation[25]. « Après-guerre, Joseph Martray déclara que Perrot recevait beaucoup trop de monde chez lui : "Il a été exécuté à cause de ses imprudences" »[26].
Ces différences d'interprétations varient selon que l'on condamne cette exécution, que l'on en fasse un acte criminel partisan ou un acte de résistance. Pour Yvon Tranvouez « …de toute évidence, c’est bien parce que l’abbé Perrot occupait une place centrale, au double sens du terme, c’est-à-dire à la fois moyenne et forte, au sein du mouvement breton, qu’il s'est trouvé visé (…) L'abbé Perrot ne pouvait pas imaginer une Bretagne qui ne fût pas catholique. (…) Or, derrière le conflit des nations, il apercevait une « guerre civile européenne », pour parler comme l'historien allemand Ernst Nolte. (…) l'abbé Perrot condamnait également le nazisme païen et le communisme athée. Mais sans doute les circonstances l'ont-elles amené à penser que s'il ne fallait rien céder au premier, le danger principal venait du second (…) comme le cardinal Baudrillart, l'abbé Perrot fait partie de ces « nouveaux croisés » (…) qui, par phobie du communisme, ont été conduits à admettre la logique de la collaboration avec l'Allemagne, conçue conjoncturellement comme un moindre mal. Ce n'est donc pas, me semble-t-il, son nationalisme breton qui l'a conduit à cette extrémité et à ses conséquences fatales, mais plutôt son anticommunisme catholique, rigide et intransigeant. Au cœur du Léon, il ne lui en eût vraisemblablement rien coûté : à Scrignac, c'était suicidaire. »[27]. Pour Philippe Bourdrel, l'anticommunisme et l'antisoviétisme des articles publiés dans Feiz ha Breiz le placent, qu'il le veuille ou non, dans le camp collaborationniste[28].
Les obsèques de l'abbé Perrot ont lieu à Scrignac le 15 décembre, en présence « du ban et de l'arrière-ban du mouvement breton »[29] mais en l'absence de la plupart des habitants du village. Après l'oraison funèbre prononcée par Adolphe Duparc, évêque de Quimper, Célestin Lainé rend hommage à l'abbé « à la manière des anciens celtes » en passant une branche d'if au-dessus de son corps[30] puis déclare « La guerre est déclarée entre les ennemis de la Bretagne et nous. Ils ont tiré les premiers. Maintenant nous allons prendre les armes. Nous sommes prêts[31]. »
L'abbé Perrot repose à la chapelle de Koat-Keo, à Scrignac. La mémoire de Jean-Marie Perrot est toujours célébrée, notamment le Lundi de Pâques[32].
Après la mort de l'abbé Perrot, Célestin Lainé donne le nom de Bezen Perrot une unité paramilitaire nationaliste bretonne faisant partie du Sicherheitsdienst[33].
Sa tombe à Koat-Keo est profanée à plusieurs reprises[32]. Au début des années 1980, une croix est détruite, entrainant en réaction en octobre 1983 un attentat signé du Front de libération de la Bretagne contre le monument aux morts de Scrignac[34]. Sa tombe est de nouveau profanée en avril 2018[35].
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- Le résistant Fañch Gourvil[36] en 1990 : « L'abbé Perrot était bien connu pour ses attaches avec les Breiz Atao qui eux-mêmes… De là à en conclure, après la seconde arrestation de D., qu'il en portait la responsabilité, il n'y avait pas loin… En réalité, l'abbé, la bonté même, était bien incapable de nuire, même à un ennemi politique. Malheureusement, il avait des familiers, que vous connaissez aussi bien que moi et auxquels, fort innocemment, il avait dû rapporter le fait incriminé, lequel fut joint à d'autres concernant (…) le tout fut transmis à Quimper et enregistré, dans l'ordre, par celui qui, dans cette ville, centralisait les renseignements susceptibles d'intéresser à quelque titre la Gestapo. La Résistance locale, à Scrignac, fut sans doute mise au courant du passage concernant D. dans cette liste. À la suite de quoi, le pauvre recteur « paya de sa vie » une dénonciation dont il n'était pas l'auteur. »
- L'abbé Henri Poisson affirme dans son livre : « L’assassinat de l’abbé Jean-Marie Perrot, le 12 décembre 1943, plus connu, et à qui on ne pouvait reprocher que son ardente fidélité à la Bretagne, constitue un crime odieux et ne peut s’expliquer que par le régime d’anarchie et de totalitarisme qui fut la marque de cette période. »
- « L'abbé Perrot aurait critiqué l'exécution d'officiers de l'Armée polonaise à Katyn par les soviétiques, dans le cadre de l'accord germano-soviétique en cours alors, ce qui aurait fortement déplu à certains militants du PCF. » En effet, en juin 1943, l'abbé Perrot avait écrit dans sa revue Feiz ha Breiz un article intitulé Karnel Katyn (« Le charnier de Katyn »), dans lequel il promet aux Bretons le même sort que les Polonais si les Soviétiques remportent la guerre : « Les bois profonds de notre Bretagne, Le Cranou, Quénécan, qui deviendraient les Katyn de notre pays : des charniers d'humains, tués comme des bêtes, par les valets des bolcheviques, les communistes ! »[37].
- Gwerz hag istor Koatkeo, Saint-Pol-de-Léon, Feiz ha Breiz, 1933, 23 p.
- Buez ar zent, Morlaix, Ar Gwaziou, 1911, 917 p.
- Bue ar Zent, pour le diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, avec Erwan ar Moal, Morlaix, Ar Gwaziou, 1912, 955 p.
- Alanik al Louarn. Pe "n'euz den fin n'en deuz e goulz". Pez c'hoari plijadurus rimet e daou Arvest, Brest, Moullerez "Ar c'hourrier", 1905, 104 p. Adaptation en vers de la "Farce de maître Pathelin".
- Ar C'hornandoned (Les Korrigans), Rennes, Imprimerie Simon, 1907, 42 p.
- Dragon Sant Paol (Le dragon de saint Paul Aurélien), drame en trois actes et en vers, Rennes, Imprimerie Simon, 1907, 95 p.
- Dizro an dianket Keriolet, traduction de Le converti de Notre-Dame écrit par Joseph Le Bayon, Rennes, Imprimerie Simon, 1908, 15 p.
- Mouez ar goad, traduction de La voix du sang écrit par Joseph Le Bayon, Quimper, Le Goaziou, 1912, 173 p.
- An Aotrou Kerlaban, Brest, Moullerez ru ar C'hastell, 1922, 46 p., adaptation de la pièce de Molière Monsieur de Pourceaugnac.
- Eun Nozveziad reo gwenn, de R. G. Berry, traduit du gallois au breton par Y.-V. Perrot et Geraint Dyfnallt Owen, Brest, Moullerez ru ar C'hastell, 1922, 18 p.
- Yann Landevenneg, traduction de Jean de Landévennec écrit par François Cornou, Brest, Presse Libérale, 1924, 151 p.
- E-tal ar poull, Brest, Moullerez ru ar C'hastell, 1928, 16 p., adaptation de La Farce du Cuvier.
- En o eil bugaleach, de R. G. Berry, traduit du gallois au breton par Y.-V. Perrot et Geraint Dyfnallt Owen, Brest, Moullerez ru ar C'hastell, 1928, 22 p.
- Ar Vamm, traduction de Y Vam de Betty Eynon Davies et Kate Roberts, traduit du gallois au breton par Y.-V. Perrot et Meirion Dyfnallt Owen, Saint-Pol-de-Léon, éd. d’Arvor, 1935, 23 p.
- Nonik, ar filouter fin. Adaptation des Fourberies de Scapin de Molière.
- Barzaz Bro-Leon : une expérience inédite de collecte en Bretagne, édition critique par Éva Guillorel, Rennes, Presses universitaires de Rennes ; Brest, Centre de recherche bretonne et celtique, 2012, 605 p, (ISBN 978-2-7535-2244-2)
- ↑ Thierry Guidet, Qui a tué Yann-Vari Perrot ?, nouvelle édition revue et mise à jour, 2002, Coop Breizh, p. 85 et suivantes.
- ↑ « Abbé Henri Poisson. L'abbé Jean-Marie Perrot, fondateur du Bleun-Brug (1877-1943). Préface de M. le Chanoine Falc'hun, professeur à l'Université de Rennes », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 62, no 1, 1955, p. 218–220 (lire en ligne, consulté le 19 décembre 2025)
- ↑ a b c d e f g et h « L'abbé Perrot, une personnalité controversée », sur Le Télégramme, 9 juin 2013 (consulté le 30 décembre 2025)
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- ↑ Simon 1998, p. 24-43.
- ↑ « Fortunes d’archives [2] : le cahier de Jeanne Drévillon dans le fonds du Barzaz Bro-Leon ».
- ↑ https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/004a1590489
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- ↑ Georges Cadiou, L'Hermine et la Croix gammée. Le mouvement breton et la Collaboration, Éditions Mango, Paris, 2001 (réed. 2006), p. 297.
- ↑ Hamon 2004, p. 37-38.
- ↑ a et b Hamon 2004, p. 41.
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- ↑ (br) Abbé Perrot, Feiz ha Breizh, décembre 1940.
- ↑ Voir au § citations la lettre à une paroissienne de 1943.
- ↑ Yann-Vari Perrot, par Henri Poisson, réédition Celtics Chadenn, 2006.
- ↑ Cité par Hamon 2004, p. 43.
- ↑ « An harlu » (« l'exil »), in Feiz Ha Breiz, juillet 1943.
- ↑ L'abbé Aimé Le Breton affirme dans son témoignage qu'il a dîné en compagnie d'Anglais dans le presbytère de Scrignac pendant la guerre en tant qu'agent de liaison des maquis. réf. : Blaz Produktion "A-hed ar C'hantved, Tud Breizh Izel », « VII Treger-Goueloù, eus an eil brezel d'egile » , 2004, enregistré le 1er décembre 1998.
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- ↑ Françoise Morvan, « Qui a tué l'abbé Perrot ? » in Miliciens contre maquisards. Enquête sur un épisode de la Résistance en Centre-Bretagne, Éd. Ouest-France, 2010, p. 201-206. À partir de différents témoignages d'anciens membres de la résistance, Thierry Guidet met en doute cette hypothèse, sans la condamner définitivement. Voir « L'ombre des services gaullistes » in Qui a tué Yann-Vari Perrot, Coop Breizh, 1997, p. 81-89.
- ↑ « Le BCRA a-t-il vraiment ordonné l'exécution de l'abbé Yann-Vari Perrot ? - Ar Gedour », sur www.argedour.bzh (consulté le 2 janvier 2018).
- ↑ Déclarations d'un traducteur de l'Abwehr note 13.
- ↑ Déposition de Joseph Martray, 20 février 1946, Institut de Documentation Bretonne et Européenne, carton « Documents La Bretagne-Fréville », cité par Sébastien Carney, Breiz Atao !, Presses universitaires de Rennes, 2015, p. 510 (ISBN 978-2-7535-4289-1).
- ↑ Yvon Tranvouez, Catholiques en Bretagne au XXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006, p. 56 (ISBN 2-753-5031-84).
- ↑ Philippe Bourdrel, La grande débâcle de la Collaboration, Paris, Le Cherche-Midi, coll. « Documents », 2006 (ISBN 2-749-1054-8X).
- ↑ Georges Cadiou, L'hermine et la croix gammée…, p. 294.
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- ↑ Georges Cadiou, L'hermine et la croix gammée…, p. 295.
- ↑ a et b « Scrignac. La tombe de l'abbé Perrot profanée », sur Le Télégramme, 4 avril 2018 (consulté le 31 août 2025)
- ↑ https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/recit-qui-etait-labbe-perrot-ce-militant-nationaliste-breton-abattu-par-la-resistance-en-1943-5715528c-95de-11ee-b5ab-4c9dbbc4ce19
- ↑ Henry et Lagadec 2008, p. 275
- ↑ « Près de Carhaix. La tombe de l'abbé Perrot profanée à Scrignac », dans Ouest-France, le 2 avril 2018, consulté sur www.ouest-france.fr le 3 avril 2018.
- ↑ cité par Hamon 2004.
- ↑ cité par Hamon 2004, p. 44.
- Henri Poisson, L'abbé Jean-Marie Perrot fondateur du Bleun-Brug (1877-1943), préface de François Falc'hun, Rennes, Plihon éditeur, 1955.
- Henri Poisson, L'abbé Jean-Marie Perrot, fondateur du Bleun-Brug, réédition par l'Unvaniezh Koad-Kev, 1998.
- Henri Poisson, Yann-Vari Perrot : 1877-1943, réédition par Celtics chadenn, 2004 (ISBN 2-84722-059-3)
- Thierry Guidet, Qui a tué Yann-Vari Perrot ?, Spezet, éd. Coop Breizh, 1997, (ISBN 2-909924-84-X),
- Collectif, Bretagne et identités régionales pendant la Seconde Guerre mondiale (Actes du Colloque de l'université de Brest), 2001 (contribution d'Yvon Tranvouez.
- Henri Fréville, Archives secrètes de Bretagne 1940-1944, Rennes, éd. Ouest-France, 2004.
- Kristian Hamon, Le Bezen Perrot. 1944 : des nationalistes bretons sous l'uniforme allemand, Fouenant, Yoran Embanner, 2004, p.37-38..
- Jean-Jacques Monnier, Résistance et conscience bretonne, l'hermine contre la croix gammée, 1940-45, Fouenant, Yoran embanner, 2007, 400pp.
- Lionel Henry et Annick Lagadec, FLB-ARB L'histoire (1966-2005), Fouesnant, Yoran Embanner, août 2008, 396 p. (ISBN 978-2952144650).

- Youenn Caouissin, J'ai tant pleuré sur la Bretagne : vie de l'abbé Yann-Vari Perrot, Versailles, Via Romana, 2017.
- Youenn Caouissin (préf. Raymond Centène), Yann-Vari Perrot, une âme pour la Bretagne, Versailles, Via Romana, 2021, 342 p. (ISBN 978-2-37271-143-2).
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
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