Jim Harrison (original) (raw)

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Jim Harrison en 1981.

Données clés

Nom de naissance James Harrison
Naissance 11 décembre 1937 Grayling, Michigan, États-Unis
Décès 26 mars 2016 (à 78 ans) Patagonia, Arizona
Activité principale Romancier, nouvelliste, poète, essayiste
Ascendants Jamie Harrison
Conjoint Linda King Harrison

Auteur

Langue d’écriture anglais américain
Mouvement École du Montana, Nature writing (littérature des grands espaces)
Genres roman, nouvelle, poésie, essai, littérature d'enfance et de jeunesse, autobiographie

Œuvres principales

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James Harrison, dit Jim Harrison, est un écrivain, poète et essayiste américain, né le 11 décembre 1937 à Grayling (Michigan) et mort le 26 mars 2016 à Patagonia (Arizona).

La mère de Jim Harrison est d'origine suédoise. Son père est agent agricole, spécialisé dans la conservation des sols. L’enfant a trois ans lorsque la famille emménage dans la ville de Reed City (Michigan). À l'âge de sept ans, son œil gauche est accidentellement crevé au cours d'un jeu[1].

À 16 ans, il décide de devenir écrivain « de par [mes] convictions romantiques et le profond ennui que m’inspire le mode de vie de la bourgeoisie et de la classe moyenne ». Il quitte le Michigan pour vivre la grande aventure à Boston et à New York.

En 1960, à l'âge de 23 ans, il épouse Linda King. Ils ont deux filles, Jamie et Anna. Il obtient cette même année une licence de lettres. En 1962, son père et sa sœur Judith meurent dans un accident de circulation, percutés par la voiture d'un chauffard ivre. Harrison fait ses études à l'université d'État du Michigan où il obtient une licence (1960) puis un master (1964) en littérature comparée. En 1965, il est engagé comme assistant d'anglais à l'université d'État de New York à Stony Brook mais renonce rapidement à une carrière universitaire. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il rédige des articles de journaux et des scénarios, en même temps que sont publiés ses premiers romans et recueils de poèmes.

Ses premières influences sont Arthur Rimbaud, Richard Wright et Walt Whitman. Harrison étudie ensuite un grand nombre de poètes anglophones dont WB Yeats, Dylan Thomas, Robert Bly et Robert Duncan. Il dira plus tard avoir également été influencé par différents poètes étrangers, à savoir : les symbolistes français ; les poètes russes Georgy Ivanov et Vladimir Mayakovsky ; le poète allemand Rainer Maria Rilke et les poètes chinois de la dynastie Tang. Harrison était aussi un grand admirateur du poète français René Char.

En 1967, la famille retourne dans le Michigan pour s'installer dans une ferme sur les rives du Lake Leelanau. Thomas McGuane, qui travaille à l'écriture de scénarios pour Hollywood, lui présente Jack Nicholson, qui devient son ami et lui prête l'argent nécessaire pour qu'il puisse nourrir sa famille tout en se consacrant à l'écriture. Il entretient avec son ami Gérard Oberlé une correspondance qui sera publiée en partie dans Aventures d'un gourmand vagabond : le cuit et le cru (Raw and the Cooked : Adventures of a Roving Gourmand, 2001).

Une grande partie des écrits de Harrison a pour cadre des régions peu peuplées d'Amérique du Nord et de l'Ouest (les Sand Hills du Nebraska, la péninsule du Michigan, les montagnes du Montana et le long de la frontière Arizona-Mexique.

L’auteur partageait son temps entre le Michigan, le Montana et l'Arizona, selon les saisons.

Traduit en français d'abord par Serge Lentz, Marie-Hélène Dumas, Pierre-François Gorse et Sara Oudin, puis par Brice Matthieussent, il est publié dans vingt-trois langues à travers le monde[2].

Jim Harrison meurt d'une crise cardiaque le 26 mars 2016, à l'âge de 78 ans, dans sa maison de Patagonia, en Arizona[3].

Le 23 mars 2022 sort en salle le film-documentaire Seule la terre est éternelle réalisé par François Busnel et Adrien Soland. Jim Harrison, surnommé « le cyclope » y est décrit comme « un homme à bout de souffle, fumant cigarette sur cigarette ». Ce film testament[4] évoque le drame de la disparition accidentelle du père et de la sœur de l’écrivain, mais il est surtout axé sur les paysages américains et le rapport de M. Harrison avec la nature : « L'écriture et la pêche à la truite vont bien ensemble » dit ce dernier. À l'issue du tournage qui a duré trois semaines durant l'été 2015, un rendez-vous avait été fixé au printemps 2016 pour tourner des plans complémentaires, mais Jim Harrison meurt le 26 mars 2016.

L’œuvre de Jim Harrison a été publiée par de nombreuses revues et maisons d'édition de premier plan, dont The New Yorker, Esquire, Sports Illustrated, Rolling Stone, The New York Times Book Review. L’auteur a publié plusieurs recueils de nouvelles, dont deux ont été adaptés au cinéma : La Vengeance (1990) et Légendes d'automne (1994).

Après avoir publié plusieurs recueils de poésie, à partir du milieu des années 1960, dont un Retour en terre (1977), M. Harrison aborde progressivement le roman et la nouvelle, et devient l’un des principaux représentants du mouvement littéraire américain connu sous le nom de nature writing.

1978-1979, année de l'écriture de Légendes d'automne, marque son premier grand succès littéraire. Suivront ses œuvres les plus connues, dont Sorcier, Faux Soleil et Dalva.

À la fin des années 1980, il se lance, seul ou en collaboration, dans l'écriture de scénarios pour le cinéma hollywoodien :

  1. « Un accident malheureux où je perdis la vision de mon œil gauche lors d'une querelle avec une petite voisine », Jim Harrison, En marge, 10/18 no 3698, 2003, p. 32 (ISBN 2-264-03919-1).
  2. Jim Harrison, En marge, 10/18 no 3698, 2003, p. 164-165 (ISBN 2-264-03919-1).
  3. Macha Séry, « L’écrivain américain Jim Harrison est mort », Le Monde, 27 mars 2016.
  4. « François Busnel », sur 2019.festival-lumiere.org (consulté le 23 mars 2022)