Jules Bois (original) (raw)

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Jules Antoine Henri Bois, né à Marseille le 28 septembre 1868[1] et mort à New York le 2 juillet 1943, est un poète, romancier, dramaturge, essayiste et journaliste français, critique d'art, auteur d'ouvrages sur l'ésotérisme et théoricien d'un certain féminisme, très différent du féminisme au sens actuel.

Jules Bois est le fils de Jacques Antoine Michel Bois, négociant, et Henriette Emmanuelle Françoise Espina.

Il fréquentera le milieu culturel marseillais mais il préfèrera Paris en devenant le secrétaire de Catulle Mendès à 20 ans[2].

Il eut des amis comme Georges Rodenbach[3],[4]. Mais l'ami le plus important fut J.-K. Huysmans[5] avec qui il restera attaché jusqu'à sa mort. Quand Huysmans devient oblat, il ne recevait plus que deux amis parisiens, en dehors des quelques personnes qu'il fréquente localement : Jules Bois et Lucien Descaves. il participe aussi avec Huysmans à l'affaire Boullan, ce qui lui valut deux duels avec les occultistes Papus et Stanislas de Guaita. Certaines anecdotes entourant ces duels soulèvent de nombreux débats au sein de la presse occultiste de l'époque, comme le fait que le cheval de sa voiture s'arrête net, refuse d'avancer et tremble, entraînant un retard à un duel, ou celui que la balle reste coincée dans le pistolet de son adversaire.

En avril 1893, il lance avec Maurice Boukay et l'aide financière d'Antoine de La Rochefoucauld, la revue mensuelle illustrée Le Cœur (ésotérisme, littérature, science, arts) qui compte dix numéros jusqu'en juin 1895[6],[2].

Il fréquente alors beaucoup de personnes différentes : occultistes, des nouveaux mouvements religieux (spiritisme, théosophie, rose-croix, aube dorée....)[7], des personnalités du symbolisme, des féministes.

Il s'intéresse a l'hindouisme, rencontre Vivekananda à Paris et en Inde et réalisera un voyage avec un ami d'où il tirera un livre, Visions de l'Inde[8]. Il écrira aussi un livre sur les différents milieux religieux qu'il a fréquentées et dressera un retour critique[7]. C'est dans ces années-là qu'il se convertira plus tard au catholicisme[9].

Familier de la maison Besnard, il avait de longues discussions avec cette famille et appréciait tout particulièrement les décors berckois du peintre[10]. Ce dernier l'a représenté sur deux eaux-fortes[11].

Il préside la Société des félibres de Paris jusqu'en 1914[12].

À partir de 1915 il devient diplomate. D'abord en Espagne puis aux États-Unis où il restera jusqu'à sa mort[9].

Il vit une longue liaison tumultueuse avec la célèbre cantatrice Emma Calvé (1858-1942)[13]. Aussi, peu de temps avant sa mort, il avoue avoir été l'amant de Florence Cook qui lui avait avoué être un faux médium et avoir eu une liaison avec William Crookes[14]. Cependant ce témoignage reste sujet à caution.

Théâtre

Préface

Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (1929)[19].

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Acte de naissance à Marseille, n° 994, vue 41/47
  2. a et b « Le théâtre d’ombres de Monsieur Jules Bois » par Alain Santacreu, article sur Contrelittérature, 7 juillet 2016.
  3. Jules bois, L'humanité divine, poèmes, Paris Bibliothèque-Charpentier, 1910 (lire en ligne)
  4. il lui dédira le poème la voix du silence à Venise.
  5. Léon Deschamps, Karl Boés et Albert Trotrot, La Plume, Slatkine Reprints, 1895 (lire en ligne)
  6. Le Cœur, détail des sommaires, par Georges Picq.
  7. a et b Jules (1868-1943) Auteur du texte Bois, Le monde invisible / Jules Bois ; lettre de M. Sully Prudhomme,..., 1902 (lire en ligne)
  8. a et b Jules Bois, « Visions de l’Inde », dans Visions de l’Inde, Société d’Editions Littéraires et Artistiques, 1903 (lire en ligne)
  9. a et b « Bois, Jules », sur tybalt.pagesperso-orange.fr (consulté le 10 août 2022)
  10. in L'Atelier, bulletin n°6 de l'association Le Temps d'Albert Besnard, (ISSN 1956-2462)
  11. N°127 et 128 au catalogue Godefroy de l'œuvre gravé de Besnard, chez Delteil
  12. Jean Fourié (av.-propos Marcel Decremps), Le Félibrige parisien durant l'entre-deux-guerres (1918-1940), Paris, Les Amis de la langue d'oc, 1987, p. 2 (SUDOC 008671079).
  13. « Gazette de Rennes-le-Château News Infos Reportages Etudes Interviews », sur GAZETTE DE RENNES-LE-CHATEAU (consulté le 28 septembre 2020).
  14. (en) Trevor H. Hall, The Spiritualists: The Story of Florence Cook and William Crookes, Helix Press: Garrett Publications, New York, 1962, p. 107.
  15. Jules Bois, « Les Petites Religions de Paris », dans Les Petites Religions de Paris, Léon Chailley, 1894 (lire en ligne)
  16. Jules Bois, Le Satanisme et la magie (1895), Ernest Flammarion, 1900 (lire en ligne)
  17. Prière : poème (1885-1893) / Jules Bois, 1895 (lire en ligne)
  18. Jules Bois, « L’Au delà et les forces inconnues », dans L’Au delà et les forces inconnues, Société d’éditions littéraires et artistiques, 1902 (lire en ligne)
  19. « Dossier dans l'ordre de la Légion d'honneur de Jules Antoine Henri Bois », base Léonore, ministère français de la Culture