Jules Claretie (original) (raw)

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Jules Claretie vers 1860.

Fonctions

Fauteuil 35 de l'Académie française
26 janvier 1888 - 23 décembre 1913
Alfred-Auguste Cuvillier-FleuryJoseph Joffre
Administrateur général de la Comédie-Française
20 octobre 1885 - 23 décembre 1913
Albert KaempfenAlbert Carré
Président de la Société des gens de lettres
1885-1888
Arsène HoussayeAndré Theuriet

Biographie

Naissance 3 décembre 1840Limoges, Haute-Vienne, Drapeau de la France France
Décès 23 décembre 1913 (à 73 ans)Paris, Drapeau de la France France
Sépulture Cimetière du Père-LachaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance Arnaud Arsène Clarétie
Surnom Abnot, Robert Burat, Caliban, Candide, Arnold Lacretie, Jules Clarty, Georges Duclos, Charles Geoffroy, Olivier de Jalin, Jules de Lussan, Perdican, Jules Tibyl, William
Pseudonymes Jules Claretie, Un critique d’art, Un Critique d’art, Arnolfo Lacretie, Olivie de JalinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Romancier, dramaturge, historien, nouvelliste, chroniqueur, critique littéraire, critique dramatique
Enfant Georges ClaretieVoir et modifier les données sur Wikidata

Autres informations

Membre de Académie française (1888)Société des auteurs et compositeurs dramatiquesVoir et modifier les données sur Wikidata
Conflit Guerre franco-allemande de 1870Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique Roman, roman policier, roman d'amour, ouvrages historiques, critique littéraire, critique dramatique, nouvelle, théâtre
Distinctions Prix Vitet (1879)Grand officier de la Légion d'honneur‎ (1913)Voir et modifier les données sur Wikidata

signature de Jules Claretie

Signature.

Vue de la sépulture.

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Arsène Arnaud Clarétie, dit Jules Claretie ou Jules Clarétie, né le 3 décembre 1840 à Limoges et mort le 23 décembre 1913 à Paris[1], est un romancier, dramaturge, critique dramatique, historien et chroniqueur français de la vie parisienne. Il est élu à l'Académie française en 1888. Au cours de sa carrière, il utilise plus d'une douzaine de pseudonymes pour publier ses œuvres et articles, dont, avec Charles-Edmond Chojecki, le pseudonyme collectif Jules Tibyl.

Jules Clarétie naît le 3 décembre 1840 à Limoges, capitale du Limousin dans le département de Haute-Vienne.

Il collabore à de nombreux journaux, notamment au Figaro et au Temps, sous plusieurs pseudonymes. Il tient la critique théâtrale à l'Opinion nationale, au Soir, à La Presse. Ami d'Étienne Arago, il publie une analyse de ses Mémoires dans Le Temps du 28 mai 1892[2].

Historien, il compose entre autres une Histoire de la Révolution de 1870-1871.

Jules Claretie (1840-1913)
Carolus-Duran, 1874.
Palais des Beaux-Arts de Lille.

En littérature, il publie en début de carrière des romans sentimentaux aux accents mélodramatiques, notamment Eliza Mercœur (1864) et Le Dernier Baiser (1864), puis fait quelques incursions dans le roman policier avec Un assassin (1866), récit d'un « crime mondain qui devint l'un des grands succès de l'année, et Le Petit Jacques (1885), un mélodrame qui sera plusieurs fois adapté au cinéma, dans lequel un ouvrier se laisse accuser d'un meurtre, le coupable lui ayant promis de donner à son fils une bonne éducation »[3].

Parmi les autres récits appartenant au genre policier, il faut compter Jean Mornas (1885), L'Accusateur (1895), L'Obsession (Moi et l'autre) (1905-1908), et des nouvelles, « en particulier Catissou et Kadja (publiées avec le roman Jean Mornas) ; mais aussi L'Homme aux mains de cire (1878), dans laquelle le héros, persuadé que l'inconnu qui fait la cour à sa propre fiancée est un vampire, trucide son rival d'un coup de poignard béni dans le cœur ; ou encore, L'impulsion (1912), qui s'intéresse aux mobiles d'un meurtre, en apparence gratuit »[3].

Caricature de Jules Claretie
par Alfred Le Petit
parue en 1881.

Jules Claretie donne également de nombreux romans sur les milieux de la bourgeoisie et du pouvoir, tels que Monsieur le Ministre (1881) et Le Million (1882), ou quelques récits dans un registre plus exotiques, comme Le Prince Zilah (1884) qui est adapté à deux reprises au cinéma. Plusieurs de ses romans, dont La Famille des Gueux (écrit avec Ferdinando Petruccelli della Gattina), sont également adaptés pour la scène.

En 1894, il écrit pour Massenet le livret de La Navarraise et celui d' Amadis, tiré d'Amadis de Gaule, roman chevaleresque de Garci Rodríguez de Montalvo, qui n'est créé qu'après la mort des deux artistes, le 1er avril 1922 au Grand Théâtre de Monte Carlo[4].

Il est élu président de la Société des gens de lettres, puis, en 1882 et 1883, il devient vice-président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, avant d'être nommé, de 1885 à 1913, administrateur général de la Comédie-Française, dont il ouvre les portes à des auteurs contemporains, tels que Paul Hervieu[5], Georges Rodenbach avec Le Voile en 1894, Henry Bataille et Octave Mirbeau, dont il fait jouer Les affaires sont les affaires et, à contrecœur et contraint par une décision de justice, Le Foyer.

En 1907, il signe la préface de Une amoureuse, de l'écrivaine Violette Bouyer-Karr, œuvre saluée par l'Académie française.

Le 26 janvier 1888, à 48 ans, il est élu membre de l'Académie française au fauteuil 35, succédant ainsi à Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury.

Jules Clarétie meurt le 23 décembre 1913 à Paris à l’âge de 73 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (4e division)[6],[7].

Il est le cousin germain de Léo Claretie. Par sa mère, il cousine également avec le peintre Jules Dupré.[réf. nécessaire]

L'Américaine
de Jules Claretie.

Les papiers personnels de Jules Claretie ainsi que ceux de sa famille sont conservés à la Bibliothèque historique de la ville de Paris. Ils se composent de correspondances, de papiers manuscrits, de son journal et de différents articles. La bibliothèque de la Fondation Dosne-Thiers a acheté en 1917 les ouvrages composant sa bibliothèque personnelle.

  1. À son domicile no 155 boulevard Haussmann.
  2. Rapportée par Louis-Jules Arrigon dans Les Débuts littéraires d'Honoré de Balzac, p. 184-185.
  3. a et b Claude Mesplède, Dictionnaire des littératures policières, vol. 1, p. 435.
  4. H. Robert Cohen, Marie-Odile Gigou, Association de la Régie théâtrale (France), Cent ans de mise en scène lyrique en France (env. 1830-1930), Éditeur Pendragon Press, 1986, p. 6
  5. Jules Claretie est représenté aux côtés de Paul Hervieu sur un grand tableau peint par le peintre Chabas à la demande de l'éditeur Alphonse Lemerre. Cette peinture, Chez Alphonse Lemerre à Ville D'Avray exprime le souhait de l'éditeur parisien d'immortaliser les parnassiens ou amis qu'il édite. On retrouve aussi sur cette toile, José-Maria de Heredia, Leconte de Lisle, Marcel Prévost ou l'écrivain et académicien français Paul Bourget. Voir Histoire du Parnasse, Yann Mortelette, éd. Fayard, 2005, tableau reproduit partiellement en couverture ; et Leconte de Lisle ou la passion du beau, Christophe Carrère, éd. Fayard, 2009, tableau reproduit en intégralité.
  6. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, 2006, 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 206
  7. appl, « CLARETIE Arsène Arnaud, dit Jules (1840-1913) », sur Cimetière du Père Lachaise - APPL, 18 octobre 2023 (consulté le 6 septembre 2024)

Site web claretie.fr.