Julien Benda (original) (raw)

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Julien Benda ([bɛ̃da][1]), né le 26 décembre 1867 à Paris[2] et mort le 7 juin 1956 (à 88 ans) à Fontenay-aux-Roses, est un critique, philosophe et écrivain français, principalement connu pour son ouvrage de 1927, La Trahison des clercs. Nommé pour le prix Goncourt et à quatre reprises pour le prix Nobel de littérature[3], il est dans les années 1930 une des figures les plus respectées des intellectuels antifascistes.

Julien Benda naît en 1867 dans un milieu aisé. Son grand-père, Sigmund Benda, banquier belge originaire de Fürth, un temps président du Consistoire israélite, se suicide en mars 1848 après avoir fait faillite. Son père, Camille Benda (Bruxelles, 1827 - Paris, 1890), qui se préparait à une carrière d'ingénieur, doit alors gagner sa vie. Arrivé à Paris en 1849, il débute comme employé de son oncle avant de monter la société d'exportation qui fera sa fortune. Camille Benda épouse en 1857 sa cousine Anne Caroline Weinschenk (Paris, 1838-1916), issue de la communauté juive du Marais. Le couple, qui n'est pas religieux, est attaché aux valeurs léguées par la Révolution.

Au lycée Charlemagne, où il est condisciple de Léon Daudet, Julien Benda brille particulièrement en latin et en grec. Sa passion pour les mathématiques le conduit à préparer l'École polytechnique, mais il échoue au concours d'entrée. Il restera marqué par le modèle de rigueur d'esprit que représentent les mathématiques pures découvertes pendant ses deux années de mathématiques spéciales. Il intègre l'École centrale, mais son peu de goût pour les sciences appliquées le fait abandonner à la fin de la deuxième année. Il s'inscrit alors à la faculté des lettres de Paris, où il passe une licence d'histoire. C'est là que le prend l'affaire Dreyfus, alors qu'il hésite à poursuivre ses études.

La mort de son père, en 1890, lui laissant de quoi vivre de ses rentes, il mène une vie mondaine, vêtu avec élégance, fréquentant les salons, en particulier celui de sa cousine Pauline Benda (connue comme actrice et romancière sous le nom de Madame Simone[4]), voyageant et lisant. À partir de 1913, après la faillite de la maison d'exportation dont il avait hérité, c'est de son métier d'écrivain qu'il devra vivre.

Il a vingt-six ans lorsque éclate l'affaire Dreyfus. En 1898, Séverine lui permet de publier son premier article, « Notes d'un Byzantin », dans La Revue blanche. S'il prend fait et cause pour le capitaine Dreyfus, c'est au nom des principes, se défendant d'éprouver le moindre sentiment pour les souffrances de la victime et fustigeant ceux des juifs qui ne s'en préoccupent que par esprit communautaire[5]. Il écrit dans la Revue blanche jusqu'en 1903.

Il se lie à Charles Péguy, dont il devient très proche, sans doute en raison de leur situation à part dans le milieu intellectuel et d'un mépris commun pour la bourgeoisie (ce que Daniel Halévy qualifiera de « complicité d'amertume »[6]). Il est édité de 1903 à 1910 par les Cahiers de la Quinzaine. Parmi ses premiers livres, un roman, L'Ordination, se retrouve finaliste pour le Prix Goncourt 1912. L'auteur attribuera son échec à la présidence de Léon Daudet, à ses origines juives et à son activité passée de dreyfusard[7]. De 1912 à 1914, il consacre trois ouvrages à attaquer sur un ton polémique la philosophie de Bergson, alors très en vogue dans les salons qu'il fréquente. Dès lors, son ton, son angle d'attaque et sa technique sont trouvés : réfugié dans le monde des idées intemporelles, il caricature la pensée de son adversaire sous couvert d'une analyse impartiale, usant d'un ton caustique et d'un humour mordant servis par un style néo-classique – un procédé qu'Édouard Dolléans résumera dans sa critique d'Une philosophie pathétique par : il « construit des fantoches de paille auxquels ensuite il est aisé de mettre le feu »[8].

Il entre au Figaro en 1916, s'y répandant en articles guerroyeurs. C'est au nom encore de l'objectivité qu'il entend démontrer la seule responsabilité de l'Allemagne dans la guerre et dénonce l'influence de la pensée allemande du moment, subordonnant la justice à la force.

En 1918, Belphégor : essai sur l'esthétique de la présente société française connaît un certain succès. Il y taille en pièces le goût de son temps, dénonçant le romantisme, le sensualisme, le sentimentalisme, le goût du flou et de l'imprécis, tout comme il avait attaqué l'intuitionnisme bergsonien, au nom de l'intellectualisme et de la raison. Il racontera dans ses souvenirs comment, alors qu'il était bon pianiste, il en est venu à abandonner la musique parce que le plaisir sensuel qu'elle lui apportait troublait sa pensée.

L'insuccès de son roman Les Amorandes (1922), dont il espérait qu'il lui permettrait de pouvoir postuler à l'Académie française, l'ébranle à un tel point qu'il se retire quelque temps de la vie littéraire. Il faut attendre 1927 pour qu'il publie le livre qui fera sa renommée : La Trahison des clercs.

L'essai reproche aux intellectuels d'avoir quitté le monde de la pensée désintéressée et des valeurs abstraites et intemporelles pour se commettre dans le combat politique — un plaidoyer contre l'adoption par les «clercs » des « passions politiques » de race, nation, classe ou parti, c'est-à-dire l'antisémitisme, la xénophobie, le nationalisme, le militarisme, le nationalisme juif, le « bourgeoisisme », le marxisme et ainsi de suite, à droite et à gauche. Benda y fustige « la tendance à l'action, la soif du résultat immédiat, l'unique souci du but, le mépris de l'argument, l'outrance, la haine, l'idée fixe », en bref tout ce qui fait la passion politique des hommes d'action (les « laïcs ») et tout ce qui doit rester étranger au savant et au moraliste, c'est-à-dire au clerc. Il n'y condamne cependant pas l'engagement de l'intellectuel, mais exige que celui-ci ne descende sur la place publique et n'intervienne dans le débat séculier que pour faire triompher les idéaux abstraits et désintéressés du clerc : la vérité, la justice, la raison, la liberté intellectuelle et sociale. Ainsi ne renie-t-il rien, par exemple, de son engagement dreyfusard, puisqu'il s'agissait de lutter pour la vérité et la justice, valeurs cléricales, et cela au mépris de l'ordre et des contingences politiques, valeurs laïques.

D'une certaine manière, La Trahison des clercs ne fait que retourner une accusation de trahison contre ceux même qui, par « passion politique de race ou nation », en ont usé pendant l'Affaire et en abusent depuis toujours. Une accusation autrement grave, que Benda leur retourne, car il ne s'agit plus d'une fausse haute trahison envers la nation, mais d'une véritable trahison de la mission de l'intellectuel en tout pays, celle de gardien des valeurs humaines et spirituelles les plus abstraites et universelles. C'est pourquoi La Trahison des clercs provoque la rage contre Benda dans les rangs de la droite littéraire et de l'Action Française, qui le traitent de « Rabbi Bendada », de « gnome étranger » et de « clerc de lune »[9].

La Trahison fait du bruit, et Jean Paulhan, qui l'a pré-publiée dans la NRF, accueille Benda dans la revue et y fait paraître tout ce qu'il écrit[10]. Ainsi, en août 1929, de la longue « Note sur la réaction » où il élabore une typologie de la réaction, c'est-à-dire du « mouvement d'opposition au régime démocratique en France depuis qu'il y existe ». Il en dissèque les deux variantes principales : le réactionnarisme sentimental ou passionnel, fondé sur l'intérêt lésé ou sur l'orgueil blessé, et la réaction idéologique ou doctrinaire, de formation savante, qu'il identifie à l'Action française. La lecture de cet exposé didactique mais sévère ne laisse pas place au doute : tout sépare Benda du champ réactionnaire et spécialement du mouvement de Maurras, qui donne alors le ton de la lutte contre la démocratie et la République. À l'opposé de l'Action Française, Benda ne remet pas en cause les Lumières ou la démocratie, et sa passion pour une raison abstraite, mathématique et universelle lui fait abhorrer toute pensée ancrée dans une patrie, un peuple, une race ou un sol. Les accusations de sympathie pour la réaction dont Benda est parfois l'objet (voir plus bas) confondent réaction et goût esthétique anti-moderne.[réf. nécessaire]

Julien Benda occupe à la NRF une place de plus en plus importante dans le domaine politique jusqu'en 1940, bien qu'il n'y ménage personne, et surtout pas les collaborateurs d'une revue qu'il juge « belphégorienne ». En 1948, Benda ne s'empêchera pas de publier un article intitulé « Un fossoyeur de la France : Jean Paulhan »[11]. Il est vrai qu'il ne le fera qu'en réaction contre la critique de l'ensemble de son œuvre, publiée quelques mois auparavant par Paulhan sous le titre « Benda, le clerc malgré lui »[12].

Jusqu'à la guerre, Julien Benda est un chroniqueur abondant, influent et redouté, qui publie dans de nombreux journaux. Intellectuel engagé, il le sera à l'extrême : la tour d'ivoire où il se prétend retiré est surtout un mirador d'où il mitraille tous ceux qu'il accuse de trahir la fonction de clerc. Se présentant comme le promoteur de la pensée désintéressée, en somme comme un clerc digne de ce nom, il ferraille inlassablement contre l'Action française, le fascisme, l'invasion de l'Éthiopie par l'Italie de Mussolini, l'abandon de la république espagnole, la menace hitlérienne, le pacifisme, les accords de Munich. Devant les deux menaces du communisme et du fascisme, il choisit sans hésitation le communisme, estimant qu'au moins, si celui-ci doit tuer, il le fera au nom des opprimés. "Je dis que le clerc doit prendre alors parti. Pour celui qui, s'il menace la liberté, la menace du moins à fin de donner du pain à tous et non pas au profit des satrapes de l'argent; pour celui qui, s'il doit tuer, tuera les oppresseurs et non les opprimés."[13]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, vingt ans après la première publication, Benda rééditera La Trahison, qui lui paraît conserver toute son actualité, sauf peut-être sur un point éclairci dans une nouvelle préface : en France, avec la collaboration, ce n’est plus uniquement leur mission de gardiens des valeurs universelles que certains clercs trahissent, c’est aussi, « expressément », leur patrie[14].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Benda se retire en 1942 dans la région de Carcassonne, puis de Toulouse, où il vit dans la clandestinité, semblant prendre plaisir à cette existence monastique (« Je suis poussé à rédiger ces pages parce que grâce à une solitude quasi totale que m'imposent depuis quatre ans les circonstances et à l'absence de toute dissipation due à aucun appel du dehors, j'ai durant ce temps exercé mon esprit dans l'entière vérité de sa nature et crois avoir pris de celle-ci une conscience plus nette que jamais », écrit-il dans Exercice d'un enterré vif). Il lit la Torah et les Prophètes, publie aux Éditions de Minuit clandestines des articles sous le pseudonyme de Comminges. La grande épreuve des démocraties, qui devait paraître chez Gallimard, est publié à New York en 1942.

Épurateur intransigeant après la Libération, il refuse tout pardon aux collaborateurs, bien à l'opposé de Jean Paulhan, médaille de la Résistance, qui prend leur défense. Continuant un mouvement amorcé avant guerre, il devient un compagnon de route des communistes, collabore à leur revue Les Lettres françaises, et va jusqu'à comparer, en 1949, les aveux de l'espion Esterhazy dans l'affaire Dreyfus à ceux arrachés à László Rajk à Budapest, dans le procès truqué qui conduit à sa condamnation à mort[15]. Son dernier livre date de 1952. En mai 1954 il publie encore, à la NRF, « Qu'est-ce que la Critique ? ».

Julien Benda meurt en 1956. Micia Lebas, de vingt-deux ans sa cadette, qu'il a épousée en octobre 1950[16], décédera en 1988 à 97 ans.

Julien Benda a notamment écrit dans les périodiques suivants : L'Aube ; Le Figaro ; Le Temps ; L'Ordre ; La Dépêche de Toulouse ; Le Gaulois ; L'Opinion ; Le Patriote de Toulouse ; La Revue blanche ; La Revue du mois ; La Nouvelle Revue française ; Les Nouvelles littéraires ; La Revue de Paris ; Le Divan ; Vers et prose ; Les Lettres françaises ; Europe nouvelle ; Foreign Affairs (New York); Living Age (Boston) ; Europe (Paris) ; Commonweal (New York) ; Free World (New York) ; Lettres (Genève) ; Fontaine ; La Pensée ; Revue de métaphysique et de morale ; Esprit ; National Review ; La Nef (Alger et Paris) ; Confluences ; Études philosophiques ; Revue des Sciences humaines ; Critique ; Opéra ; Synthèses ; Revue philosophique.

« Il y a une trentaine d'années, apprenant qu'un iceberg avait coupé en deux le Titanic, je plaignis les innocentes victimes, mais, du point de vue philosophique, éprouvai quelque contentement. Me trouvant naguère à la Nouvelle-Orléans, j'appris que les habitants vivent dans une terreur constante d'être submergés par le Mississippi. Cela me fit quelque plaisir. L'homme devient fou dans sa maîtrise des choses. Il est bon qu'il soit parfois rappelé à l'ordre, je veux dire au cosmos. »

La jeunesse d'un clerc, 1936

« Aujourd'hui il n'est presque pas une âme en Europe qui ne soit touchée, ou ne croie l'être, par une passion de race ou de classe ou de nation et le plus souvent par les trois. Il semble que l'on constate le même progrès dans le Nouveau Monde, cependant qu'à l'extrémité de l'Orient d'immenses collections d'hommes, qui paraissaient exemptes de ces mouvements, s'éveillent aux haines sociales, au régime des partis, à l'esprit national en tant que volonté d'humilier d'autres hommes. Les passions politiques atteignent aujourd'hui à une universalité qu'elles n'ont jamais connue. »

La Trahison des clercs, 1927

« Cette adhésion des clercs à la passion nationale est singulièrement remarquable chez ceux que j'appellerai les clercs par excellence, j'entends les hommes d'Église. Non seulement l'immense majorité de ces hommes ont, depuis cinquante ans et par tous les pays d'Europe, adhéré au sentiment national et donc cessé de donner au monde le spectacle de cœurs uniquement occupés de Dieu, mais ils paraissent bien adopter ce sentiment avec la même passion que nous venons de signaler chez les gens de lettres et être prêts, eux aussi, à soutenir leur pays dans ses moins discutables injustices. C'est ce qui s'est vu en toute clarté, lors de la dernière guerre, pour le clergé allemand, auquel on n'a pas pu arracher l'ombre d'une protestation contre les excès commis par sa nation, et dont il semble bien que son silence ne lui ait pas été dicté seulement par la prudence. »

La Trahison des clercs

« Clercs de tous les pays, vous devez être ceux qui clament à vos nations qu'elles sont perpétuellement dans le mal, du seul fait qu'elles sont des nations. Vous devez être ceux qui font qu'elles gémissent, au milieu de leurs manœuvres et de leurs réussites : « Ils sont là quarante justes qui m'empêchent de dormir ». Plotin rougissait d'avoir un corps. Vous devez être ceux qui rougissent d'avoir une nation. Ainsi vous travaillerez à détruire les nationalismes. À faire l'Europe. »

Discours à la nation européenne, 1933

« J'exprimerai ici un de mes vœux. Je voudrais qu'il existât comme une affaire Dreyfus en permanence, qui permît de toujours reconnaître ceux qui sont de notre race morale et les autres, au lieu que, dans le mensonge de la vie courante, ces distinctions sont estompées et je dois, parce qu'ils relèvent d'un certain ton et d'une certaine coupe d'habits, serrer la main de gens que je méprise pleinement. Je manifestais cet esprit dès le lendemain de l'affaire; car, alors que mes amis parlaient de « l'apaisement », je déclarais ne l'appeler nullement, mais souhaiter que l'adversaire continuât de proclamer sa thèse en toute rigueur afin que je pusse toujours lui signifier la mienne. On me dit : « Que faites‑vous de l'intérêt de la France, qui veut la paix entre les Français ? ». Je réponds que l'intérêt de la France m'est fort peu de chose auprès de la netteté en matière morale, et que cette préférence est une définition de ma forme d'esprit. Je dois convenir, au reste, que je suis bien servi, le 6 février, l'affaire éthiopienne, l'arrivée du ministère Blum, la guerre civile espagnole ayant produit chez nous une véritable affaire Dreyfus constante, dont j'espère qu'elle durera jusqu'à la fin de mes jours. (Toutefois je me vante : je ferais taire mes inimitiés si la France était en danger. »

Un régulier dans le siècle, 1938

Julien Benda est une figure atypique dans l’histoire des intellectuels français. Pierre André Taguieff parle à son sujet d'humanisme personnaliste et « rationaliste » ou de « fanatisme anti-fanatique »[17]. On a prétendu qu'il y aurait chez lui « une passion de l'anti-passion » et « une conception sentimentale de la raison »[18]. Lui-même reconnaissait avoir été dans sa jeunesse un « rationaliste inhumain », parfois « capable d'un vrai fanatisme idéologique »[19].

Politiquement, il paraît aussi difficile à classer : antimoderne par son esthétique mais démocrate et européen passionné. On est allé jusqu'à l'étiqueter de « nationaliste » et « réactionnaire de gauche »[20]. Ces évaluations paradoxales atteignent leur sommet avec l'accusation d'« antisémitisme » lancée par Louis-Albert Revah[21]. Revah tente d’expliquer l'ensemble de la pensée de Benda par un prétendu refus de sa judéité qui l'aurait conduit à adopter les clichés des antisémites : ce refus, illusoire dans une société le ramenant toujours à ses origines, l'aurait poussé à se tenir « au-dessus de la mêlée ». Même si ces analyses sont très largement discutables, il reste que Benda, opposé aux intérêts de son milieu comme aux goûts de ses contemporains, élabore une pensée que beaucoup s'accordent à qualifier d’antimoderne. Drieu la Rochelle lui écrit à ce propos [réf. nécessaire][22] : « Vous poursuivez depuis trop longtemps avec Barrès et Maurras une querelle de mur mitoyen. » Or cette querelle, loin de le rapprocher de l'Action française, en fait l'un de ses plus cinglants opposants. Interpréter La Trahison des clercs comme une condamnation de l'engagement de l'intellectuel, qui devrait s'isoler dans l'étude loin des débats agitant la Cité, revient à oublier l'engagement permanent de son auteur, de ses premiers écrits dreyfusards aux polémiques qu'il a menées dans des dizaines de revues et de journaux, jusqu'à sa mort et avec passion.

Dès 1939, Roger Caillois, dans « Sociologie du clerc », parle à propos de sa cléricature auto-proclamée d'« usurpation de titre »[23]. Étiemble, quant à lui, le qualifie affectueusement de « plus grand emmerdeur du siècle »[24].

En préface de l'édition de 1975 de La Trahison des clercs, André Lwoff écrit que c'est « un des rares hommes de lettres que les scientifiques puissent considérer comme un des leurs ». De fait, il peut être considéré comme un esprit mathématique égaré dans la république des lettres, et Benda explique lui-même ainsi la dissonance qu'il n'a cessé de ressentir d'avec les milieux littéraires et politiques qu'il fréquente.

Dans son essai Le Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir le cite parmi les hommes qui définissent la femme « négativement », « un homme moins quelque chose » — quelque chose qui peut être la Raison, la force, la tempérance... Elle s'appuie notamment sur Le Rapport d'Uriel, essai dans lequel Benda écrit que « Le corps de l'homme a un sens par lui-même, abstraction faite de celui de la femme, alors que ce dernier en semble dénué si l'on n'évoque pas le mâle... L'homme se pense sans la femme. Elle ne se pense pas sans l'homme. »[25].

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 103.
  2. « Acte de naissance n°165 p3/15 cote V4E 1383 Mariage et décès notés en marge. », Archives de Paris (consulté le 30 juillet 2025)
  3. « Liste des Nominations », sur www.nobelprize.org (consulté le 19 avril 2017).
  4. Michèle Bitton, « Dictionnaire des femmes juives en France. SIMONE, pseudonyme de Pauline Benda » [archive du 7 juin 2009], sur www.afmeg.info (consulté le 30 juillet 2025)
  5. Julien Benda, « Notes d'un Byzantin », La Revue blanche, no 133,‎ 15 décembre 1898, p. 611-617 (lire en ligne Accès libre)
  6. Daniel Halévy, Péguy et les Cahiers de la quinzaine, Paris, Éditions B. Grasset, 1941 (réimpr. 1979), 393 p. (OCLC 13030104, lire en ligne), p. 300
  7. Cette opinion est partagée par l'abbé Mugnier (Journal, Mercure de France, 1985, p. 248). Léon Daudet avait été ardent anti-dreyfusard.
  8. NRF, mai 1914.
  9. Michel Winock, Le siècle des intellectuels, Paris, Éditions Points, coll. « Histoire » (no 364), 1999, 887 p. (ISBN 978-2-757-84980-4, OCLC 903558995), p. 200
  10. Julien Benda, Exercice d'un enterré vif : juin 1940-août 1944, Paris, Gallimard, 1946, 176 p. (OCLC 369655079).
  11. Europe, no 32, septembre 1948, p. 21-29.
  12. Jean Paulhan, « Benda, le clerc malgré lui », revue Critique, nos 24 et 25,‎ mai et juin 1948
  13. Julien Benda, « L'air du mois. Le devoir du clerc », Nouvelle Revue Française, no 280,‎ 1er janvier 1937, p149
  14. Julien Benda, La trahison des clercs, Paris, Grasset, 1946, 49e éd. (1re éd. 1927) (OCLC 899070409), préface à l’édition de 1946.
  15. Julien Benda, « Esterhazy, l'affaire Rajk et la démocratie », Les Lettres françaises,‎ 13 octobre 1949
  16. « Micia Louise Eugénie Lebas 1890–1988 – webtrees », sur www.cherence95-fr.org (consulté le 1er décembre 2021)
  17. Pierre-André Taguieff, «Civilisation contre barbarie ? Archéologie critique de quelques corruptions idéologiques contemporaines (nationalisme, humanitarisme, impérialisme)», L'homme et la société, lire en ligne, consulté le 1er décembre 2021
  18. Ramon Fernandez, « Les Essais: connaissance et création », NRF 232 (1933), p. 167.
  19. Julien Benda, La jeunesse d'un clerc, Gallimard, Paris, 1968, p. 114-118.
  20. Louis-Albert Revah, Julien Benda, p. 192-194.
  21. Ibid., p. 158 et suivantes.
  22. Drieu La Rochelle, « Polémique libérale. Réponse à M. Julien Benda », Les Nouvelles littéraires,‎ 7 novembre 1931, p8
  23. Roger Caillois, « Sociologie du clerc », NRF, n° 311, août 1939, repris dans Approches de l'imaginaire, Paris, Gallimard, 1974, p. 67-68.
  24. Etiemble, Mes contre-poisons.
  25. Simone de Beauvoir, « Le deuxième sexe »
v · mShoah en France
Article général : Shoah Articles connexes par pays : Albanie Allemagne Autriche Belgique Biélorussie Croatie Estonie France Grèce en zone sous occupation bulgare Hongrie Italie Lettonie Lituanie Luxembourg Norvège Pays-Bas Pologne Roumanie Russie Serbie TchécoslovaquieBohême-Moravie région des Sudètes Slovaquie Ukraine
Cadre juridique Loi du 22 juillet 1940 (révision des naturalisations obtenues depuis 1927) Lois sur le statut des Juifs du régime de Vichy Loi relative aux ressortissants étrangers de race juive Loi portant statut des Juifs Loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs Collaboration policière sous le régime de Vichy Chronologie de la collaboration du régime de Vichy dans le génocide des Juifs
Rafles Rafle du billet vert Rafle du 20 août 1941 Rafle des notables Rafles de Rouen Rafle du Vel' d'hiv Rafles de Nancy Rafle du 26 août 1942 Rafles de Périgueux Rafle de Saint-Étienne Rafles de Limoges Rafle du 11 septembre 1942 Rafle du 24 septembre 1942 Rafle du 5 novembre 1942 Rafle de Tunis Rafle de Marseille Rafle de la rue Sainte-Catherine Rafle de Neufchâteau Rafle de Villeurbanne Rafle d'Annecy Rafle de Clermont-Ferrand Rafle d'Amiens Rafle du 10 janvier 1944 Rafle de Dijon (1944) Rafle de la Martellière à Voiron Rafle de Brive-la-Gaillarde Rafle d'Izieu Rafle de La Varenne-Saint-Hilaire Rafle de Louveciennes Rafle de la rue Vauquelin Rafle de l'avenue Secrétan Rafle de Saint-Mandé Rafle de Neuilly Autobus parisiens et la Shoah
Camps Argelès-sur-Mer Agde Austerlitz Bassano Beaune-la-Rolande Brens Douadic Doullens Drancy Gurs La Lande des Monts Lévitan Marseille (Hôtel Bompard, Hôtel Terminus du Port, Hôtel du Levant, Centre du Brébant) Les Mazures Mérignac Les Milles Natzweiler-Struthof Nexon Noé Pithiviers Poitiers (Camp de la route de Limoges) Le Récébédou Camp de Rieucros Rivesaltes Royallieu Saint-Cyprien Saint-Paul d'Eyjeaux Septfonds Les Tourelles Vénissieux Le Vernet Vittel Camp de Bedeau et camp de Djelfa (Algérie) Prison Montluc Camp des Rochères et de la Poterie
Assassinats et déportation Assassinat par la Milice française de sept Juifs au cimetière de Rillieux (29 juin 1944) Massacre des puits de Guerry (24, 26 juillet, 8 août 1944) Convois de la déportation des Juifs de France SNCF et la Shoah Gare de Bobigny Convoi no 78 du 11 août 1944
Responsables allemands de la mise en œuvre Otto Abetz Ernst Achenbach Horst Ahnert Klaus Barbie Werner Best Kurt Blanke Karl Bömelburg Alois Brunner Theodor Dannecker Hans-Dietrich Ernst Herbert Hagen Ernst Heinrichsohn Gerhard Heller August Hirt Helmut Knochen Kurt Lischka Carl Oberg Heinz Röthke Carltheo Zeitschel
Responsables français de la mise en œuvre Alexandre Angeli Joseph Antignac François Bard (amiral) Joseph Barthélemy Louis Bourgain René Bousquet Yves Bouthillier Amédée Bussière Jérôme Carcopino Pierre Caziot François Darlan Joseph Darnand Marcel Déat Jacques Doriot Yves Fourcade Émile Hennequin Philippe Henriot Pierre Laval Louis Darquier de Pellepoix Jean Leguay François Lehideux Pierre Paoli Maurice Papon Charles du Paty de Clam Commissaire Permilleux Philippe Pétain Marcel Peyrouton Marcel Julien Henri Ribière Maurice de Rodellec du Porzic Lucien Rottée Maurice Sabatier Paul Touvier André Tulard Xavier Vallat Milice française
Spoliation Devisenschutzkommando Commissariat général aux questions juives M-Aktion
v · m Victimes notables Victimes notables A – B Henri Abraham Julien Abrahamer Éric Allatini Elena Allatini Salomon Altermann Hans Ament Jacques Arbizer Olga Bancic Tatiana Barbakoff Hélène Basch Victor Basch Jean-Claude Bauer André Baur Albert Bendrihen Joseph Benzacar Claude Ben Zimra Léon Berman Jean-Guy Bernard Léonce Bernheim Reysa Bernson Dweira Bernson-Verhaeghe Hélène Berr Raymond Berr Fanny Beznos Jacques Biélinky Nachman Bindefeld André Bloch Denise Bloch Élie Bloch Eugène Bloch Gilbert Bloch Louise Bloch Marc Bloch Raïssa Bloch René Blum Sophie Blum-Lazarus Moïse Blumenstock Joseph Boczov David Brainin Robert Brunschwig Suzanne Buisson Albert Bulka C – F Béatrice de Camondo Joseph Cogan Kadmi Cohen Léo Cohn Marianne Cohn Pierre Créange Benjamin Crémieux Édouard Crémieux Elie Cyper Erna Dem David Donoff Albert Dreyfus-Sée Vladimir Dyck André Elbogen Madeleine Elbogen Thomas Elek Robert Enoch Henri Epstein Joseph Epstein Ralph Erwin Richard Fall Alexandre Fasini Aizik Feder Florette Feissel Philippe Feist Maurice Feferman Jacques Feldbau Valentin Feldman Maurice Fingercwajg Benjamin Fondane Otto Freundlich Simon Frid G – J Régine Gattegno Jonas Geduldig Johanna Geissmar Joséphine Getting René Gimpel Léo Glaeser Ernest Ginsburger Vila Glasberg Esther Gluck Salomon Gluck Simone Goldberg Sura Goldfajn Jacques Gotko Marcel Gradwohl Roger Gradwohl Samuel Granowsky Szlama Grzywacz Claude Gutmann Paul Haguenauer Jacques Halpern Herta Hauben Jacques Helbronner Chaim Herman Pál Hermann Robert Herzog Rudolf Hilferding Berthe Hirsch René Hirschler Simone Hirschler Alice Hohermann Jacob Hopensztand Nathan Hosanski Léon Israël Tamara Isserlis Sylvain Itkine Adolphe Javal André Jacob Max Jacob Louise Jacobson Hélène Jakubowicz Benjamin Jourist K – L Jacques Kahn Robert Kahn Moïse Kahlenberg Chaja Karaulnik Isidore Kargeman Israël Leizer Karp Ytshak Katzenelson Léopold Kaufmann Roger Kespy Jacques Kipman Henri Klein Samy Klein Bereck Kofman Georges André Kohn Samuel Kohn Chana Kowalska Nathalie Kraemer Mala Kriegel Louis Krzyzkowski Armand Lambert Ernest Lambert Raymond-Raoul Lambert François Lang Henri Lang Marcel Langer (1903-1943) Pierre Lanzenberg Marcel Lattès Albert Lautman Blanche Le Bris Max Leiner Edith Lettich Sarah Levan-Reifman Élie Lévy Henri Lévy Madeleine Lévy Deborah Lifchitz Marco Lipszyc René Lisbonne Marcelle Loeb Maurice Loebenberg Fritz Loebmann Rose Löwenbraun Zinovy Lvovsky M – R Georges Mandel Iouri Mandelstam Pierre Masse August L. Mayer Marcel Mermelstein Paula Mermelstein Hélène Metzger Robert Meyers Jacques Milkin Jacqueline Morgenstern Fernand Musnik Litman Nadler Robert Najberg Bernard Natan Irène Némirovsky Léon-Maurice Nordmann Casimir Oberfeld Fernand Ochsé Louise Ochsé Sonia Olschanezky Young Perez Louise Pikovsky Bella Pochez Georges Politzer Siegfried Prock Josué Pruner Édith Pulver Mila Racine Marcel Rajman Robert Ralphy Jean-Jacques Rein David Rapoport Denis Roger-Marx Alma Rosé Horst Rosenthal Meyer Rosner Markus Rottenberg Saoud l'Oranais S – Z Joseph Saks Charlotte Salomon Hélène Schapiro Sacha Schapiro Willy Schapiro Nadine Schatz Benjamin Schatzman Maurice Schlisselmann Simone Schloss Maurice Schlosser Bernard Schonberg Jacques Schwob d'Héricourt Ariadna Scriabina Mojzesz Seiden ‎ Aron Skrobek Marcel Slodki Jacques Solomon Jeanine Sontag Marcel Steinbach Hersz Strasfogel Luise Straus-Ernst Samy Stourdzé Roger Taubert Hirsch Trocki Samuel Tyszelman Alfred Valensi Paul Velsa David Vogel Wolf Wajsbrot Nicole Weil-Salon Juliette Weill Léon Weissberg Joachim Weingarten Joseph Wiener Raymond Winter Rosette Wolczak Aron Wolf Mathieu Wolf Marc Wolfson Eugène Wollman Léon Zadoc-Kahn Fernand Zalkinow Émile Zeizig Annette Zelman Miron Zlatin
v · m Survivants notables Survivants notables A – B Moussa Abadi Pierre Abraham Paul Ackerman Jules Adler Milo Adoner Pierre Aidenbaum Louise Alcan André Amar Alfred Ament Jean Améry Léo Ansbacher Ernest Appenzeller Alexis Aron Émile Aron Louis Aron Suzanne Aron (Benoit-Lévy) Jean-Michel Atlan Liliane Atlan Raymond Aubrac Blanche Auzello Gérard Avran Édouard Axelrad Robert Badinter Barbara Henri Baruk Joseph Bass Nicolas Baudy Nina Baumstein Julien Benda Gabriel Bénichou Bençion Rabinowicz Doris Bensimon Daniel Béresniak Lili Berger Léo Bergoffen Jean-Jacques Bernard Tristan Bernard Antoine Bernheim Nicole-Lise Bernheim Claude Berri Joseph Bialot Maurice Bidermann Joseph Biéder Albert Bigielman Gerda Bikales Norbert M. Bikales Robert Birenbaum Suzanne Birnbaum Danielle Bleitrach Claude Bloch Edmond Bloch Jacques Bloch Ève Line Blum-Cherchevsky Marcel Bluwal Robert Bober Henri Borlant Alfred Brauner Françoise Brauner Victor Brauner Max Julius Braunthal Colette Brull-Ulmann Henry Bulawko Bernadette Byk C – E Jean Cahen-Salvador Julien Cain Moïse Cassorla Moshé Catane David Catarivas Annette Chalut Georges Charpak Thérèse Chassaing Rachel Cheigam-Grunstein Jean-Claude Chermann Francine Christophe Paul Chytelman Michel Ciment Suzanne Citron Robert Clary Fernand Cohen Henriette Cohen Marcel Cohen (écrivain) Jacques Cohn Marthe Cohn Herta Cohn-Bendit Albert Crémieux Rosine Crémieux Roger Cukierman Boris Cyrulnik Natan Darty Bella Darvi Marcel Dassault Henri Dauman Myriam David Monny de Boully Charles Denner Alfred Denner Jacques Derogy Dominique Desanti Max Deutsch Sacha Distel Charles Dobzynski Michel Drach Huguette Dreyfus Jean-Claude Dreyfus Madeleine Dreyfus Ninette Dreyfus Colette Dreyfus-Brisac Henri Dreyfus-Le Foyer Abraham Drucker Jean Drucker Amélie Dubouquet Willy Eisenschitz Lotte H. Eisner Nicole Eizner Odette Elina Jean Elleinstein Denise Epstein Jean Epstein Marie Epstein Roland Epstein Raphaël Esrail Mouny Estrade-Szwarckopf F – H Odette Fabius Samson Fainsilber Jules Fainzang Daniel Farhi Yvette Farnoux Raphaël Feigelson Suzanne Feingold Léa Feldblum Léon Fellmann Fania Fénelon Jean Ferrat Marc Ferro Lion Feuchtwanger Antoinette Feuerwerker David Feuerwerker Gérald Finaly Robert Finaly Paulette Fink Joseph Fisher Lisa Fittko Eddy Florentin Esther Fogiel Viviane Forrester Ania Francos Leonhard Frank Françoise Frenkel Sami Frey Saul Friedländer Jean Frydman René Frydman Serge Gainsbourg Denise Gamzon Robert Gamzon Georges Garel Lili Garel Odette Gartenlaub Georges Gheldman Élisabeth Gille Norbert Glanzberg Denise Glaser André Glucksmann Roland Goetschel Alter Mojsze Goldman Eva Golgevit Gisèle Gonse-Boas Gotlib Charles Gottlieb Édouard Gourévitch Nina Gourfinkel Ida Grinspan François Gros Alexandre Grothendieck Jean-Claude Grumberg Nathan Grunsweigh Tony Gryn Simon Gutman Anne Léopoldine Gutmann Victor Haïm Ninon Haït-Weyl Eugène Handschuh Georges Hansel Maurice Hausner Nadine Heftler Max Heilbronn Judith Hemmendinger Bertrand Herz Claire Heyman Elisabeth Hirsch Jean-Raphaël Hirsch Sigismond Hirsch Alain Hirschler Denise Holstein Maurice Honel I – K Simon Igel Jean-Claude Janet (Jean-Claude Isaac) Jules Isaac Izis Marcel Jabelot Gilberte Jacob Gilles Jacob Madeleine Jacob (déportée) Violette Jacquet-Silberstein Jean Jérôme Robert Job Joseph Joffo Yves Jouffa Marcel Jungerman Émile Kaçmann Élie Kagan Raya Kagan André Kahn Anne-Marcelle Kahn Jean Kahn Daniel Kahneman Daniel-Henry Kahnweiler René Kalisky Adolfo Kaminsky René Kapel Clémentine Kassis Hughette Kassis Maklouf Kassis Louise Kassis Paula Kaufman Sylvain Kaufmann Claude Kelman Colette Kessler Georges Kiejman Robert Klapisch Serge Klarsfeld Edith Klebinder Michel Klein Noah Klieger David Knout Sarah Kofman Jacques Kohn Raymond Kojitsky Ginette Kolinka Serge Korber Joseph Kosma Charles Krameisen Marc Krasner Henri Krasucki Annie Kriegel Arthur Kriegel Henri Krischer Fred Kupferman L Guy Kurt Lachmann Simone Lagrange Simon Laks Ruth Lambert Lazare Landau Florine Langweil Lucien Lazare Malvine Lanzet Claude Lanzmann Gérard Lebovici Serge Lebovici Edgar Lederer Charles Lederman Andrée Lehmann Léon Lehrer René Leibowitz Lili Leignel Claude Lelouch Francis Lemarque Abraham Lettich Claude B. Levenson Raïssa Levinas Wolff Lévitan Georges Lévitte Simon Levitte Claude Lévy (biologiste) Étienne Lévy Gaston Lévy Jeanne Lévy Lazare-Lévy Paul Lévy (journaliste) Paulette Lévy Raymond Lévy Yvette Lévy Georges Lévy-Alphandéry Yvonne Lévy-Engelmann Jacqueline Lévi-Valensi Paulette Libermann Hersz Librach Josué Lifshitz Raymond Lindon Georges Lipietz Jacques Livchine Michel Loève Fanny Loinger Flore Loinger Georges Loinger Marceline Loridan-Ivens Dorota Lorska Lucien Lublin Jean-Marie Lustiger M – O Maurice Maidenberg Charles Malamoud Marcel Marceau Claude-Gérard Marcus Arnold Mandel Robert Manuel Germaine Masour Simone Mayer Freddy Menahem Henri Meschonnic Jacqueline Mesnil-Amar Léon Meyer Otto Fritz Meyerhof Ignace Meyerson Charles Michelson André Migdal Rachel Minc Henri Minczeles Emanuel Mink Françoise Minkowska Eugène Minkowski Robert Misrahi Michel Mitrani Vidal Modiano Ephraim Mol Sarah Montard Henri Moraud Soma Morgenstern Pierre Morhange Zina Morhange Jean-Claude Moscovici Édith Moskovic Claude Mossé Annette Muller Michel Muller Achille Naftalis Alfred Nakache Jacques Natanson (pédagogue) Richard Neher Renée Neher-Bernheim Henri Nerson Paul Niedermann Maurice Obréjan David Olère Dounia Ourisson Gérard Oury P – R Charles Palant Mordecai Paldiel Émile Papiernik Jean-Claude Pecker Victor Perahia Georges Perec Roger Perelman Simone Perl Alexandre Persitz Jenny Plocki Rachel Pludermacher Simone Polak Abraham Polonski Germaine Poliakov Léon Poliakov Léo Poll René Polski Popeck Léon Rabinovitch Léopold Rabinovitch Lazare Rachline Emmanuel Racine Maurice Rajsfus Henri Rapaport Freddy Raphaël Adam Rayski Léon Reifman Malka Ribowska Nicolas Ribowski Lionel Rocheman Claude Roger-Marx Paul Roitman Isidore Rosenbaum Paulette Angel Rosenberg Pierre Rosenberg Werner Rosenberg Léonard Rosenthal Odette Rosenstock Hélène Rounder Liliane Rovère Hélène Rytmann Joseph Rytmann S Marcel Sachs Andrée Salomon Jacob Salomon Jean-Jacques Salomon Jacques Salon Israël Salzer Julien Samuel Vivette Samuel Paulette Sarcey Nathalie Sarraute Jacques Saurel Paul Schaffer Evry Schatzman Dora Schaul Suzanne Schiffman Henri Schilli Madeleine Schnerb Robert Schnerb Lotte Schöne Abraham Schrameck Éric Schwab Léon Schwab Raymond Schwab Isaïe Schwartz Laurent Schwartz Léon Schwartzenberg Lotte Schwarz André Schwarz-Bart Françoise Seligmann Esther Senot Michel Sima Bouli Simon Shatta Simon Jérôme Skorka Régine Skorka-Jacubert Michel Slitinsky Jacques Smaer Georges Snyders Janine Sochaczewska Denise Soriano-Boucherit Manès Sperber Odette Spingarn André Stora Adolphe Steg Armand Steinberg Jean-Louis Steinberg Jean-François Steiner Josée Steiner Hughes Steiner Sonia Steinsapir Anne-Lise Stern Juliette Stern Jacques Sternberg Lionel Stoléru Léon Strauss Victor Svarc Sam Szafran Albert Szerman Jacob Szmulewicz Mayer Szyndelman T – Z Albert Tadlewski Boris Taslitzky Arlette Testyler Jacqueline Teyssier Adrienne Thomas Eva Tichauer Daniel Urbejtel Georges Vadnaï Marie Vaislic Georges Vajda Simone Veil Ray Ventura Denise Vernay Pierre Vidal-Naquet Dina Vierny Claude Vigée Pierre Villon Denise Vormus Huguette Wahl Jean Wahl François Wahl Robert Waitz Julia Wallach Osias Wallach Rose Warfman Charlotte Wardi Frida Wattenberg Hélène Waysbord-Loing Colette Weil Robert Weil Joseph Weill Simone Weil Lipman Étienne Weill-Raynal Romain Weingarten Elemer Vagh Weinmann Maurice Vagh-Weinmann Nándor Vagh-Weinmann Feiga Weisbuch Joseph Weismann Francine Weisweiller Georges Wellers Franz Werfel Dora Werzberg Edith Wiesel Gaby Wolff Gil Joseph Wolman Roger Wolman Élie Wollman Olga Wormser Ruth Peter Worth Jacqueline Zadoc-Kahn Eisenmann Henri Zajdenwergier Charles Zelty Ben Zimet Solange Zitlenok Sabine Zlatin Léon Zyguel Jean-Claude Zylberstein
Documentation Mémorial de la déportation des Juifs de France Centre de documentation juive contemporaine Fils et filles de déportés juifs de France
Lieux de mémoire Mémorial de la Shoah Mémorial de la Shoah à Drancy Mémorial de la Shoah (Lyon) Mémorial du Camp de Rivesaltes Camp de Royallieu mémorial de l'internement et de la déportation Site-mémorial du camp des Milles Mémorial des martyrs de la déportation Mémorial national de la déportation (Natzweiler-Struthof) Liste de monuments et musées de la Shoah
Justes parmi les nations Albert Bedane Robert Bengel Odette Bergoffen Rolande Birgy Marc Boegner Pierre Bockel Hélène Burger Le Chambon-sur-Lignon Lucienne Clément de l'Épine Isabelle Cremer Jean Deffaugt Maurice Dubois Hélène Duc Élisabeth Eidenbenz Jacques Ellul Louis Favre (prêtre) Alice Ferrières Varian Fry Pierre-Marie Gerlier Alexandre Glasberg Vila Glasberg Justin Godart Marcelle Guillemot Adélaïde Hautval Père Jacques Pierre Robert de Saint-Vincent Germaine Lalo Jean Lecanuet Gilbert Lesage Pierre Marie Père Marie-Benoît Jean Meunier Edmond Michelet Madeleine Michelis Joseph Migneret Rösli Näf René de Naurois Thérèse Papillon Paul Ramadier Paul Rémond Henri Reynders Germaine Ribière Jules-Géraud Saliège Madeleine Sorel Jean-Marie Soutou Robert Stahl Joseph Storck Pierre-Marie Théas Eugène Tisserant André Traband André et Magda Trocmé Paul Vergara Édouard Vigneron