Laurent Tailhade (original) (raw)

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Laurent Tailhade, né à Tarbes le 16 avril 1854 et mort à Combs-la-Ville le 1er novembre 1919[1], est un polémiste, poète, conférencier pamphlétaire libertaire[2] et franc-maçon[3] français.

Il use de nombreux pseudonymes : Azède, El Cachetero, Dom Junipérien, Lorenzaccio, Patte-Pelue, Renzi, Tybalt[4].

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse, division 27 (petit).

tombe de Laurent TAILHADE, division 27, petit cimetière du Montparnasse, n°66.

Le poète satirique et libertaire Laurent Tailhade est issu d'une vieille famille de magistrats et d'officiers ministériels, lesquels, pour l'empêcher de s'adonner à la vie de bohème littéraire, l'obligent à faire un mariage bourgeois et à se confiner dans l'ennui de la vie de province. Il est le fils du magistrat Félix Tailhade[5].

« Libéré » le 29 janvier 1883 à la mort de sa femme Marie Agathe Eugénie de Gourcuff, âgée de 25 ans, Tailhade peut gagner la capitale et dilapider en quelques années tout son bien, en s'adonnant à la vie qu'il désirait mener depuis toujours. Devenu l'ami de Verlaine, Jean Moréas, Albert Samain, Sacha Guitry et Aristide Bruant[6], Tailhade, tout en écrivant des vers influencés par les Parnassiens, développe sa fibre anarchiste et anticléricale dans des poèmes et des textes polémiques et d'une vigueur injurieuse peu commune.

Tailhade caricaturé par Charles Léandre pour le no 391 du périodique Les Hommes d'aujourd'hui (1891).

Son nom devient populaire à partir de décembre 1893, lorsqu'il clame son admiration pour l'attentat anarchiste d'Auguste Vaillant avec une phrase fameuse :

« Qu'importe de vagues humanités pourvu que le geste soit beau ! »

Par une étrange ironie du sort, Tailhade est lui-même victime d'un attentat anarchiste quelques mois plus tard, alors qu'il dînait au restaurant Foyot[7], où il a un œil crevé ; mais il ne se renie nullement et continue à afficher son anarchisme de manière encore plus déterminée. C'est un habitué des duels (plus de trente à son actif), et il est blessé plusieurs fois par ses adversaires, notamment par Maurice Barrès[réf. nécessaire].

En 1892, il noue une relation avec Edward Sansot[8],[9],[10] et plus tard avec Anne Osmont[11].

En 1902, lors des obsèques d'Émile Zola, il prononce son panégyrique (lui-même, comme Zola, était dreyfusard) ; il est reconnaissant que ce dernier soit venu le défendre, au nom de la défense de la liberté de la presse, à la barre du tribunal l'année précédente lorsqu'il était poursuivi pour avoir écrit dans Le Libertaire un article incendiaire constituant un véritable appel au meurtre à l'encontre du tsar Nicolas II qui faisait en 1901 sa seconde visite en France. Il est pour cela condamné à un an de prison ferme et séjourne environ six mois à la prison de la Santé entre octobre 1901 et février 1902[12]. Jean-Paul Dubray est à cette époque son secrétaire[13].

Laurent Tailhade prend l'habitude de passer la saison estivale à Camaret : d'opinion libertaire, de mœurs libres (il y fait scandale en partageant sa chambre à l'Hôtel de France à la fois avec sa femme et un ami peintre), il est volontiers provocateur, écrivant des articles très violents dans différents journaux, entre autres L'Action, souvent très durs à l'encontre des Bretons dont il critique à la fois l'ivrognerie et la soumission à la religion[14] (même s'il aimait les paysages bretons, se promenant beaucoup à pied dans la presqu'île de Crozon)[réf. nécessaire].

Tribune de Laurent-Tailhade contre Paul Déroulède dans le journal Les Échos, sans date.

Le scandale du 15 août 1903 est resté longtemps célèbre à Camaret : le 15 août est traditionnellement le jour de la Fête de la bénédiction de la mer et des bateaux : après la messe, la procession part de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, suit le « Sillon » et longe les quais du port avant de faire demi-tour et, de retour à la chapelle, est suivie des vêpres ; des couronnes de fleurs sont jetées à la mer et les bateaux sont bénis par le curé de la paroisse tout au long du parcours de la procession. Lorsque celle-ci se trouve à hauteur de l'Hôtel de France, Laurent Tailhade, dans un geste de provocation, verse le contenu d'un vase de nuit par la fenêtre de sa chambre, située au premier étage. Le 28 août 1903, 1 800 Camarétois font le siège de l'Hôtel de France, menaçant d'enfoncer la porte d'entrée, criant « À mort Tailhade ! À mort l'anarchie ! », et menacent de jeter Tailhade dans la vase du port.[réf. nécessaire]

L'intervention des gendarmes de Châteaulin dans la nuit suivante suffit à peine à calmer les manifestants et, le 29 août, l'écrivain est contraint de quitter Camaret, suivi par des manifestants qui l'accompagnent jusqu'à la limite de la commune. Il se réfugie à Morgat et se venge, notamment en publiant dans la revue satirique L'Assiette au beurre du 3 octobre 1903 un pamphlet intitulé « Le peuple noir » où il critique violemment les Bretons et leurs prêtres. Un procès lui est par ailleurs intenté par le recteur (curé) de Camaret devant la cour d'assises de Quimper. La chanson paillarde Les Filles de Camaret a d'ailleurs probablement aussi été écrite anonymement par Laurent Tailhade pour se venger des Camarétois. Le nom tailhade est devenu pendant une bonne partie du XXe siècle dans le parler local un nom commun synonyme de « personnage grossier, mal élevé », même si ce mot est désormais tombé en désuétude[15].

Portrait de Laurent Tailhade
par Félix Vallotton
paru dans Le Livre des masques
de Remy de Gourmont (1896).

Ses recueils les plus célèbres, Au Pays du mufle (1891) ou encore Imbéciles et gredins (1900), n'ont rien perdu de leur veine rageuse, insultante, et d'une verve où se mêlent l'argot des faubourgs et la richesse d'une langue luxuriante d'une vaste culture.

Il a habité 47 rue du Ranelagh (16e arrondissement de Paris)[16].

Sa fille épouse en 1927 le journaliste Pierre Châtelain-Tailhade, qui travaillera notamment au Canard enchaîné.

En octobre 1905, une affiche de l’Association internationale antimilitariste (AIA) intitulée « Appel aux conscrits » est placardée sur les murs de Paris. Le texte, violemment antimilitariste et antipatriote, appelle les conscrits à tourner leurs fusils vers les « soudards galonnés » plutôt que vers les grévistes, et appelle à la « grève immédiate » et à l’« insurrection » au jour d’une éventuelle déclaration de guerre.

L’affiche est signée de 31 noms dont Miguel Almereyda, Victor Camus, Amilcare Cipriani, Émile Coulais, Charles Desplanques, Auguste Garnery, Louis Grandidier, Jules Le Guéry, Eugène Merle, Félicie Numietska, Émile Pataud, Louis Perceau, Lazare Rogeon, Han Ryner, Roger Sadrin, Laurent Tailhade et Georges Yvetot.

Vingt-huit des signataires sont inculpés, Han Ryner, Lefèvre et Laurent Tailhade ne sont pas poursuivis.[réf. nécessaire]

À l'issue du procès qui se déroule du 26 au 30 décembre 1905, deux prévenus sont acquittés et les 26 autres condamnés chacun à 100 francs d’amende et à des peines de prison allant de 6 mois à 4 ans de prison[17].

Le 4 février 1887, il est initié en franc-maçonnerie à la loge L'Indépendance Française du Grand Orient de France à Toulouse. En 1892, il est admis à la loge parisienne Les Amis Inséparables dont il devient secrétaire l'année suivante[8]. Il s'affilie ensuite à la loge La Philosophie Positive à Paris. Il quitte la franc-maçonnerie le 15 février 1906[6].

Une fois la guerre avec l'Allemagne déclarée en 1914, le premier mouvement de Laurent Tailhade est patriotique. Réfugié dans sa région natale, il y fait des conférences et écrit même au ministère de la Guerre une lettre où il se propose de s'engager (alors qu'il a soixante ans)[18].

Il revient au pacifisme vers la fin de la guerre et salue la Révolution russe dans le journal La Vérité[10].

Tailhade est avant tout un écrivain. Pamphlétaire de premier ordre, il se moque par exemple du 14 juillet et de ses célébrations dans Les Commérages de Tybalt). Tailhade est aussi poète connu, qui exploite à fond, pour servir sa verve argotique et rageuse, les potentialités du langage, tant du point de vue des registres, que du ton et du lexique. Il laisse un certain nombre de témoignages sur les poètes contemporains qu'il a croisés, parmi lesquels deux notices critiques sur Paul Verlaine et Charles Cros. Après la Première Guerre mondiale, Tailhade exercera une influence notable sur la nouvelle génération dada et surréaliste, qui verra en lui un précurseur de la révolution surréaliste, notamment sur Robert Desnos, qui le mentionne et lui rend hommage dans un certain nombre de textes, comme dédicataire ou comme figure tutélaire, aux côtés de Guillaume Apollinaire.

Elles sont mortes les abeilles

Elles sont mortes les abeilles au cimetière des Lilas si vous voulez du chocolat Mettez deux sous dans l'appareil

Il est mort notre Apollinaire et mort aussi Laurent Tailhade Cinq abeilles volent dans l'air et les sirènes de naguère pour moi s'abattent dans la rade

         Robert Desnos, dans « Prospectus », 1919.

Selon Charles Dantzig dans son Dictionnaire égoïste de la littérature française, « Le grand Tailhade (…) se trouve dans les Poèmes élégiaques, qui n’ont rien du plaintif que pourrait laisser supposer leur nom. »

Léo Campion, Le Drapeau noir, l'Équerre et le Compas.

  1. Son acte de décès (n° 60) dans le registre des actes d'état civil de Combs-la-Ville pour l'année 1919.
  2. François Forestier, « Ce que j’écris n’est pas pour les charognes ! » : Laurent Tailhade, le libertaire le plus survolté de 1900, L'Obs, La boîte à bouquins, 4 novembre 2022, lire en ligne.
  3. Thierry Maricourt, Histoire de la littérature libertaire en France, Albin Michel, 1990, page 222.
  4. BNF : notice.
  5. Sylvie Pujol, « Bagnères-de-Bigorre. Laurent Tailhade, un épicurien », La Dépêche,‎ 23 juillet 2010 (lire en ligne, consulté le 18 novembre 2023).
  6. a et b Léo Campion, Le Drapeau noir, l'Équerre et le Compas : les Maillons libertaires de la Chaîne d'Union, Éditions Alternative libertaire, 2002, texte intégral [PDF].
  7. L. Bloy, Lettre à Guérin du 15 avril 94 midi in L. Bloy, Journal inédit, vol. 1, p. 682, L'Âge d'homme, 1996.
  8. a et b Gilles Picq, Laurent Tailhade ou De la provocation considérée comme un art de vivre, Maisonneuve et Larose, 2001, lire en ligne.
  9. Quelques Lettres de Laurent Tailhade, Revue de l’Époque, octobre 1921.
  10. a et b Maitron [1].
  11. Robert Kanters, À perte de vue.
  12. L'Éphéméride anarchiste : notice biographique.
  13. [PDF] Catalogue de la Librairie de l'amateur, Strasbourg, automne 2022, p. 34, item 79 — sur Archive.org.
  14. Ces articles finissent par être connus à Camaret car certains sont repris par Louis Coudurier dans La Dépêche de Brest et de l'Ouest, le journal local.
  15. Marcel Burel, « Sur les pas de Laurent Tailhade dans la presqu’île de Crozon », revue Avel Gornog no 19, 2011.
  16. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, t. 2 (« L-Z »), « Rue du Ranelagh », p. 318.
  17. Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : Roger Sadrin.
  18. Cf. Courrier républicain de l'arrondissement de Bagnères-de-Bigorre des 11 octobre et 22 novembre 1914, Avenir des Hautes-Pyrénées des 23 août, 4 et 25 octobre 1914.
v · mPersonnalités liées à l’anarchisme
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v · mAntimilitarisme et antimilitaristes
Concepts Militarisme Insoumission Objection de conscience Désertion Anationalisme Démilitarisation Anarchisme non-violent Pacifisme
Éléments historiques Soulèvement du 18 mars 1871 Carnet B (1886) Congrès antimilitariste d'Amsterdam (1904) Congrès anarchiste international d'Amsterdam (1907) Désertion pendant la Première Guerre mondiale Déserteur au cours de la Première Guerre mondiale en France Manifeste des Trente-cinq (1915) Manifeste des Seize (1916) Mutineries de 1917 Milices confédérales (1936) Manifeste des 121 (1960) Lutte du Larzac (1971)
Antimilitaristes Barthélemy de Ligt Georges Yvetot Jean Van Lierde Louis Lecoin Pierre-Valentin Berthier Ferdinand Domela Nieuwenhuis Emma Goldman Julia Bertrand May Picqueray Manuel Devaldès Maurice Laisant Lou Marin Aguigui Mouna Han Ryner Gérard Leretour Nicolas Walter Léo Ferré Georges Brassens Tayfun Gönül Cabu
Mouvements antimilitaristes Ligue des antipatriotes (1886) Ligue antimilitariste (1902) Association internationale antimilitariste (1904) Fédération communiste anarchiste (1912) Internationale des résistant(e)s à la guerre (1921) Union pacifiste de France (1961) Groupe d'action et de résistance à la militarisation (1967) Refuznik (Israël) (1979) Groupe pour une Suisse sans armée (1982) Vigiles pour la paix (2014)
Œuvres antimilitaristes Le Patriotisme et le gouvernement, Léon Tolstoï (1900) Sur l’importance du refus du service militaire, Léon Tolstoï (1905) Gloire au 17e, Montéhus (1907) La chanson de Craonne, anonyme (1915) Non, non, plus de combats, anonyme (1917) Les Aventures du brave soldat Švejk, Jaroslav Hašek (1921-1923) Monument aux morts de Gentioux (1922) Lettre aux conscrits, Laurent Tailhade (1928) Les Damnés de la Guerre, Roger Monclin (1934) Johnny s'en va-t-en guerre, Dalton Trumbo (1939) L'Équarrissage pour tous, Boris Vian (1946) Paroles, Jacques Prévert (1946) Le Déserteur, Boris Vian (1954) Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick (1957) Gaston Lagaffe, André Franquin (1957) Parachutiste, Maxime Le Forestier (1972) Mourir pour des idées, Georges Brassens (1972) Army Dreamers, Kate Bush (1980) Le Pantalon, Yves Boisset (1997)
Presse antimilitariste Le Libertaire (1895) L'Assiette au beurre (1901) La Guerre sociale (1906) Les Hommes du jour (1908) L'Idée libre (1911) Ce qu'il faut dire (1916) War Commentary (1939) Charlie Hebdo (1970) Le Réfractaire (1974)
Voir aussi :Antiguerre Soldats fusillés pour l'exemple Anarchisme