Prosper Marilhat (original) (raw)
Georges-Antoine-Prosper Marilhat, né le 26 mars 1811 à Vertaizon (Puy-de-Dôme) et mort le 13 septembre 1847 à Paris, est un peintre paysagiste français, pionnier du mouvement orientaliste. Son œuvre peint, outre deux eaux-fortes originales, a été l'objet de plusieurs gravures et lithographies d'interprétation.
L'enfance et l'adolescence de Prosper Marilhat, fils du banquier Pierre-Luc Marilhat et de Jeanne Boudal Delapchier du Chasseint, se déroulent entre le château de Sauvagnat[1] à Vinzelles et Thiers où il suit ses études classiques. Le dessinateur italien Giovanni Valentini[2] (1796-1878) et l'artiste régional Michel Goutay-Riquet (1804-1858) l'initient au dessin et à la peinture.
Sa famille bourgeoise lui souhaite une carrière dans la traditionnelle coutellerie thiernoise. Pendant dix-neuf mois, Marilhat sera improvisé commis-voyageur dans le midi de la France pour le compte d'un oncle industriel coutelier. Marilhat remplit plus ses carnets de dessins que les bons de commande. Ses parents cèdent aux pressions du baron de Barante. Prosper Marilhat quitte Thiers, en 1829, pour Paris où il intègre l'atelier de Pierre-Luc-Charles Cicéri (1782-1868)[3] qu'il abandonne rapidement pour celui de Camille Roqueplan. Il débute au Salon de 1831 avec un Site d'Auvergne.
Son goût pour Poussin et les grands classiques le font surnommer « Précis ». Le baron von Hugel qui prépare une expédition scientifique au Moyen-Orient le remarque et l'invite. Il s'embarque à Toulon sur le brick D'Assas avec toute l'expédition début mai 1831[4]. Dans sa correspondance avec sa famille, Marilhat donne des descriptions de son voyage qui font l'admiration de Théophile Gautier "Marilhat eût pu acquérir, comme écrivain, le nom qu'il a conquis comme peintre". Marilhat laisse l'expédition à Alexandrie, et, pour subsister il peint des portraits et quelques décors de théâtre. Il retourne en France sur le Sphinx, qui remorque l'obélisque de Louxor, en compagnie du lieutenant de vaisseau et graveur Léon de Joannis (1803-1868) et avec lequel il collaborera pour sa publication Campagne du Luxor (1835, page de garde et planche 15). Mi-mai 1833, il débarque à Marseille fort de dix albums de croquis et dessins. G. Schurr se trompe en écrivant « on le baptisa l'Égyptien »[5]". En effet, Marilhat écrit, en rade de Toulon, le 18 mai 1833 un courrier adressé à sa sœur et signe « L'Égyptien Prosper Marilhat »[6].
Après un passage en Auvergne où il peint dans la région de Royat, Marilhat s'installe à Paris qu'il ne quittera plus jusqu'à sa mort hormis les deux mois de vacances qu'il passe dans la région thiernoise chaque année, et, les deux voyages qu'il effectue en Italie et en Provence.
Il fréquente assidument le « Cercle des Arts » qui fait l'acquisition au Salon de 1841 de son tableau Souvenir des environs de Beyrouth. Comme le souligne Henri Gomot, son premier biographe, "pour lui faire manquer ce rendez-vous quotidien, il eût fallu un événement d’importance. La compagnie qu’il y rencontrait explique parfaitement son assiduité. Le salon de conversation du Cercle des Arts réunissait les hommes les plus distingués ; Marilhat, qui avait des connaissances variées et le goût délicat des choses de l’esprit, y trouvait d’intimes satisfactions. Il s’était lié avec Sthendal, Bazin, l’historien de Louis XIII, Hippolyte Baroche, Royer Collard, Delangle, les frères Johannot, Provost de la Comédie-Française, et il se plaisait à leurs entretiens dans lesquels l’art et la littérature tenaient plus de place que la politique (...) Dans ses derniers jours, qui furent si tristes, Marilhat évoquait sans cesse ses belles soirées du Cercle des Arts, celles surtout que Mérimée, son ami, son modèle, son idole, venait illuminer de sa verve intarissable, de son charmant esprit.[7]"
Marilhat grave ses deux seules eaux-fortes originales représentant les deux chef-d'œuvre : La Place de l'Esbekieh et Souvenir de la campagne de Rosette. "On ne peut que regretter un chiffre aussi faible ; Marilhat se place parmi les pionniers de l'orientalisme... En revanche, ses tableaux ont été largement diffusés par la lithographie et la gravure[8]".
Été 1835, sur les conseils de Théodore Caruelle d'Aligny, il effectue le traditionnel voyage en Italie (Rome, Livourne, Venise, Bologne, Milan). Charles-Philippe Auguste Carey (1824-1897) gravera en 1850 La Conversation dans un parc qui représente la villa Doria Pamphilj. Il rapporte un tableau Crépuscule qui est refusé par le jury du Salon.
Été 1836, il voyage en Provence (Viviers, Villeneuve-lès-Avignon) en compagnie de Corot et d'un ami de ce dernier Achille-Adolphe Francey (1810-1892)[9], ainsi que de Gaspard-Jean Lacroix.
Malade, Marilhat ne peut retourner en Orient, et, exécute à Paris trois commandes royales en 1844 et 1845.
1846, ses amis Prosper Mérimée et Corot interviennent pour qu'une bourse de 1 200 francs lui soit attribuée.
Il meurt le 13 septembre 1847 à Paris[10] après avoir perdu la raison, victime de la syphilis. Son atelier (61 tableaux, 22 dessins, ...) est vendu les 13 et 15 décembre 1849. Prosper Marilhat est enterré au cimetière du Père-Lachaise (16e division)[11].
Son œuvre peint a attiré l'attention d'une quarantaine de graveurs dont Julien Léopold Boilly (1796-1874), Charles Bour (1814-1881), Louis Français (1814-1897), Georges de Lafage-Laujol (1830-1858), Louis Marvy (1815-1850), William Marks (1815-1869), Marie-Alexandre Alophe (1812-1883), Adolphe Mouilleron (1820-1881), Célestin Nanteuil (1813-1873), et plus particulièrement Jean-Joseph Bellel (1816-1898)[12], Jules Laurens (1825-1901), ainsi qu'Eugène Leroux (1811-1863).
Il subit, comme Français, l'influence de Cabat et d'Aligny, peintres de l'école de Barbizon[13].
En 1930, pour le centenaire de l'Algérie, L'Amirauté à Alger (hst, 22×34) figure à l'exposition Alger 1930[14].
Marilhat, La Place de l'Esbekieh au Caire, Salon de 1834
Engagé comme dessinateur pour l’expédition scientifique du baron Karl von Hügel, Marilhat effectue en 1831 et 1832 un voyage en Orient qui le conduira en Grèce, en Syrie, au Liban, en Palestine et en Haute-Égypte. Ce voyage aura une influence décisive sur son œuvre[15].
Au Salon de 1834, Marilhat expose les premières œuvres inspirées de ce voyage en Orient. Ses tableaux font sensation et l'imposent d'emblée comme une figure majeure de l'Orientalisme. Évoquant la Place de l'Esbekieh, l'écrivain critique d’art Théophile Gautier témoigne : "Aucun tableau ne fit sur moi une impression plus profonde et plus longtemps vibrante. J’aurais peur d’être taxé d’exagération en disant que la vue de cette peinture me rendit malade et m’inspira la nostalgie de l’Orient, où je n’avais jamais mis le pied. Je crus que je venais de reconnaître ma véritable patrie, et, lorsque je détournais les yeux de l’ardente peinture, je me sentais exilé." [16]
Marilhat, Souvenir des environs de Beyrouth, Salon de 1841
Le Salon de 1841 sonne pour Marilhat comme une consécration. Saluant son tableau Souvenir des Environs de Beyrouth, le journal Le constitutionnel écrit : "Sa vue des environs de Beyrouth annonce dans son talent ce progrès décisif, ce dernier pas si difficile à faire, qui sort un peintre de la ligne commune, pour le placer dans la voie des grands artistes[17]." Enthousiaste, Théophile Gautier consacre Marilhat comme révélateur de l'Orient : "C’est bien là le peintre de la mosquée d’Abou-Mandour, de la place de l’Esbekieh et de tant d’autres révélations de l’Orient. Voilà bien le dessin ferme, la couleur éclatante, le soleil à pleine toile, les terrains de sable brûlant et de pierre ponce ; les grands arbres exotiques filant hardiment dans la limpidité de l’air...[18]." L'œuvre est acquise par le Cercle des Arts, un cercle qui réunit l'élite intellectuelle et artistique et où Marilhat côtoie notamment Stendhal, Mérimée et Chopin.
Marilhat, Arabes syriens en voyage, Salon de 1844, Musée Condé
Au Salon de 1844, Marilhat expose pour la dernière fois. Il présente six tableaux orientalistes, de plus petits formats : Arabes syriens en voyage, Un village près de Rosette, Souvenir des bords du Nil. Une ville d'Égypte au crépuscule, Café sur une route en Syrie et Vue prise à Tripoli. Dans la Revue du Salon, Arsène Houssaye écrit : "Jamais je n'avais si bien voyagé en Orient, même avec les poètes. Vingt volumes de descriptions ne m'en diraient pas autant.[19]" Qualifiant ses tableaux de "diamants", Théophile Gautier affirme que le Salon de 1844 constitue "le chant du cygne de Marilhat[20]".
Mort à trente-six ans, Marilhat n'aura en tout exposé que vingt-deux tableaux orientalistes aux Salons entre 1834 et 1844. En dépit de ce nombre peu élevé, son œuvre marque fortement ses contemporains qui reconnaissent en lui un pionnier du mouvement orientaliste, au même titre qu'Alexandre Gabriel Decamps. À l'occasion de l’Exposition universelle de 1855, première exposition internationale d'art, Maxime Du Camp écrit ainsi : “On peut dire de [Decamps] et de Marilhat qu’ils ont, en peinture, été les Christophe Colomb de l’Orient.” [21]
L'œuvre de Prosper Marilhat influencera toute une génération de peintres orientalistes, notamment les peintres Eugène Fromentin et Léon Belly. Comme le rappelle Arsène Houssaye : " l'exposition des œuvres de Marilhat fut pour Eugène Fromentin la vision sur le chemin de Damas.[22]" L'écrivain et critique d'art Joris-Karl Huysmans quant à lui, décèle l'influence de Marilhat dans le chef d'œuvre de Léon Belly, Pèlerins allant à La Mecque, aujourd'hui conservé au Musée d'Orsay à Paris[23].
L'œuvre de Marilhat aura également une forte résonance sur les écrivains, non seulement Théophile Gautier mais aussi Gérard de Nerval. Spécialiste de l'orientalisme littéraire et du récit de voyage en Orient, Sarga Moussa souligne que " l’Orient s’est présenté à Nerval bien avant que celui-ci ne s’y rende. L’un des médiateurs en fut sans doute Prosper Marilhat ". Théophile Gautier raconte comment Marilhat peignit sur les boiseries de l'appartement que Gérard de Neval occupait avec Arsène Houssaye " trois palmiers s’épanouissant au-dessus du dôme d’une mosquée.[24]"
Dans son livre Une année dans le Sahel publié en 1859, évoquant Marilhat, Decamps et Delacroix, le peintre Eugène Fromentin écrit : "Trois hommes, depuis vingt ans, résument à peu près tout ce que la critique moderne a nommé la peinture orientale (...) L’un [Marilhat] a fait avec l’Orient du paysage, l’autre [Decamps] du paysage et du genre, le troisième [Delacroix] du genre et de la grande peinture[25] (...) Le paysagiste [Marilhat], par je ne sais quelle prédestination singulière, était né peintre de l'Orient.[26]"
Ami du peintre Camille Corot avec lequel il effectue un voyage en Provence en 1835, Marilhat est avant tout un peintre paysagiste. Il se distingue comme tel parmi les peintres orientalistes et livre les premières représentations fidèles des paysages d'Orient.
Le Bois des Pins à Beyrouth
De son voyage en Orient avec le baron Karl Von Hûgel, Marilhat rapport de très nombreux dessins de paysages. Ces dessins ne sont pas des visions fantasmées des paysages traversés mais au contraire se caractérisent par leur fidélité scrupuleuse à ce que le peintre voit. L'historien de l'art Bruno Foucart observe ainsi : "Parmi les orientalistes, Marilhat est un des paysagistes les plus purs (...) Parfaitement composées, ses œuvres vivent de la fidélité d'une description surtout soucieuse de rendre la luminosité de l'Orient[27]."
La place de l'Ezbekieh au Caire, circa 1930
Eugène Fromentin souligne le souci d'exactitude de Marilhat : "Le paysagiste a commencé par visiter les lieux les plus célèbres de la terre, et les a décrits, les signant d’un nom de ville, de village ou de mosquée : les traitant à peu près comme des portraits, il fallait bien qu’il nommât l’original. Son œuvre est l’exquise et parfaite illustration d’un voyage dont il aurait pu lui-même écrire le texte, car il apportait en écrivant comme en peignant la même exactitude de coup d’œil, la même vivacité de style et d’expression. » [28]
Les œuvres de Marilhat constituent pour beaucoup d'entre elles les premières représentations fidèles des paysages traversés et constituent ainsi des témoignages historiques précieux. Ainsi par exemple, la Place de l'Esbekieh au Caire (Salon de 1834) conserve le souvenir du lieu avant son occidentalisation tout comme le Souvenir des Environs de Beyrouth (Salon de 1841) rappelle ce qu'était le Bois des Pins à Beyrouth avant son urbanisation.
Mort jeune, Marilhat a peu produit et ses œuvres sont rares. Il n'a exposé que vingt-deux tableaux orientalistes aux Salons entre 1834 et 1844. Comme le relève François Pouillon dans son article du Dictionnaire des orientalistes de langues françaises, "sa notoriété tient à un petit nombre d’œuvres, mais d’une étrange intensité[15]".
- Une rue au Caire, 1833, Musée de l'Ermitage, Saint Petersbourg
- La Place de l'Esbekieh au Caire, Salon de 1834, collection particulière
- Ruines de la mosquée du khalife Hakem au Caire, vers 1840, Musée du Louvre, Paris
- Souvenir de la campagne de Rosette, Salon de 1840, Musée Condé, Chantilly
- Une rue au Caire, Salon de 1840, Musée Condé, Chantilly
- Vue du Nil de Basse Egypte, circa 1840, Musée de l'Oise, Beauvais
- Souvenir des environs de Beyrouth, Salon de 1841, collection particulière
- Ruines grecques, Salon de 1841, Wallace Collection, Londres
- Sur les rives du Nil, circa 1833-1840, Wallace Collection, Londres
- Beni Suef sur le Nil, circa 1833-1840, Wallace Collection, Londres
- Arabes syriens en voyage, Salon de 1844, Musée Condé, Chantilly
- Jeune femme noire vêtue à la turque, graphite et pierre noire, H. 0,191 ; L. 0,230 m[29]. Paris, Beaux-Arts de Paris[30].
- Vue de Lattaquié en Syrie, pierre noire et aquarelle, H. 0,151 ; L. 0,351 m[31]. Paris, Beaux-Arts de Paris[32]. L'aquarelle offre une vue panoramique qui met en valeur le contraste entre la blancheur aveuglante des bâtiments et les tons frais, bleu et vert, de la mer, du ciel et de la végétation balayée par un vent fort. Le centre de la composition est occupé par une imposante mosquée légèrement surélevée, coiffée de deux dômes. Il s'agit sans doute de la mosquée Al-Moghrabi.
- Fontaine de Seby-el-Bedawieh au Caire, vers 1831-1833, crayon graphite sur papier vélin (insolé), 38,8 x 29 cm, Orléans, musée des Beaux-Arts[33].
Marilhat produit deux eaux-fortes originales en 1835, Place de l'Eskebieh au Caire et Souvenir de la campagne de Rosette, témoignage de son voyage en Syrie et en Égypte effectué en 1831-1833[34].
- Le Salon :
- 1834 - Ses œuvres à sujets égyptiens, dont La place de l'Esbekieh, suscitent l'enthousiasme de Théophile Gautier[35].
- 1835 - Paysages d'Auvergne Intérieur d'un village, environs de Thiers - Souvenir de la Campagne de Rosette (Médaille d'or) - voir les lithographies par L. Français et Jules Veyrassat (1828-1893).
- 1837 - Marilhat expose Paysage pastoral de Grèce ou Scène pastorale dans lequel D. Menu[36] perçoit "l'influence de son ami le peintre Caruel d'Aligny 1798-1871", Vue du tombeau Abou-Mandour, près de Rosette.
- 1838 - Pont du Gard .
- 1839 - Nymphes dans une clairière ou Baigneuses , Les Jardins d'Armide , Le Delta .
- 1840[37], Ruines d'une ancienne mosquée dans la ville des Tombeaux au Caire ou Ruines de la mosquée El-Hakem au Caire, Une caravane arrêtée dans les ruines de Balbek - voir les nombreuses gravures d'interprétations de P.-J. Chalamel, Menut-Alophe, Jules Laurens, Alfred Jorel, Vue d'un quai à Rosette, Vue d'un village près de Thiers.
- 1841 - Souvenirs des environs de Beyrouth - voir Lithographie de F.W. Marks -, Ruines grecques.
- 1844 il envoie au Salon "huit diamants... (est) le chant du cygne de Marilhat" (cf. T. Gautier): Vue de la Place de l'Esbekieh au Caire, Café à Boulak[38], La Mosquée Babel-Wase, Tombeaux arabes à Salmiè, Village près de Rosette - voir la lithographie de Jean-Joseph Bellel, la gravure d'Henry Berthoud) -, Souvenir des bords du Nil - lithographie de L. Français -, Arabes syriens en voyage - lithographie de C. Nanteuil, chromolithographie de William Henry Freeman -, Souvenirs des environs de Thiers - gravure de Louis Marvy, lithographie de Laroche). Marilhat obtient une Grande Médaille d'or. Cet envoi de Marilhat au Salon de 1844 influença Fromentin[39].
- Musée Toulouse-Lautrec à Albi : dessins...
- Musée des beaux-arts de Besançon : Paysage d'orient au soleil couchant , hst.
- Musée Condé à Chantilly: Souvenir de la campagne de Rosette (v1835) - Une rue au Caire (v1840) - Arabes syriens en voyage (v1844)
- Musée d'art Roger-Quilliot à Clermont-Ferrand (38 pièces) : dessins, gravures, peintures dont Nymphes dans une clairière, hst, (cf. Salon de 1939) - Bords du Nil, hst - Paysage d'orient, hst - Marine, hsp. collé sur bois - La Place de l'Esbekieh et le quartier copte au Caire (sans date - eau-forte originale, sur papier japon, collé en plein sur papier vélin, d’après le tableau perdu de 1834 [Salon] - tableau original passé en vente publique à Sotheby's Londres le 12 octobre 2000) - "La Place de l'Esbekieh et du Quartier Copte, au Caire" (signé de 1833, Salon de 1834 / huile sur toile / 107x161 cm / Collection particulière [passé en vente publique Sotheby’s Londres le 12 octobre 2000])
- Musée de Tessé, Le Mans : Paysage pastoral de Grèce, hst., 1837 (cf. Salon de 1837).
- Musée Crozatier, Le Puy-en-Velay : Bords d'un étang, hsb.
- Musée Fabre à Montpellier : dessins... Village d'Auvergne, hst.
- Musée d'art et d'archéologie de Moulins, : dessins... - Gournah, dessin[40]
- Musée des beaux-arts d'Orléans : dessins...
- Paris:
- Musée du Louvre Cabinet des Dessins : dessins...
- Bibliothèque de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts : dessins...
- Bibliothèque nationale de France: Cabinet des Estampes : gravures...
- Musée du quai Branly, Unité patrimoniale Histoire : peintures...
- Musée des beaux-arts de Reims : Villeneuve-les-Avignon , hst. Longtemps considérée comme œuvre de Corot, cette huile est attribuée à Marilhat en 1943 par G. Bazin.
- Musée Mandet à Riom : Paysage d'Auvergne : Royat , hst.
- Ancien Musée Fontenille-Mondière à Thiers : Vue d'orient, hsb, circ. 1840. - Vue prise aux environs d'Athènes au soleil couchant, hst., don de l'artiste à Théodore Chassériau pour le remercier de son portrait. - Ruelle, hst.
- Musée Magnin, Dijon: L'Oasis
- Musée Magnin, Dijon : Cour de ferme
- Musée des beaux-arts de Bernay : Vue d'Orient, Mosquée
- Musée national Zabana d'Oran à Oran en Algérie : La Caravane
- 1835 - Médaille d'or au Salon : Souvenir de la Campagne de Rosette
- 1844 - Grande Médaille d'or au Salon
- Léon Bouchaud (1817-1868), élève après 1843
- ↑ « Je me rappelle tout jusqu'au "Pli des Grives", jusqu'au cigare fumé tranquillement sur les "Tertres de Bontest », écrit-il dans un courrier adressé de Syrie à sa famille. Cf. transcription de Théophile Gautier dans Revue des deux Mondes du 1er juillet 1848, reprise dans Portraits contemporains, Paris, Charpentier, 1874, 2e édition, p. 250.
- ↑ Charles Saunier, La peinture au XIXe siècle, Larousse, coll. Anthologie d'art français, tome I, p. 91. Professeur de Charles Blanc, ce dernier le cite avec reconnaissance dans sa Vie des Peintres.
- ↑ Luc-Charles Cicéri (1782-1868), gendre et élève d'Eugène Isabey.
- ↑ « Nous sommes sur le point de partir de Toulon... dans deux ou trois jours nous mettrons à la voile pour Navarin », in Lettre du 30 avril 1831 à sa sœur Mme Andrieux.
- ↑ G. Schurr, « Le Guidargus de la peinture du XIXe siècle à nos jours 1984 », éd. de l'Amateur, 1984, p. 464 en présentant une Mosquée au Caire (hst 75×105 mise en vente le 13 décembre 1983 par l'étude Laurin à Paris). Erreur reprise dans « Les petits maîtres de la peinture », éd. de l'Amateur, 1983, vol. I, p. 33.
- ↑ Cf.T. Gautier, p. 256 à 258.
- ↑ Hippolyte Gomot, Marilhat et son oeuvre, Typ. Mot-Louis, 1884 (lire en ligne)
- ↑ Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France 1830-1950, Arts et métiers graphiques, 1985, p. 214 & ill.
- ↑ Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français au XIXe siècle, Neuchâtel, Ides et Calendes, 1985, 360 p. (ISBN 978-2-8258-0014-0), p. 152
- ↑ "Nous sommes entré dans la petite chambre... un autre tombeau avait le corps du pauvre grand artiste, mais là était enterrée son âme... pas moins de deux ou trois cents toiles" cf. T. Gautier p. 263-265.
- ↑ Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, 1908 (lire en ligne), p. 241
- ↑ Un Paysage italien entré au Louvre en 1878 comme étant un Marilhat lui a été réattribué. Cf. L. Harambourg, p. 43.
- ↑ Bénézit.
- ↑ Jacques Lugand, Jean Nougaret, « Collections privées d'Auvergne », Musée Mandet, Riom, Catalogue de l'exposition juin - septembre 1970, p. 30 et 104.
- ↑ a et b « Dictionnaire des orientalistes », sur http://dictionnairedesorientalistes.ehess.fr (consulté le 1er décembre 2025)
- ↑ Théophile Gautier, Revue des deux mondes, Paris, Revue des deux mondes, 1848 (lire en ligne), p. 59
- ↑ « RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF », sur www.retronews.fr (consulté le 1er décembre 2025)
- ↑ « Revue de Paris », sur ??, 1841 (consulté le 1er décembre 2025)
- ↑ Arsène (1814-1896) Auteur du texte Houssaye, Revue du salon de 1844 / par M. Arsène Houssaye..., 1844 (lire en ligne)
- ↑ Théophile Gautier, « Marilhat », période initiale, 1848, p. 56–75 (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2025)
- ↑ Maxime (1822-1894) Auteur du texte Du Camp, Les Beaux-Arts à l'Exposition universelle de 1855 : peinture, sculpture, France, Angleterre, Belgique, Danemarck, Suède et Norwège, Suisse, Hollande, Allemagne, Italie / Maxime Du Camp, 1855 (lire en ligne)
- ↑ Henry Houssaye, « Eugène Fromentin: L'exposition De Son Œuvre a L'école Des Beaux-Arts », Revue des Deux Mondes (1829-1971), vol. 20, no 4, 1877, p. 882–895 (ISSN 0035-1962, lire en ligne, consulté le 2 décembre 2025)
- ↑ « ’Belly’ », sur www.huysmans.org (consulté le 3 décembre 2025)
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- ↑ Encyclopædia Universalis, « Biographie de PROSPER MARILHAT (1811-1847) », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 1er décembre 2025)
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- ↑ « Jeune femme noire vêtue à la turque, Prosper Marilhat, sur Cat'zArts »
- ↑ Sous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, Le dessin romantique, de Géricault à Victor Hugo, Carnets d’études 50, Beaux-Arts de Paris les éditions, 2021, p 141-143, Cat. 30
- ↑ « Vue de Lattaquié en Syrie, Prosper Marilhat, sur Cat'zArts »
- ↑ Sous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, Le dessin romantique, de Géricault à Victor Hugo, Carnets d’études 50, Beaux-Arts de Paris les éditions, 2021, p 144 - 147, Cat. 31
- ↑ Dominique Brême et Mehdi Korchane, Dessins français du musée des Beaux-Arts d’Orléans. Le Trait et l’Ombre, Orléans, musée des Beaux-Arts, 2022 (ISBN 9 788836 651320), n°142
- ↑ « Marilhat Prosper », in: Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe 1830-1950, AMG-Flammarion, 1985, p. 214.
- ↑ Revue des Deux-Mondes, tome XXIII du 1er juillet 1848, et L'Art moderne, éd. en 1856.
- ↑ cf. Bibliographie.
- ↑ une Nécropole du Caire avec la citadelle à l'arrière-plan exposée lors de ce salon (lot 1147) a été vendue par Sotheby's Paris en 2006
- ↑ Cf. É. Charton, « Un Kan dans la Syrie », in Le Magasin pittoresque, 1844, p. 376
- ↑ Lynne Thornton, Les Orientalistes, ACR Édition, 1993, 192p., (ISBN 2867700604).
- ↑ Cf. D. Menu, «_Le peintre Prosper Marilhat à Moulins_», Cahiers bourbonnais et du Centre, n° 73, 1er trim. 1975, p. 13-16.
- Théophile Gautier, « Marilhat », dans la Revue des deux mondes, tome 3, Bruxelles : chez Méline, Cans & Ce|ie, 1848, pp. 40–54 [1].
- Édouard Charton, « Marilhat, paysagiste. Fragments de ses lettres inédites », in "Le Magasin Pittoresque", 1856, p. 347-350, 370-371, 403-404.
- Hippolyte Gomot, Marilhat et son œuvre, Impr. Mont-Louis, Clermont-Ferrand, 1884, 101p. lire en ligne sur Gallica
- Marie-Laure Hallopeau, Prosper Marilhat : Peintures, Dessins, Gravures, Catalogue de l'exposition au Musée Bargoin, juin - Septembre 1973, 32p., ill., La Source d'Or & Le Centre de Recherches Révolutionnaires et Romantiques, 1973.
- Serge Trouillet, Prosper Marilhat, Peintre de la ligne et du soleil, in Revue "Un, Deux... Quatre", p. 1-19, ill., no 156, 07/01/1998 au 20/01/1998.
- A. Delafoulhouze, « Notice sur Prosper Marilhat, peintre de paysage », Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne, 1862, tome IV, p. 27-49.
- Roger Bonniot, « Le peintre auvergnat Prosper Marilhat, étude iconographiques », L'Auvergne littéraire p. 3-28, no 191, 4e trim. 1966.
- Danièle Menu, Prosper Marilhat (1811-1847). Essai de catalogue, Mémoire de maîtrise, Faculté des lettres de Dijon, manuscrit, 1972 (près de 250 œuvres recensées).
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