Richard Martineau (original) (raw)
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| Richard Martineau | |
|---|---|
| Naissance | 29 juillet 1961 (64 ans) Verdun, (Québec, Canada) |
| Nationalité | canadienne |
| Profession | journaliste chroniqueur |
| Médias actuels | |
| Pays | Canada |
| Fonction principale | Chroniqueur, animateur |
| Historique | |
| Presse écrite | Le Journal de Montréal |
| Radio | QUB radio |
| Télévision | LCN |
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Richard Martineau (né le 29 juillet 1961 à Verdun) est un chroniqueur et animateur québécois de radio et de télévision.
Richard Martineau s'est fait connaître à partir des années 1990 comme chroniqueur de l'hebdomadaire montréalais Voir où il a publié ses Ondes de choc jusqu'en novembre 2006.
Il publie actuellement ses chroniques dans Le Journal de Montréal, où il tient également un blogue[1]. Il collabore aussi à des magazines, tels que InfoPresse et Elle Québec.
En 1998, il coanime l'émission Les Francs-tireurs sur les ondes de Télé-Québec, d'abord avec Benoît Dutrizac et Laurent Saulnier, puis avec le journaliste Patrick Lagacé de 2006 à 2013, puis de nouveau avec Dutrizac, jusqu'à ce que l'émission cesse sa diffusion en 2020[2].
En 2003, il est l'un des invités spéciaux de la parade gaie de Montréal[3]. Il a participé aussi aux débats de fin de soirée sur les ondes de TQS, avant d'assurer l'animation de ces débats entre mai et septembre 2006.
Il partage sa vie avec Sophie Durocher, avec qui il a eu un garçon. Auparavant, il a vécu avec la journaliste Nathalie Collard, avec qui il a eu deux filles[4].
Il anime jusqu'en août 2007 une émission de radio, puis, par la suite une émission à l'antenne de LCN. De 2015 à 2018, il coanime, à l'antenne de CHOI-FM à Québec, une émission de radio quotidienne[5],[6].
Entre le milieu des années 1980 et le début des années 2000, Richard Martineau écrit pour des revues telles que Voir et Séquences. Ses propos penchent alors généralement vers un certain progressisme social[7],[8],[9],[10],[11]. Avec le temps, ses positions évoluent de plus en plus vers une certaine droite[12],[9],[13],[14]. Dans un article intitulé « Les faux jeunes », publié dans Le Journal de Montréal, il explique ce changement de cap en ces termes : « J'ai travaillé, j'ai eu des enfants, j'ai vécu toutes sortes d'expériences, j'ai payé des impôts - j'ai vu pleuvoir, comme dirait l'autre. Si à 53 ans, tu penses comme tu pensais à 23 ans, tu as perdu 30 ans de ta vie. »[9]
Durant la décennie 1990, il fait paraître trois essais aux Éditions du Boréal. La Chasse à l'éléphant : sur la piste des babyboomers (1990) se veut notamment une diatribe à l'endroit des Baby-boomers, alors que Pour en finir avec les ennemis de la télévision (1993) cible les soi-disant intellectuels pour qui la télévision serait à l'origine de tous les maux mais qui n'hésiteraient pas à utiliser ce même médium pour véhiculer leur message[15]. Enfin, en 1998, il se joint à l'homme de lettres Jacques Godbout pour faire paraître Le Buffet : dialogue sur le Québec à l'an 2000. Selon le critique du Devoir Robert Saletti, cet essai laisse transparaître une américanophilie, suggérant notamment que le succès de la culture américaine serait dû à sa capacité d'ouverture ainsi que sa propension à absorber et digérer, tel une éponge. Richard Martineau écorcherait aussi un « fétichisme linguistique » dont serait victime le Québec. La langue ne serait ainsi qu'« un outil, une monnaie d'échange, une clé pour sortir du ghetto »[16].
Dans ses chroniques au Journal de Montréal et au Journal de Québec, il pratique abondamment l'auto-référence et la personnalisation de ses interventions, avec des propos tels que « J'aime les partis qui sont au fond du baril », « Parfois, j'ai le goût de monter sur un pont et de crier ! », « Chaque fois que je pense à ça, je me dis: un jour, ça va finir par sauter ». En effet, Martineau se sert souvent de ses sentiments, sa perception des choses et de ses avis personnels comme des axiomes à partir desquels il fonde le reste de son intervention[17]. Pour le professeur de journalisme Gilles Gauthier, Richard Martineau n'est d'ailleurs pas le seul chroniqueur populaire à agir de la sorte au Québec, citant notamment Patrick Lagacé[18].
- En mars 2010, le Conseil de presse du Québec blâme M. Martineau ainsi que Le Journal de Montréal pour information incomplète, pouvant conduire à une interprétation abusive, relativement à un texte portant sur une manifestation tenue en l’honneur de Fredy Villanueva. La décision a été confirmée par la Commission d’appel du Conseil de presse[19].
- En septembre 2012, le Conseil de presse du Québec blâme de nouveau M. Martineau ainsi que Le Journal de Montréal pour information inexacte, propos discriminatoires et préjugés tenus à l'égard de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante[20],[21],[22].
- En mai 2014, le Conseil de presse du Québec blâme M. Martineau pour propos discriminatoires et expression de préjugés[23].
- En mars 2015, le Conseil de presse du Québec blâme M. Martineau pour les griefs d’information inexacte, manque de respect et absence de rectification[24].
- En octobre 2016, le Conseil de presse du Québec blâme le chroniqueur Richard Martineau et les quotidiens Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec pour le grief de propos entretenant les préjugés envers les femmes et les musulmans[25].
- En janvier 2017, le Conseil de Presse du Québec adresse un blâme sévère à M. Richard Martineau et le site journaldemontreal.com pour le grief d’informations inexactes[26].
- En avril 2018, le Conseil de presse du Québec blâme Richard Martineau et le quotidien Le Journal de Montréal pour le grief de manque de rigueur de raisonnement[27].
- En avril 2020, le Conseil de presse du Québec blâme Richard Martineau et le quotidien Le Journal de Montréal pour le grief de manque d'information incomplète et de manque de rigueur de raisonnement[28].
- En septembre 2021, le Conseil de presse du Québec blâme Richard Martineau et le quotidien Le Journal de Montréal pour les griefs d’information inexacte et de sensationnalisme[29].
Au fil des années, Richard Martineau se retrouve au cœur de l'actualité en raison de son approche polémique. Plusieurs de ses chroniques sont à la base de controverses, tel qu'en témoignent les exemples suivants :
- Lors du lock-out des employés du Journal de Montréal, Martineau décide de continuer sa rédaction de chroniques et se fait critiquer par des employés du Journal et notamment le président du syndicat des employés du journal, Raynald Leblanc[30],[31]. Il soutient alors qu'il n'est pas un briseur de grève.
- En 2013, il ouvre son émission Franchement Martineau vêtu d'une burqa[32].
- Il poursuit pour diffamation le média web Ricochet qui a publié en février 2016 une parodie de notice nécrologique le concernant[33],[34] et ce quelques mois à peine après avoir été un des plus ardents défenseurs de la liberté d'expression en intitulant 45 de ses chroniques Je suis Charlie dans le Journal de Montréal (chacune étant numérotée de 1 à 45). Une entente à l’amiable a lieu en mai 2019[35].
- En 2017, après que Radio-Canada[36] eut révélé l'existence d'un mémoire de maîtrise en sociologie[37] concernant les chroniques de Richard Martineau, qui soutenait que ce dernier participait à l'islamophobie, Martineau réagit par une chronique[38] au Journal de Montréal et par une entrevue[39] à LCN où il affirme que ce mémoire aurait comme grande faiblesse de ne pas définir le terme « islamophobie ». Ce qui était faux, le mémoire en question s'attardant longuement sur les différentes définitions données au terme « islamophobie ». Cette affirmation de Martineau fit rapidement réagir sur les réseaux sociaux[40] et dans les médias écrits[41].
- En 2019, après une chronique le 19 août sur l'exposition des minorités dans les médias[42], Richard Martineau est la cible d'un mouvement demandant sa démission. Le mouvement est qualifié de malhonnête et est accusé de mener une «surenchère de la victimisation» par une collègue du Journal de Montréal[43].
- En janvier 2022 lors d'une entrevue à QUB Radio[44] avec l'ex ministre Daniel Paillé qui proposait de faire payer tous les frais médicaux aux non-vaccinés covid 19 Richard Martineau qui adhérait à cette proposition déclarait ;Je suis tout à fait d'accord c'est une excellente idée elle ne sera pas appliquée parce qu'elle est trop bonne[44]. Le 11 janvier, le premier ministre du Québec François Legault voulait imposer une taxe santé aux non-vaccinés[45] mieux connu à l'international comme la vax-tax ou la anti-vax-tax[46].
Les prises de position de Martineau contre le mouvement de grève étudiante québécoise de 2012 soulèvent la controverse.
Dans le cadre d'une manifestation étudiante nocturne tenue le 3 mai 2012, des étudiants scandant des slogans anti-Martineau ont voulu manifester devant la résidence personnelle de Richard Martineau, mais se sont trompés de maison[47].
- ↑ « Richard Martineau », Le Journal de Montréal (consulté le 17 octobre 2021).
- ↑ « Après 22 ans à l'antenne, Les francs-tireurs tireront leur révérence en décembre », sur Radio-Canada, 7 août 2020 (consulté le 2 août 2025).
- ↑ « Défilé de la fierté gaie et lesbienne Divers/Cité 2003 »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Gai-ecoute, 31 juillet 2003.
- ↑ Jean-François Codère, « Richard Martineau et son ex. Chicane publique à propos des enfants », Le Journal de Montréal, 10 avril 2006 (version du 22 janvier 2009 sur Internet Archive).
- ↑ Sophie Côté, « La Toile réagit à l'union CHOI-Martineau », Le Journal de Québec, 17 juillet 2015 (lire en ligne).
- ↑ Normand Provencher, « Richard Martineau et Jonathan Trudeau quittent CHOI Radio X », Le Soleil, 7 juin 2018 (lire en ligne).
- ↑ Richard Martineau, « Fight the Power », Voir, 10 mai 2000 (lire en ligne).
- ↑ « Index des auteurs - Revue Séquences », sur Érudit.
- ↑ a b et c Richard Martineau, « Les faux jeunes », Le Journal de Québec, 24 mars 2015 (lire en ligne).
- ↑ Richard Martineau, « La gauche peut-elle aimer le caviar? », Voir, 7 juillet 2004 (lire en ligne).
- ↑ Richard Martineau, « J'ai toujours rêvé d'aimer le cinéma québécois… », Séquences, no 120, avril 1985, p. 177-178 (lire en ligne).
- ↑ Richard Martineau, « L’ABC de l’ASSÉ », Le Journal de Montréal, 21 mars 2015 (lire en ligne).
- ↑ Richard Therrien, « De nouveaux décors et un panel à droite à LCN », Le Soleil, vol. 116, no 228, 16 août 2018, p. 29 (lire en ligne).
- ↑ Éric Beaudry, « Richard Martineau qui parle d'économie, quossa donne? », HuffPost Québec, 15 août 2014 (lire en ligne).
- ↑ Jean-Pierre Lamoureux, « Essais québécois », Nuit blanche, périodique littéraire, no 56, juin 1994, p. 70-71 (lire en ligne).
- ↑ Robert Saletti, « Le royaume de l'obésité », Le Devoir, vol. LXXXIX, no 108, 16 mai 1998, p. D7 (lire en ligne).
- ↑ Gilles Gauthier, « Le journalisme de communication : expression de conviction et moralisme », Les Cahiers du journalisme, no 21, automne 2010, p. 265 (lire en ligne).
- ↑ Gilles Gauthier, « Le journalisme de communication : expression de conviction et moralisme : Note de bas de page no. 26 », Les Cahiers du journalisme, no 21, automne 2010, p. 270 (lire en ligne).
- ↑ « D2009-08-014 (2) », sur Conseil de presse du Québec, 12 mars 2010.
- ↑ « D2012-04-090 », sur Conseil de presse du Québec, 21 septembre 2012.
- ↑ Richard Martineau, « La stupidité du conseil de presse », Le Journal de Montréal, 2 octobre 2012 (lire en ligne).
- ↑ Paraclet, « Comprendre Martineau (1) », sur mauvaiseherbe.ca, 2 octobre 2012.
- ↑ « D2013-10-044 », sur Conseil de presse du Québec, 2 mai 2014 (consulté le 26 juin 2017).
- ↑ « D2014-09-016 », sur Conseil de presse du Québec, 20 mars 2015 (consulté le 26 juin 2017).
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- ↑ « D2017-07-095 », sur Conseil de presse du Québec, 20 avril 2018 (consulté le 23 octobre 2019).
- ↑ « D2019-02-030 : Guillaume St-Laurent c. Richard Martineau et Le Journal de Montréal », sur Conseil de presse du Québec, 29 novembre 2019 (consulté le 26 juillet 2022).
- ↑ « D2020-02-027 : Sébastien Saint-Jean Plante, François Gosselin et un plaignant en appui c. Richard Martineau et Le Journal de Montréal », sur Conseil de presse du Québec, 24 septembre 2021 (consulté le 26 juillet 2022).
- ↑ Caroline Roy, « Prise de bec à Tout le monde en parle », Rue Frontenac, 1er février 2009 (version du 3 mars 2016 sur Internet Archive).
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- ↑ « Richard Martineau en burqa à LCN », HuffPost Québec, 22 novembre 2013 (lire en ligne, consulté le 26 juin 2017).
- ↑ Marc-André Cyr, « Notice nécrologique : Richard Martineau (1961-2016) », sur ricochet.media, 19 février 2016 (consulté le 5 décembre 2016).
- ↑ La Presse canadienne, « Richard Martineau poursuit un média indépendant pour 350 000 $ », sur Radio-Canada, 5 décembre 2016.
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- ↑ Richard Martineau, « Qu'est-ce que l'islamophobie? », Le Journal de Montréal, 7 mars 2017 (lire en ligne, consulté le 26 juin 2017).
- ↑ «Qu'on étudie mes textes à l'université, c'est une aberration», sur TVA Nouvelles, 6 mars 2017 (consulté le 26 juin 2017).
- ↑ « Richard non plus n’a pas regardé l’étude???? », sur La Clique du Plateau, 7 mars 2017 (consulté le 27 juin 2017).
- ↑ Frédéric Bérard, « L'affaire Martineau ou la valeur de la science », Métro, 7 mars 2011 (lire en ligne).
- ↑ Richard Martineau, « L’amour du marginal », Le Journal de Montréal, 19 août 2019 (lire en ligne, consulté le 21 août 2019).
- ↑ Léolane Kemner, « Richard ou la poule et son œuf », Le Journal de Montréal, 21 août 2019 (lire en ligne, consulté le 21 août 2019).
- ↑ a et b « Vaccimpôt : faut-il faire payer les non-vaccinés? - Richard Martineau », sur omny.fm, 4 janvier 2022 (consulté le 12 juillet 2023).
- ↑ Anne Marie Lecomte, « Le Québec imposera « une contribution santé » aux non-vaccinés, dit François Legault », sur Radio-Canada, 11 janvier 2022 (consulté le 2 août 2025).
- ↑ (en) « No vax? Pay a tax, Quebec authorities say as Canadian health system struggles », ABC News, 12 janvier 2022 (lire en ligne, consulté le 12 juillet 2023).
- ↑ Gabrielle Duchaine, « Manifestation nocturne: les étudiants ont attaqué la mauvaise maison », La Presse, 4 mai 2012 (lire en ligne).
- Les francs-tireurs
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