Thierry Ardisson (original) (raw)
Thierry Ardisson, né le 6 janvier 1949 à Bourganeuf (Creuse) et mort le 14 juillet 2025 à Paris 13e, est un animateur et producteur français de télévision. Il est également producteur de cinéma, écrivain et publicitaire.
Il débute dans la publicité, en fondant l'agence Business, puis s'oriente vers la presse écrite. Il fait ses débuts à la télévision à la fin des années 1980 avec des émissions comme Bains de minuit et Lunettes noires pour nuits blanches. Après une période de retrait au début des années 1990, le surnommé « l'homme en noir » revient avec plusieurs programmes à succès.
Certaines de ses émissions de télévision sont considérées comme figurant parmi les plus marquantes de la télévision française, notamment Paris Dernière, Tout le monde en parle, On a tout essayé (en tant que producteur)[1] et Salut les Terriens !, devenue Les Terriens du samedi !.
Auteur de plusieurs ouvrages, il connaît un certain succès éditorial avec Louis XX. Contre-enquête sur la Monarchie[2] et Confessions d’un baby-boomer[3]. Il devient également producteur de films.
Les parents de Thierry Ardisson sont originaires de la région de Nice[4],[5]. Sa mère, Juliette Renée Gastinel (1930-2022)[6], est femme au foyer et son père, Victor Ardisson (1925-2004), est ingénieur dans le BTP, notamment pour l'entreprise fondée par André Borie (en), ce qui oblige la famille à déménager fréquemment[7].
Thierry naît le 6 janvier 1949 à Bourganeuf, dans le département de la Creuse, où sa famille s'est installée temporairement pour un chantier[5]. Il passe une partie de sa petite enfance en Algérie, où son père travaille à la restauration de la base militaire de Mers el-Kébir[8]. Il a un frère cadet, Patrick[9].
En 1957, sa famille déménage à Arêches, dans le Beaufortain, en Savoie, son père étant alors affecté à la construction du barrage de Roselend, l’un des plus grands de France. Il poursuit sa scolarité au collège Saint-Michel d'Annecy, puis obtient une licence d'anglais[10] à l'université Paul-Valéry-Montpellier-III[11].
À 17 ans, DJ dans une discothèque de Juan-les-Pins, le Whisky à Gogo[12], il vit sa première expérience homosexuelle, comme il le raconte dans son autobiographie Confessions d'un baby-boomer[13].
Thierry Ardisson commence sa carrière en tant que concepteur-rédacteur dans la publicité[14]. En 1969, il tente sa chance à Paris[15] et est embauché au service promotion des ventes chez BBDO. Il travaille ensuite chez TBWA et Ted Bates[16] avant de fonder, avec Éric Bousquet et Henri Baché, l'agence Business en 1978[17]. Il invente alors le spot publicitaire de huit secondes, permettant aux annonceurs à petit budget d'accéder à la télévision[18].
Il est également l'auteur de slogans publicitaires restés célèbres :
- « Ovomaltine, c'est de la dynamite / dynamique ! »[19],[20],[21]
- « Vas-y Wasa ! »[20]
- « Lapeyre, y en a pas deux ! »[20]
- « Chaussée aux Moines : Amène ! »[22]
- « Quand c’est trop, c’est Tropico ! »[23], annonçant les gimmicks de ses futures émissions de télévision, comme « Magnéto, Serge ! » (à Serge Khalfon), ou « Qu'est-ce qu'on écoute, Corti ? » (au DJ Philippe Corti)…
L'agence Business vend également des articles « clés en main » à la presse française, comme les séries L’Hebdo des Savanes ou Descentes de Police[15].
Au milieu des années 1970, il participe au magazine underground Façade aux côtés d'Alain Benoist, Jean-Luc Maître et Laurent Laclos[15],[24]. Il fréquente alors régulièrement Le Palace.
L'éditeur Daniel Filipacchi le nomme ensuite directeur-adjoint des rédactions chez Hachette-Filipacchi[25]. Il prend alors la direction de L'Écho des savanes, qu’il rebaptise temporairement L’Hebdo des Savanes. Les sujets abordés, jugés trop provocateurs, entraînent son départ[15].
En 1992, il lance, en association avec Daniel Filipacchi, le mensuel Interview, qu'il doit rebaptiser un an plus tard Entrevue, après avoir perdu un procès pour plagiat intenté par le magazine américain Interview[26]. Il revend ses parts à Filipacchi en 1995[26].
Avec Francis Morel, Alexis Kebbas et les éditions Springer, il lance un nouveau magazine de presse, J'économise, imprimé à 420 000 exemplaires en 1998[27].
Alors que son agence, « Business », vend des articles de la série Descentes de Police au magazine Rock & Folk, après avoir interviewé Yannick Noah, en 1980, il y révèle que ce dernier, alors en pleine ascension, fume du haschich et que les tennismen prennent des amphétamines avant les matchs - un scandale lui valant son premier passage à la télévision[28].
En 1985, sur proposition de la productrice Marie-France Brière[29], il adapte Descente de police pour TF1[30], une émission où les personnalités invitées subissent un interrogatoire policier sec et brutal. L’émission est arrêtée quelques mois plus tard sur demande de la Haute Autorité de l’audiovisuel[29]. Soutenu par Hervé Bourges lui ayant donné carte blanche[31], il reste cependant sur TF1 et présente Scoop à la une. De 1986 à 1987, il coproduit avec Catherine Barma À la folie pas du tout, présenté par Patrick Poivre d'Arvor[11]. En 1987, Thierry Ardisson revend ses parts de l’agence Business et crée sa société de production Ardisson & Lumières.
De septembre 1987 à juin 1988[32], il invente et assure la direction artistique avec Catherine Barma[33] pour La Cinq de Face à France animé par Guillaume Durand, Bains de minuit[34], émission dite « branchée » qu'il présente dans la discothèque Les Bains Douches[35],[36],[37] et Childéric un hit parade présenté par Childéric Muller. Le 9 septembre 1988, il présente avec le DJ Claude Challe coassocié aux Bains Douches, sur Antenne 2, le concert de Prince à Dortmund en Allemagne[38].
De 1988 à 1990, il présente, depuis le Palace, une célèbre discothèque, Lunettes noires pour nuits blanches sur Antenne 2, en troisième partie de soirée le samedi[20] — une émission rock pour remplacer l'émission Les Enfants du rock venant de s'arrêter. Le titre de l'émission vient d'un slogan publicitaire qu'il a signé pour les lunettes Glamor, dix ans auparavant. Pour cette émission, il crée le concept des « interviews formatées » telles que Interview première fois, Auto-interview ou Questions cons. L'émission est pastichée dans La télé des Inconnus, avec notamment Didier Bourdon imitant Ardisson, Bernard Campan Laurent Baffie, Pascal Légitimus l'animateur Arthur[39]… Bien plus tard, Guillaume Durand déclare qu'Ardisson est « l'un des plus grands intervieweurs des trente dernières années : ses tournages très longs donnaient des interviews osées, dangereuses »[31]. En parallèle, toujours avec Catherine Barma, il coproduit Stars à la barre pour Antenne 2, d’abord présenté par Roger Zabel, puis par Daniel Bilalian[30].
Il reprend ensuite le créneau du samedi à 19 heures avec Télé Zèbre, avec la participation d'Yves Mourousi, Françoise Hardy, Philippe Manœuvre[18] et deux nouveaux venus : Yvan Le Bolloc'h et Bruno Solo[40].
En juin 1990, il présente un documentaire, Rolling Stones : les jumeaux impossibles sur Antenne 2[41].
De 1991 à 1992, il présente sur Antenne 2, en deuxième partie de soirée, Double Jeu[34] avec, notamment, des caméras cachées de Laurent Baffie, le jeu « Info ou Intox » de Philippe Guérin, le blind test musical de Philippe Corti[42]. Jugée trop provocatrice[43], l’émission est supprimée par la direction de France 2 début janvier 1993. Un mois plus tard, il revient sur France 2 en présentant Ardimat, une émission où le présentateur menace de tuer son chien si l’audimat baisse[44]. L’émission dure dix épisodes avant d’être elle aussi arrêtée[45]. De 1992 à 1994, il produit l'émission Frou-Frou présentée par Christine Bravo[11]. Il tente sans succès le lancement du magazine de presse écrite du même nom[46].
En janvier 1993, il présente Cœur d'Ardishow sur France 2, une rétrospective de ses émissions[47]. En 1994, à la suite de l'échec de ses émissions Ardimat[44] puis Autant en emporte le temps[18], il renonce un temps à présenter des émissions mais reste producteur (Graines de star et FlashBack pour M6 avec Laurent Boyer)[48],[49].
En 1995, il produit l'émission d'avant soirée pour la chaîne TF1, Les Niouzes, avec Laurent Ruquier[11]. Devant l'échec d'audience, il demande l’arrêt de l’émission dès sa première semaine[50]. La même année, il produit et présente Paris Dernière sur Paris Première[18].
De 1995 à 1998, il produit pour Paris Première Top Flop présenté par Alexandra Kazan[51].
À partir de 1997, il anime Rive droite / Rive gauche avec Frédéric Beigbeder, Élisabeth Quin, Philippe Tesson et retrouve ainsi le succès après quelques années de passage à vide et d'échecs[52]. En association avec le groupe Lagardère et Sony télévision, il crée also Free One, chaîne télévisée en direct 24/24 devant être distribuée par Canalsatellite et sur le câble mais, laquelle ne verra jamais le jour[53],[54]. Au cours de l’été 1997, Thierry Ardisson produit l'émission Vue sur la mer, présentée par Maïtena Biraben[55].
En 1998, il rejoint France 2 pour animer Tout le monde en parle avec Laurent Ruquier[56] puis Linda Hardy, Kad et Olivier et enfin Laurent Baffie[57] le samedi en deuxième partie de soirée[17].
Lors de l'été 1999, il coanime avec Laurent Ruquier, un numéro de l'émission Le Grand Tralala, un divertissement en deuxième partie de soirée dans lequel le ou les animateurs ne connait(ssent) pas le contenu de l'émission.
En 2003, Thierry Ardisson lance sur France 2 Tribu[58], émission trimestrielle en première partie de soirée, qui connaît un échec d'audience et est remplacée par Ardisson en 2004 pour Opinion publique[59] sans plus de succès. De 2003 à juin 2007, il présente parallèlement 93, faubourg Saint-Honoré sur Paris Première, un dîner à son domicile personnel au cours duquel il dialogue avec diverses personnalités commensales[17].
En 2004, il anime en direct une soirée consacrée au 60e anniversaire du Débarquement, sur France 2, avec Michel Drucker[60]. En 2005, il présente, à nouveau en duo et en direct avec Drucker, Le Plus Grand Français de tous les temps, sur France 2[61] et coproduit en septembre 2005 Concerts sauvages sur France 4[62].
À la fin de saison 2005-2006, Thierry Ardisson quitte France 2. La nouvelle direction de France Télévisions met en application le principe d’exclusivité des animateurs du service public après sa signature avec Paris Première pour une nouvelle saison de 93, faubourg Saint-Honoré. Thierry Ardisson refuse de dénoncer son contrat avec Paris Première et se voit obligé de quitter France Télévisions. Dans une lettre ouverte en mai 2006 à Patrick de Carolis, président-directeur général de France Télévisions, Ardisson déplore devoir partir : « C’est un miracle que tu fusilles »[63]. Il rappelle qu’il a signé un contrat d’exclusivité avec France 2 lui interdisant de se produire sur une autre chaîne généraliste hertzienne, or, Paris Première, chaîne du câble et du satellite, est diffusée dans l’offre TNT payante et cryptée. Mais France 2 considère que Paris Première fait partie des chaînes généralistes hertziennes et demande donc l’application du contrat d’exclusivité[64].
Thierry Ardisson rejoint alors Canal+. À partir du 4 novembre 2006, il y produit avec Stéphane Simon et présente l'émission Salut les Terriens !, chaque samedi soir en avant soirée en clair. L’émission cumule un audimat de 750 000 téléspectateurs dès la première année[65].
Le 5 avril 2008, pour fêter les vingt ans de télévision de l'animateur, la chaîne Jimmy diffuse un documentaire en deux parties, Ardisson : 20 ans d'antenne, réalisé par Patrick Kieffer et Marie-Ève Chamard[11].
Durant l’été 2010, il présente Happy Hour[66], un programme en lieu et place de Salut les Terriens, mélangeant talk-show et jeu. Il produit aussi pour France 2 sur cette période La télé est à vous, émission présentée par Stéphane Bern[67]. À partir de décembre 2010, il anime pendant trois saisons Tout le monde en a parlé sur Jimmy et revient sur le parcours d'individus ayant fait, un temps, l'actualité[réf. nécessaire].
Il présente de nouveau Happy Hour en décembre 2011, en remplacement du Grand Journal[68] puis pendant l'été 2012[69]. En octobre 2014, alors qu’il présente toujours Salut les Terriens ! sur Canal+, l’audimat atteint 1,4 million de téléspectateurs, ce qui en fait l’émission la plus performante de la chaîne[65], disposant depuis longtemps d'« un public fidèle »[70].
En 2015, Thierry Ardisson propose à la chaîne M6, le scénario de Peplum, une mini-série humoristique et anachronique prenant place dans la Rome antique. L'animateur dit avoir eu l'idée du scénario grâce à la prestation de Peter Ustinov dans Quo vadis (1951)[71]. Les trois épisodes, d’une durée de 90 minutes chacun, sont diffusés en prime-time à partir du 24 février 2015, à raison d’un épisode par semaine.
L'année suivante, il est à l'honneur d'un documentaire Génération Ardisson : 30 ans de télévision, avant de lancer sa nouvelle émission Zéro limite[70]. Entre-temps, l'entrepreneur Vincent Bolloré, qu'il soutient clairement malgré la tempête déclenchée lors du remaniement de Canal+, lui demande de passer son émission phare Salut les Terriens ! sur l'ex-D8[52].
À partir de septembre 2017, il présente Les Terriens du dimanche ! de 19 h à 21 h sur C8, déclinaison dominicale de Salut les Terriens ![72].
À la rentrée 2018, Salut les Terriens est renommée Les Terriens du samedi ; le décor et la formule changent. Le 18 mai 2019, Ardisson annonce dans un communiqué qu'il ne va plus travailler pour la chaîne C8[73]. Il enregistre alors le dernier talk-show de sa carrière le mercredi 29 mai 2019, donnant lieu à un documentaire inédit sur cette journée, dans lequel le grand public le découvre hors caméra[74]. Il justifie son départ par le manque de moyens que lui aurait mis à disposition la chaîne, expliquant qu'il « ne veut pas faire de la télé low-cost »[75],[76]. Ardisson révèle en 2023 qu'il observe des divergences, notamment politiques, avec Bolloré[77].
Fin août 2019, Thierry Ardisson attaque en justice Vincent Bolloré, son ancien patron chez Canal+[78],[79]. L'animateur réagit à la déprogrammation de ses animations prévues pour la rentrée 2019 : il estime qu'elles ont été annoncées beaucoup trop tardivement, causant un préjudice à sa société de production[80]. Ardisson saisit donc le tribunal de commerce pour « rupture brutale de dépendance économique »[81]. Après jugement du tribunal puis le recours en appel demandé par le plaignant Ardisson, la cour de cassation statue en 2021 que C8 doit dédommager Ardisson et le prestataire Téléparis de 5 millions d'euros[82].
Le 25 octobre 2020, l'INA lance une chaîne YouTube dédiée à Thierry Ardisson, Ina Arditube, comprenant des milliers d'extraits vidéo des émissions du présentateur-producteur[83].
À la suite de son départ de C8, Thierry Ardisson conçoit Hôtel du temps, un magazine d'interviews fiction, pour France 3, où de véritables propos tenus par une célébrité disparue, récupérés dans des images d'archives, sont exploités et mis en scène à l'aide du deepfake[84]. Le premier épisode, initialement prévu en septembre 2021 et mettant en scène Jean Gabin[85], est repoussé au 2 mai 2022 avec un épisode de 90 minutes mettant en scène Dalida[86]. Des audiences en dessous de celles attendues conduisent Ardisson à repousser une nouvelle fois l'épisode sur Jean Gabin et lancer la production d'un épisode sur Coluche, dont le tournage est prévu pour septembre 2022[87]. L'épisode sur Coluche est diffusé en juin 2023, mais après des audiences décevantes, l'émission est déprogrammée[88]. L'émission est nommée aux Emmy Awards américains de 2023, dans la catégorie International Best Non-Scripted Entertainment[89].
Dix mois avant sa mort en octobre 2024, lors de la fermeture de la chaîne C8, le producteur-présentateur déclare être ravi qu'elle cesse d'exister et il règle ses comptes avec le patron du groupe Canal+ Vincent Bolloré et avec l'animateur-producteur Cyril Hanouna[90].
Thierry Ardisson a écrit et publié trois romans : Cinémoi (1972) et La Bilbe (1975) au Seuil et Rive Droite (1983) chez Albin Michel.
En 1986, il publie le livre Louis XX, Contre-enquête sur la Monarchie (Orban), lequel se vend à 100 000 exemplaires[2]. Le 31 octobre 1986, il apparaît dans Apostrophes dans un débat face à Max Gallo où il défend l'héritage de la monarchie française, critique de manière virulente la Révolution française comme origine des « totalitarismes » en comparant Jacques-René Hébert à Robert Faurisson, pour avoir déformé les conditions de la mort de Louis XVI[91].
En 1994, il publie chez Albin Michel le livre Pondichéry, relatant l’histoire d’un ancien fonctionnaire colonial ayant vécu à Pondichéry, depuis lors rapatrié dans une cité à Sartrouville. Accusé de « plagiat massif » sur plusieurs pages, cette publication fait grand bruit au moment de sa sortie[70].
En 2006, Thierry Ardisson publie Confessions d'un baby-boomer aux éditions Flammarion, une autobiographie écrite avec Philippe Kieffer, vendu à 100 000 exemplaires[3].
En 2016, il publie Les Fantômes des Tuileries chez Flammarion[70].
En octobre 2024, il publie L’Âge d’or de la pub aux Éditions du Rocher.
En 2005, il crée la société Ardimages dans le but de produire des longs-métrages et des séries pour la télévision[92].
En 2007, il fait une apparition dans le film franco-québécois L'Âge des ténèbres de Denys Arcand. Il y joue son propre rôle, sur le plateau de Tout le monde en parle.
En 2012, il produit son premier long métrage, Max, réalisé par Stéphanie Murat, avec JoeyStarr et Mathilde Seigner et distribué par Warner Bros.[93],[94].
En 2013, il commence la production d'un second long-métrage, Les Souvenirs, réalisé par Jean-Paul Rouve et mettant en scène Michel Blanc, Annie Cordy, Chantal Lauby , Audrey Lamy et Matthieu Spinosi[95].
En 2015, il produit Comment c'est loin, long-métrage réalisé par Orelsan et Christophe Offenstein puis l'année suivante, un film retraçant les grandes années du Palace[70].
En 2018, il produit Ma fille, long métrage réalisé par Naidra Ayadi, un film inspiré du roman de Bernard Clavel, Le voyage du père, retraçant le voyage à Paris d'un père à la recherche de sa fille.
En parallèle, son rôle de producteur s'exerce également dans des documentaires pour la télévision[70].
Le 29 août 2014, Thierry Ardisson rejoint Les Grosses Têtes de Laurent Ruquier sur RTL[96].
Thierry Ardisson épouse Christiane Bergognon en juin 1970[97]. Peu après, il découvre qu'elle le trompe[98] et tente de se suicider en s'ouvrant les veines dans une baignoire ; il est sauvé de justesse[99]. En 1974, lors d'un voyage à Bali avec son épouse, ils sont initiés à l'usage de drogues telles que l'héroïne, la cocaïne ou les champignons hallucinogènes[98]. Thierry Ardisson a plusieurs fois évoqué publiquement sa consommation de drogues.
Le 2 avril 1988, il épouse Béatrice Loustalan (1963-2026), conceptrice sonore. Le couple a trois enfants : deux filles, nées en 1989 et 1991 et un fils, né en 1996[100]. En août 2010, Béatrice Ardisson annonce leur séparation[101].
À partir de novembre 2009, il partage la vie de la journaliste Audrey Crespo-Mara[102], qu'il épouse le 21 juin 2014[103],[104]. Le couple reste uni jusqu'à sa mort le 14 juillet 2025.
Thierry Ardisson meurt le 14 juillet 2025 à l'âge de 76 ans à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement de Paris, des suites d'un cancer du foie qui s'est déclaré en 2012[105],[106],[107],[108].
Peu avant l'annonce officielle, une rumeur de sa mort est relayée sur les réseaux sociaux par le blogueur Clément Garin, à la suite de quoi Audrey Crespo-Mara annonce vouloir engager des poursuites judiciaires[109],[110].
Ses obsèques sont célébrées le 17 juillet 2025 à l'église Saint-Roch, dans le 1er arrondissement de Paris, par les abbés Daniel Duigou et Henri Imbert[111]. La cérémonie, privée, respecte un code vestimentaire noir, conformément à ses souhaits[112]. Thierry Ardisson est inhumé le 19 juillet 2025 au cimetière de Ménerbes dans le Vaucluse[113].
Thierry Ardisson se présente comme de conviction royaliste[114], plus précisément défenseur de la monarchie constitutionnelle, favorable au système de Westminster. Louis de Bourbon, duc d'Anjou et prétendant légitimiste au trône de France, est par ailleurs parrain de sa fille Ninon[11].
En février 1994, il reconnaît avoir plagié 70 lignes dans son premier livre Pondichéry. En 2005, une enquête de Jean Robin révèle que Thierry Ardisson a bien commis un plagiat de plusieurs ouvrages : Désordres à Pondichéry de Georges Delamarre (1937), De Lanka à Pondichéry de Douglas Taylor (1931) et Créole et Grande Dame d'Yvonne Gaebelé (1956) — soit une soixantaine de pages au total[115],[116].
Lors de l'émission Tout le Monde en parle du 16 mars 2002, il invite Thierry Meyssan pour parler de son livre L'Effroyable Imposture. Dans cet ouvrage, Thierry Meyssan présente les attentats du 11 septembre 2001 comme ayant été fomentés par « une partie du complexe militaro-industriel des États-Unis » et non par l'organisation terroriste Al-Qaïda, dont le chef, Oussama ben Laden, est présenté comme « une fabrication de la CIA », laquelle n'aurait d'ailleurs jamais cessé de collaborer avec les services secrets des États-Unis. Dans les jours suivant la diffusion de l'émission, cette promotion de l'ouvrage complotiste est vivement critiquée. L'animateur se voit reprocher de ne pas avoir formulé de contradictions à la présentation de cet ouvrage, le décrivant quasiment comme un livre-vérité. Le CSA envoie un courrier au président de France Télévisions pour le mettre en garde en expliquant que l'animateur : « […] avait repris [_le livre_] à son compte, sans la moindre distance critique ni précaution de langage, la propagation d'informations à l'évidence fausses, après avoir explicitement accordé à son auteur des labels de légitimité et de respectabilité… ». L'organisme rappelle au directeur le non-respect du cahier des charges de la chaîne, exige un rétablissement de la vérité et qu'il n'y ait plus de dérapages[117],[118],[119],[120].
En septembre 2006, Jean Birnbaum et Raphaël Chevènement publient le livre La face visible de l'homme en noir, dans lequel ils reprochent au présentateur, parmi d'autres griefs, de reproduire au sein de son émission Tout le monde en parle les tensions intercommunautaires internationales (en particulier s'agissant du conflit israélo-palestinien) et, ainsi, d'en faire la promotion en France. Ils citent comme exemple Dieudonné et avancent l'idée que les questions orientées d'Ardisson l'auraient peu à peu poussé dans des positions communautaires extrêmes[121]. Les auteurs fustigeant également les pratiques d'Ardisson en tant que monteur, celui-ci étant accusé d'orienter les discours de son émission, diffusée en différé et fortement réduite par rapport à la durée d'enregistrement[122].
En février 2008, Ardisson fait partie des « Animatueurs » brocardés dans le livre de Michel Malaussena. L'auteur y revient sur ses années de collaboration avec Thierry Ardisson et évoque sa personnalité caractérielle, voire autoritaire[123]. Dans la presse, il est décrit comme un présentateur méticuleux, précis, n'hésitant pas à écrire des centaines de fiches pour chacune de ses émissions ; « je suis très organisé » précise-t-il[31].
En 2020, une séquence vidéo datant de 1995 crée la polémique : on y entend Ardisson plaisanter avec Frédéric Beigbeder et Gabriel Matzneff, à propos de relations sexuelles qu'ils imaginent avec des « gamines de douze ans et demi »[124].
Le 10 mai 2025, sur le plateau de l'émission Quelle époque !, il affirme que « Gaza, c'est Auschwitz, voilà, c'est tout ce qu'il y a à dire », des propos condamnés par la LICRA et le CRIF. Le lendemain, il présente des excuses auprès de « ses amis juifs » par voie de communiqué à l'AFP[125],[126].
En 2018, Thierry Ardisson déclare dans une interview au Journal du dimanche gagner « entre 15 000 et 20 000 euros par mois ». Il ajoute : « Si je fais trop de télé au détriment d’activités plus nobles, c’est que je suis vénal, j’aime l’argent »[127].
1985 : Descente de police, TF1
1985-1986 : Scoop à la une, TF1
1988-1990 : Lunettes noires pour nuits blanches, Antenne 2
1990-1991 : Télé Zèbre, Antenne 2
1991-1993 : Double Jeu, Antenne 2 puis France 2
Été 1992 : Le bar de la plage, Antenne 2, avec notamment le professeur François Rollin
1994 : Autant en emporte le temps, France 2
1994 : Long courrier, France 2
1995-1996 : Paris Dernière, Paris Première
1997-2004 : Rive droite / Rive gauche, Paris Première
1998-2006 : Tout le monde en parle, France 2
1999 : Le Grand Tralala, coprésenté avec Laurent Ruquier, France 2
2001-2002 : Ça s'en va et ça revient, France 2
2003-2004 : Opinion publique, France 2
2003-2007 : 93, faubourg Saint-Honoré, Paris Première
2010-2014 : Happy Hour, Canal+
2010-2012 : Tout le monde en a parlé, Jimmy
2016 : Zéro limite, C8
2017-2018 : Samedi soir à Pigalle, C8
2017-2019 : Les Terriens du dimanche !, C8
2018-2019 : Les Terriens du samedi !, C8
2022-2024 : Hôtel du temps, France 3
juin 1990 : Rolling Stones : les jumeaux impossibles, Antenne 2
janvier 1993 : Cœur d'Ardishow, France 2
mars 2001 : La Nuit Gainsbourg, France 2
octobre 2001 : La 15e Nuit des 7 d'Or : coanimateur
octobre 2002 : Bedos/Ardisson : on aura tout vu !, France 2
décembre 2002 : Le père Noël n'est pas une ordure, France 2
avril 2003 : Le Grand Blind test, France 2
juin 2004 : 60e anniversaire du Débarquement (avec Michel Drucker), France 2
avril et mai 2005 : Le Plus Grand Français de tous les temps, France 2
avril 2008 : Ardisson : 20 ans d'antenne, Jimmy
décembre 2023 : 214, rue de Rivoli : le dîner spécial 20 ans, Paris Première
décembre 2023 : 93, faubourg Saint-Honoré : la crème de la crème, Paris Première
mai 2025 : Paris Dernière : l'émission spéciale 30 ans, Paris Première
2016 : Génération Ardisson 30 ans de télévision, D8
2023 : L'âge d'or de la pub, France 3
2025 : Ardisson, l'Homme en Noir : l'hommage, émission diffusée en direct le 15 juillet 2025 sur France 2
2025 : La face cachée de l'homme en noir, documentaire réalisé par Audrey Crespo-Mara diffusé le 16 juillet 2025 sur TF1
2019 : Sociétaire exceptionnel des Grosses Têtes sur RTL
2021 : Ardinight sur RFM
Thierry Ardisson, Cinémoi, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Cadre Rouge », 1973 (ISBN 2-02-001224-3)
Thierry Ardisson, La Bilbe, Paris, Éditions du Seuil, 1975 (ISBN 978-2-02-004225-3)
Thierry Ardisson, Rive droite : roman, Paris, Éditions Albin Michel, 1983, 216 p. (ISBN 2-226-01684-8)
Louis XX : Contre-enquête sur la Monarchie, Paris, éditions Gallimard, coll. « Folio », 1988 (1re éd. 1986 Olivier Orban), 249 p. (ISBN 2-07-037912-4)
Pondichéry, éditions Albin Michel, 1994 (ISBN 978-2-226-30198-7)
Le Petit Livre blanc. Pourquoi je suis monarchiste, Paris, Plon, 2012 (ISBN 978-2-259-21748-4)
Les Fantôme des Tuileries, Paris, Flammarion, 2016, 224 p. (ISBN 978-2-08-137925-1)
Avec Cyril Drouhet et Joseph Vebret, Dictionnaire des provocateurs, Paris, Plon, 2010 (ISBN 978-2-259-21213-7 et 2-259-21213-1)
Collectif, Rock Critics, Paris, Don Quichotte, 2010, 498 p. (ISBN 978-2-35949-016-9)
Avec Anne Saint Dreux, L'Âge d'or de la pub, Paris-Monaco, éditions du Rocher, 2024, 144 p. (ISBN 978-2268111063)
Les Années provoc, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Docs Témoignage », 1998, 347 p. (ISBN 2-08-067635-0)
avec Philippe Kieffer, Confessions d'un baby-boomer, Paris, Flammarion, 2004, 358 p. (ISBN 2-08-068583-X)
L'Homme en noir, Paris, Plon, 2025 (ISBN 978-2-259-32117-4)[128].
Thierry Ardisson et Laurent Baffie, Tu l'as dit Baffie ! Concentré de vannes, Paris, Le Cherche midi, coll. « Le Sens de l'humour », 2005, 229 p. (ISBN 2-7491-0385-1)
Thierry Ardisson et Jean-Luc Maître, Descentes de police, Paris, Love Me Tender/Business Multimedia, 1984, 139 p. (ISBN 2-7491-0144-1)
Thierry Ardisson (collectif), Paris dernière. Paris la nuit et sa bande son, Paris, M6 Éditions, 2010, 320 p. (ISBN 978-2-915127-80-5 et 2-915127-80-8)
Thierry Ardisson et Philippe Kieffer, Tout le monde en a parlé, Paris, Flammarion, 2012, 360 p. (ISBN 978-2-08-122126-0)
Thierry Ardisson et Philippe Kieffer, Magnéto Serge !, Paris, Flammarion, 2013, 300 p. (ISBN 978-2-08-128029-8)
Thierry Ardisson (collectif), Dix Ans pour rien ? Les années 80, Paris, Éditions du Rocher, coll. « Lettre recommandée », 1990, 161 p. (ISBN 2-268-00911-4)
Thierry Ardisson (postface), Peut-on penser à la télévision ? La Culture sur un plateau, Paris, Le Bord de l'eau/INA, coll. « Penser les médias », 2010, 290 p. (ISBN 978-2-35687-064-3 et 2-35687-064-4)
Thierry Ardisson, Paris interdit. Découvrez les endroits les plus interdits de Paris, documentaire, 1997. (VHS)
Thierry Ardisson, Les Années Double Jeu, Arcades Vidéo, 2010.
Thierry Ardisson, Les Années Lunettes Noires pour Nuits Blanches, Arcades Vidéo, 2010.
Thierry Ardisson, Les Années Tout le monde en parle, Arcades Vidéo, 2010.
Thierry Ardisson, La Boite noire de l'homme en noir, Arcades Vidéo, 2010.
Thierry Ardisson, Les Années Paris Première, M6 Vidéo, 2011.
Collectif, Où va la création audiovisuelle, BnF/Ina, 2011[129].
2020 : I Love You coiffure de Muriel Robin : l'amant de la mère de Liliane et Maud
Instant Sex. Le Disque souvenir de l'émission culte Double Jeu de Thierry Ardisson, vinyle, 1993.
La Musique de Tout le monde en parle, compilation, Naïve, 2002.
Il est cité dans la chanson de Renaud, Les Bobos : « Ardisson et son pote Marco » (référence à Marc-Olivier Fogiel).
- 7 d'or de la meilleure émission culturelle, pour Tout le monde en parle (2000)[130].
- 7 d'or de la meilleure émission musicale, pour Serge si tu nous regardes (2001)[131].
- Hot d'or d'honneur 2001 (remis sur le plateau de Tout le monde en parle par Estelle Desanges)[132].
- Prix Philippe-Caloni 2016 du Meilleur intervieweur de l'année[133].
- Nomination aux International Emmy Awards 2023 pour l'émission Hôtel du temps dans la catégorie International Best Non-Scripted Entertainment[134].
Chevalier de la Légion d'honneur au titre d'« animateur, producteur de cinéma et de télévision ; 57 ans de services » (2023)[135]. Il est fait chevalier le 11 avril 2024 au palais de l'Élysée par Emmanuel Macron.
- Jean Birnbaum et Raphaël Chevènement, La Face visible de l'homme en noir, Paris, éditions Stock, 14 septembre 2006, 210 p. (ISBN 2-234-05937-2)
Cet ouvrage concerne uniquement Tout le monde en parle ainsi que le rôle de Thierry Ardisson durant celle-ci. - Michel Malaussena, Les Animatueurs, Paris, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2008 (réimpr. 2009, Pocket), 305 p. (ISBN 978-2-35013-117-7 et 2-35013-117-3), p. 315
- Joseph Vebret, « Thierry Ardisson. L'écriture ou la vie, entretien avec l'animateur », Le Magazine des livres, no 24, mai/juin 2010
- Laurence Rémila, « La battle : Thierry a-t-il peur de la méthode Ardisson ? », Technikart, no 96, 12 février 2007 (lire en ligne)
- François Dufay, « Ardisson : le chevalier noir de l'« infotainment » », Le Point, 12 mai 2000, p. 64 (lire en ligne)
- Marc Baudriller, « Inusable », Challenges, no 490, 22 septembre 2016, p. 60-63 (ISSN 0751-4417)

- Site officiel Lancé en 2009 en partenariat avec l'Institut national de l'audiovisuel : présenté par l'intéressé comme son « mausolée numérique » rassemblant ses travaux pour la publicité, la presse, le cinéma, la littérature et la télévision, avec plus de 7 500 vidéos de ses interviews.
- ↑ « Thierry Ardisson P1 : "Je ne suis pas assez con pour penser qu'il n'y a que moi qui ai de bonnes idées », sur ozap.com, 2 novembre 2011.
- ↑ a et b Elisabeth Perrin, « La télé refait le D-Day », sur tvmag.lefigaro.fr, 28 mai 2004.
- ↑ a et b Renaud Revel, « Sinistrose », sur L'Express, 13 mai 2008.
- ↑ Thierry Ardisson & Philippe Kieffer 2004, p. 29
- ↑ a et b Lionel Paoli, « Thierry Ardisson: "Nice a toujours été le repère de ma famille" », Nice-Matin, 7 avril 2011 (lire en ligne).
- ↑ Jacques Lafitte et Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte, 2008, p. 132.
- ↑ Bruno de Stabenrath, « Le cendrier de Thierry Ardisson », M, le magazine du Monde, 9 décembre 2011 (lire en ligne).
- ↑ « Thierry Ardisson et son cendrier », sur lejdd.fr, 18 août 2013.
- ↑ « Thierry Ardisson : qui est son frère Patrick ? », sur elle.fr, 17 juillet 2025 (consulté le 18 juillet 2025).
- ↑ « Thierry Ardisson », sur tvmag.lefigaro.fr, 20 octobre 2006 (consulté le 16 juillet 2025).
- ↑ a b c d e et f « Thierry Ardisson fête ses vingt ans d'antenne : retour sur la carrière de l'homme en noir », sur purepeople.com, 28 mars 2008.
- ↑ Dominique Dhombres, « Thierry Ardisson, fils de la pub et de la télé », sur Le Monde, 22 septembre 2005
- ↑ Thierry Ardisson, Confessions d'un baby-boomer, Flammarion, 2005, p. 154.
- ↑ Thierry Ardisson & Philippe Kieffer 2004, p. 117.
- ↑ a b c et d « Ex-fan des eighties », sur Technikart, 8 décembre 2008.
- ↑ Thierry Ardisson & Philippe Kieffer 2004, p. 152.
- ↑ a b et c « Thierry Ardisson », La République des Lettres, 24 avril 2007.
- ↑ a b c et d « Thierry Ardisson, de A à Zèbre », sur Le Point, 1er avril 2008.
- ↑ Élodie Suigo et Xavier Allain, « "On gagnait des fortunes !" : Tropico, Lapeyre, Ovomaltine… Ces slogans mythiques de la pub imaginés par Thierry Ardisson », sur Franceinfo, 14 juillet 2025 (consulté le 16 juillet 2025).
- ↑ a b c et d Valérie Sasportas, « «Lunettes noires pour nuits blanches» : un vent de liberté », sur Le Figaro, 17 août 2009.
- ↑ « L’âge d’or de la pub », sur Éditions du Rocher (consulté le 14 juillet 2025) : « […] j'ai cofondé en 1978 l'agence Business où j'ai inventé les fameux spots ultracourts : « J'ai 8 secondes pour vous dire qu'Ovomaltine, c'est de la dynamique » […] ».
- ↑ « Chaussée aux moines : Prêche gustatif », sur Stratégies, 23 octobre 2003.
- ↑ « Quiz : Avez-vous la mémoire des slogans publicitaires ? », sur Journal du Net.
- ↑ Paquita Paquin, Vingt ans sans dormir : 1968-1983, Éditions Denoël, avril 2005, 203 p. (ISBN 978-2-207-25569-8), « Façade », p. 114.
- ↑ Léna Lutaud, « Ardisson, conseiller secret de Didier Quillot », sur Le Figaro, 14 octobre 2007.
- ↑ a et b Raphaël Garrigos, « De Warhol à Laetitia Casta », sur Libération.fr, 26 août 1999.
- ↑ Gilles Fontaine, « "J'économise" cartonne », sur L'Express, 5 novembre 1998.
- ↑ « Plateau Thierry Ardisson », sur INA/TF1, 28 août 1980.
- ↑ a et b « Thierry Ardisson fête ses 20 ans de télévision », sur Toutelatele.com, 4 avril 2008
- ↑ a et b [précision nécessaire], Télé 7 jours no 2497, page 27.
- ↑ a b et c Baudriller 2016, p. 63.
- ↑ a et b « Bains de minuit », sur Toutelatele.com (consulté le 16 octobre 2012)
- ↑ « Thierry Ardisson: « Voir de vraies gens dans leur vraie vie » », sur programme.tv, 27 septembre 2007
- ↑ a et b « Thierry Ardisson », Nouvel Observateur.
- ↑ « Aux bons souvenirs des Bains Douches », sur telerama.fr (consulté le 6 juin 2016).
- ↑ « Thierry Ardisson toujours dans le bain », sur Le Figaro, 7 décembre 2010.
- ↑ Hubert Boukobza et Jean-François Kervéan, Dix mille et une nuits, Paris, Robert Laffont, novembre 2014, 297 p. (ISBN 978-2-221-14476-3), p. 117
« La télévision débarquait chaque lundi, du matin au soir […] Thierry ne découvrait pas la nuit, il la connaissait mieux que moi. Ardisson a été de cette première vague mythique, au Palace […] »
. - ↑ [vidéo] « Prince à Dortmund », sur thierryardisson.fr (consulté le 19 août 2012).
- ↑ Coffret de 5 DVD "Ze best of" des Inconnus, Paul Lederman.
- ↑ Mathias Alcaraz, « Vidéo Yvan Le Bolloc’h’ raconte comment il a rencontré Bruno Solo », sur Voici, 23 avril 2014.
- ↑ [vidéo] « Rolling Stones : les jumeaux impossibles », sur thierryardisson.fr (consulté le 19 août 2012).
- ↑ Jean-Philippe Pisanias, « «Un Grand Bleu» en plein cœur de Paris », sur Libération.fr, 2 novembre 1995
- ↑ « Quand Thierry Ardisson passe aux aveux », sur Le Point, 17 janvier 2007.
- ↑ a et b Fabrice Pliskin, « Il n'y a pas d'animateurs heureux », sur Le Nouvel Observateur, 11 mars 1993.
- ↑ Anne Kerloc'h, « Thierry Ardisson: «Je suis un 'homme-marque'» », sur 20 Minutes, 1er novembre 2011.
- ↑ Philippe Bonnet, « Ardisson et Ponson préparent un petit frère à «Frou-Frou» », sur Libération.fr, 25 janvier 1995.
- ↑ [vidéo] « Cœur d'Ardishow », sur Ina.fr, 9 janvier 1993.
- ↑ Thierry Ardisson & Philippe Kieffer 2004, p. 357-358.
- ↑ Anne Boulay, « Graines de star », sur Libération.fr, 29 mars 1996.
- ↑ Daniel Psenny, « Laurent Ruquier mort de rire. Patrick Le Lay stoppe «les Niouzes» après une semaine », sur Libération.fr, 5 septembre 1995.
- ↑ « Europe 1 investit chez Ardisson », sur Libération.fr, 13 novembre 1995.
- ↑ a et b Baudriller 2016, p. 62.
- ↑ « Télévision : Free One chaîne créée par Thierry Ardisson a reçu le conventionnement du CSA », sur Le Monde, 15 avril 1997.
- ↑ Marie-Dominique Arrighi, « Avec la «radiovision», Ardisson tient son nouveau concept. Il a imaginé Free One, chaîne destinée à CanalSatellite », sur Libération.fr, 6 novembre 1996.
- ↑ « Portrait : Maïtena Biraben », sur Toutelatele.com, 31 janvier 2005.
- ↑ « Laurent Ruquier », sur TV Magazine (consulté le 9 août 2010).
- ↑ Thierry Ardisson & Philippe Kieffer 2004, p. 331.
- ↑ Sébastien Marti, « Tribus : tout le monde va en parler », sur Libération.fr, 13 janvier 2003.
- ↑ Stéphane Lepoittevin, « Thierry Ardisson veut séduire les ménagères », sur Le Parisien, 15 décembre 2003.
- ↑ « Michel Drucker : « J'aurai le cœur serré » », sur Le Figaro, 5 juin 2004.
- ↑ « Les dix plus grands Français de tous les temps », sur Le Nouvel Observateur, 18 mars 2005.
- ↑ Alexandre Raveleau, « France 4 et France 5 : une rentrée dans la continuité », sur Toutelatele.com, 9 septembre 2005.
- ↑ «C'est un miracle que tu fusilles», sur Libération.fr, 29 mai 2006.
- ↑ Philippe Garrigos, « Ardisson: France 2, on n'en parle plus », sur Libération.fr, 29 mai 2006.
- ↑ a et b Mustapha Kessous, « Thierry Ardisson : « Quand vous êtes créateur en France, vous vous demandez à quoi vous servez », sur Le Monde, 24 octobre 2014.
- ↑ « Happy Hour cet été pour Ardisson », sur tvmag.com.
- ↑ « Bern décroche une quotidienne estivale », sur Le Figaro, 13 avril 2010.
- ↑ « Happy Hour : le jeu de Thierry Ardisson en access sur Canal+ pour les vacances de Noël », sur Première, 27 octobre 2011.
- ↑ Jean-Marc Verdrel, « Happy Hour avec Thierry Ardisson de retour le 16 juillet », sur coulisses-tv.fr, 6 juin 2012.
- ↑ a b c d e et f Baudriller 2016, p. 60.
- ↑ « Télévision: une série humoristique proposée par Ardisson, "Peplum", sur M6 », sur L'Express, 22 février 2015.
- ↑ Kevin Boucher, « "Les Terriens du dimanche" : Thierry Ardisson décline "Salut les Terriens !" dès le 10 septembre sur C8 », PureMédias, 22 août 2017.
- ↑ Benjamin Meffre, « Thierry Ardisson quitte C8 », sur ozap.com, 18 mai 2019 (consulté le 18 mai 2019).
- ↑ « Terriens, la dernière valse : les coulisses de la dernière de Salut Les Terriens ! | INA Arditube », sur youtube.com (consulté le 3 mai 2022)
- ↑ « Thierry Ardisson annonce qu'il quitte C8 pour ne pas faire du «low cost» », sur Le Figaro, 18 mai 2019 (consulté le 20 mai 2019).
- ↑ « Thierry Ardisson claque la porte de C8 : "Je ne veux pas faire de la télé low cost" », sur LCI (consulté le 20 mai 2019).
- ↑ « "Pas envie d'être assimilé à l'extrême droite": Thierry Ardisson revient sur son départ de Canal+ », sur rmc.bfmtv.com, 23 juin 2023.
- ↑ « Thierry Ardisson attaque C8 en justice », sur Libération.fr (consulté le 30 août 2019).
- ↑ « Thierry Ardisson assigne Vincent Bolloré en justice pour rupture brutale de dépendance économique », sur telestar.fr, 28 août 2019 (consulté le 30 août 2019).
- ↑ « Thierry Ardisson attaque C8 en justice et fustige Cyril Hanouna », sur Voici.fr (consulté le 30 août 2019).
- ↑ « Thierry Ardisson attaque C8 pour "parasitisme" et "rupture brutale de dépendance économique" », sur ozap.com (consulté le 30 août 2019).
- ↑ « Thierry Ardisson en conflit avec C8: la chaine condamnée à verser 5 millions d'euros », sur HuffPost, 10 septembre 2021.
- ↑ « Une nouvelle chaîne YouTube dédiée à Thierry Ardisson », sur La Presse, 15 octobre 2020 (consulté le 21 avril 2025).
- ↑ « Le deepfake institutionnalisé par Thierry Ardisson avec l'émission "Hôtel du temps" », sur citizen4science.org, 2 mai 2022 (consulté le 17 juillet 2025).
- ↑ Thierry Ardisson "ressuscite les morts "dans son émission "Hôtel du temps", La Dépêche du Midi, 20 avril 2021.
- ↑ « Des stars défuntes se racontent face à Ardisson dans "Hôtel du temps" », sur La Dépêche du Midi, 29 avril 2022 (consulté le 29 avril 2022).
- ↑ « Thierry Ardisson « abattu » face à l’échec d'« Hôtel du temps » », sur 20minutes.fr (consulté le 4 août 2022).
- ↑ « Thierry Ardisson : mauvaise nouvelle pour l'animateur de France 3 », sur Télé-Loisirs, 7 juillet 2023.
- ↑ « « Hôtel du temps » : Thierry Ardisson nommé aux Emmy Awards », sur Le Point, 29 septembre 2023 (consulté le 23 juillet 2024).
- ↑ https://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/actu-tele/thierry-ardisson-je-suis-ravi-que-c8-s-arrete-20241003 Émile Paul : « Thierry Ardisson : Je suis ravi que C8 s’arrête ! », article publié le 6 octobre 2024, consulté le 17 juillet 2025.
- ↑ « À bas le roi ! Vive le roi ! », sur INA/Antenne2, 31 octobre 1986.
- ↑ « Thierry Ardisson se lance dans le cinéma », Le Figaro, 19 mai 2008.
- ↑ « Thierry Ardisson produit son premier film, Max », L'Express, 2 février 2011 (lire en ligne).
- ↑ « Thierry Ardisson coproduit son premier film », Le Figaro, 1er novembre 2011 (lire en ligne).
- ↑ « Annie Cordy et Audrey Lamy plongent dans les Souvenirs de Jean-Paul Rouve », sur Pure People, 19 novembre 2013.
- ↑ « Franz-Olivier Giesbert et Thierry Ardisson rejoignent Laurent Ruquier », sur RTL.fr (consulté le 15 septembre 2014).
- ↑ Dominique Antoine, Thierry Ier, Place des éditeurs, 2018, p. 87.
- ↑ a et b Frédéric Seront, « "Je me défonçais du matin au soir" », sur dhnet.be, 18 juillet 2025 (consulté le 19 juillet 2025)
- ↑ « La tentative de suicide de Thierry Ardisson - Extrait vidéo Le divan de Marc-Olivier Fogiel », sur france.tv, 12 avril 2015 (consulté le 19 juillet 2025)
- ↑ « Thierry Ardisson : Audrey, Béatrice, Manon et Ninon, les femmes de sa vie », sur Terra Femina (consulté le 16 septembre 2014).
- ↑ « Béatrice Ardisson, la femme de Thierry confie : "Je suis en plein divorce…" », sur purepeople.com, 6 août 2010.
- ↑ Patrice Gascoin, « Audrey Crespo-Mara : « Ardisson, mon amour » : La journaliste de LCI vit une passion avec l'animateur de Canal+ », sur tvmag.lefigaro.fr, 14 septembre 2011.
- ↑ Exclu Gala- Thierry Ardisson et Audrey: « Entre nous, c'est un coup de foudre », gala.fr, récupéré le 7 septembre 2015.
- ↑ Anaïs Clavell, « Thierry Ardisson : son mariage surprise avec Audrey Crespo-Mara », sur Femme Actuelle, 25 juin 2014.
- ↑ Aymeric Parthonnaud, « Thierry Ardisson, l'animateur et producteur de télévision est mort à 76 ans », sur rtl.fr, 14 juillet 2025 (consulté le 14 juillet 2025).
- ↑ Catherine Pacary, « Thierry Ardisson, animateur et producteur de télévision, grand provocateur, est mort à l’âge de 76 ans », sur Le Monde, 14 juillet 2025 (consulté le 14 juillet 2025).
- ↑ Émilie Paul, « Mort de Thierry Ardisson, l’irrévérencieux homme en noir », sur tvmag.lefigaro.fr, 14 juillet 2025 (consulté le 14 juillet 2025)
- ↑ Florent Barraco, « « Je crois à ma bonne étoile » : le testament de Thierry Ardisson »
, sur Paris Match, 16 juillet 2025 (consulté le 23 juillet 2025) - ↑ « Mort de Thierry Ardisson : Audrey Crespo-Mara annonce attaquer en justice celui qui a annoncé à tort la mort de son mari », sur RTL, 14 juillet 2025 (consulté le 14 juillet 2025).
- ↑ Aubin Laratte, « Mort de Thierry Ardisson : sa femme, Audrey Crespo-Mara, annonce une action en justice contre le journaliste Clément Garin », sur leparisien.fr, 14 juillet 2025 (consulté le 16 juillet 2025).
- ↑ https://www.rcf.fr/articles/actualite/ceremonie-funeraire-de-thierry-ardisson-le-dernier-acte
- ↑ « Obsèques de Thierry Ardisson : dress code, musique, invités… Ce qui est prévu pour la cérémonie », sur La Dépêche, 17 juillet 2025.
- ↑ Paul Guibal, « Obsèques de Thierry Ardisson : l'animateur star inhumé dans l'intimité à Ménerbes dans le Vaucluse », sur laprovence.com, 19 juillet 2025 (consulté le 19 juillet 2025).
- ↑ Baudriller 2016, p. 60 et 62.
- ↑ « Thierry Ardisson : du plagiat à l’échelle industrielle », L'Hebdo, 27 octobre 2005, p. 90-91.
- ↑ « Thierry Ardisson : douze ans de mensonges », Entrevue, no 160, 16 mai 2005, p. 97-101.
- ↑ [vidéo] « Interview vérité de Thierry Meyssan | INA » (consulté le 26 juillet 2025)
- ↑ Pierre Lagrange, « Quels arguments opposer aux amateurs de conspirations ? », Mouvements, vol. 24, no 5, 2002, p. 113-119 (ISSN 1291-6412, DOI 10.3917/mouv.024.0113, lire en ligne, consulté le 26 juillet 2025)
- ↑ « Emission Tout le monde en parle : courrier à France 2 », sur csa.fr, 2002 (consulté le 26 juillet 2025)
- ↑ Ange-Dominique Bouzet, « L'effroyable escroquerie », sur Libération (consulté le 26 juillet 2025)
- ↑ Daniel Schneidermann, « Paysage de l'après-Ardisson », sur Libération.fr, 29 septembre 2006.
- ↑ Hélène Mathieu, « Jean-Hugues Anglade : “Je prends soin de mon corps parce qu’il a été maltraité” », sur Psychologies.com, 27 février 2023 (consulté le 7 janvier 2024).
- ↑ Pauline Delassus, « Pas de pitié pour les « animatueurs » », sur Marianne, 15 février 2008.
- ↑ « Beigbeder s’explique sur ces archives de 1995 le montrant plaisanter avec Matzneff », sur Le HuffPost, 21 février 2020 (consulté le 26 septembre 2021).
- ↑ « Tollé du Crif et de la Licra après des propos d'Ardisson sur la situation à Gaza », sur La-croix.com, 11 mai 2025.
- ↑ « Pour Aurore Bergé, les propos de Thierry Ardisson comparant Gaza à Auschwitz «nourrissent l’antisémitisme» », sur lefigaro.fr, 13 mai 2025.
- ↑ Combien gagne le "vénal" Thierry Ardisson ? Il répond !.
- ↑ Sandrine Bajos, « En librairie, Ardisson, Bedos, Louis Sarkozy font pschitt, Demorand et Anouk Grinberg au top », sur leparisien.fr, 22 mai 2025 (consulté le 16 juillet 2025).
- ↑ « Notice Où va la création audiovisuelle », sur Catalogue BnF (consulté le 5 juillet 2011).
- ↑ Thierry Ardisson & Philippe Kieffer 2004, p. 273.
- ↑ "Confessions d'un babyboomer page 273"
- ↑ « Interview biographie d'Estelle Desanges, Tout le monde en parle du 20 octobre 2001 », sur ina.fr (consulté le 6 novembre 2010), 30 s.
- ↑ « Thierry Ardisson, intervieweur de l'année », leparisien.fr, 20 janvier 2017 (lire en ligne, consulté le 20 janvier 2017).
- ↑ Pablo Baron, « « Hôtel du temps » : Thierry Ardisson nommé aux Emmy Awards », sur lepoint.fr, 29 septembre 2023.
- ↑ Décret du 29 décembre 2023 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur.
