Villers-Semeuse (original) (raw)
Villers-Semeuse [vile səmøz] est une commune française des Ardennes, dans la région Grand Est.
Les communes limitrophes sont Les Ayvelles, Charleville-Mézières, La Francheville, Lumes et Saint-Laurent.
Limites communales entre Villers-Semeuse et ses communes adjacentes.
Villers Semeuse est une commune ardennaise de la banlieue de Charleville-Mézières, limitrophe au sud-est de cette ville, située à 10 km de la frontière franco-belge, 75 km au nord-est de Reims, 78 km de Charleroi et 100 km de Luxembourg
Elle est desservie par la sortie
8 (Villers-Semeuse, Flize) de l'autoroute A-34) et est traversée par la ligne de Mohon à Thionville, dont la station la plus proche est la gare de Mohon. Toutefois, l'offre ferroviaire la plus importante est accessible à la gare de Charleville-Mézières, desservie par des TGV depuis Paris-Est ou Sedan, et des trains TER Grand Est (relations de Charleville-Mézières à Givet, à Lille-Flandres et à Longwy et de Reims à Metz-Ville).
La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Meuse et le canal de l'Est Branche-Nord[2],[Carte 1].
La Meuse, d'une longueur de 486 km, est un fleuve européen qui prend sa source en France, dans la commune du Châtelet-sur-Meuse, à 409 mètres d'altitude, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[3]. Elle longe la commune sur son flanc nord, s'écoulant d'est en ouest sur une longueur d'environ 3,6 km.
Le canal de l'Est Branche-Nord, d'une longueur de 141 km, est un chenal et un cours d'eau naturel navigable qui relie Givet à Troussey, où il rejoint le canal de la Marne au Rhin[4]. Il se superpose pour partie, dans la commune, à la Meuse, sur une longueur d'environ 0,1 km.
Réseau hydrographique de Villers-Semeuse.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 889 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charleville-Mézières à 4 km à vol d'oiseau[11], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le 1er janvier 1997[Note 1].
Statistiques 1991-2020 et records station CHARLEVILLE-MEZ (08) - alt : 145 m, lat : 49°46'58"N, lon : 4°38'35"E (à 9 km)Records établis sur la période du 1er janvier 1990 au 2 octobre 2025
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | |||||||||||||
| Record de chaleurdate du record | 1505.01.1999 | 21,727.02.19 | 24,431.03.21 | 28,125.04.07 | 31,228.05.17 | 34,928.06.11 | 39,225.07.19 | 3712.08.03 | 34,415.09.20 | 27,701.10.11 | 19,907.11.15 | 15,730.12.22 | 39,22019 |
| Maximale moyenne | 5,6 | 6,9 | 11,3 | 15,3 | 19 | 22,1 | 24,1 | 23,9 | 20 | 15 | 9,3 | 6,1 | 14,9 |
| Moyenne | 2,7 | 3,1 | 6,2 | 9,1 | 12,8 | 16 | 18 | 17,6 | 14,1 | 10,4 | 6,1 | 3,3 | 9,9 |
| Minimale moyenne | −0,3 | −0,6 | 1 | 2,8 | 6,6 | 9,9 | 11,8 | 11,2 | 8,2 | 5,8 | 2,8 | 0,4 | 5 |
| Record de froiddate du record | −17,501.01.1997 | −16,718.02.1991 | −13,813.03.13 | −8,508.04.03 | −4,418.05.1991 | −2,405.06.1991 | 1,711.07.1993 | 0,430.08.1993 | −3,430.09.18 | −6,730.10.1997 | −11,824.11.1998 | −16,421.12.09 | −17,51997 |
| Précipitations | |||||||||||||
| Hauteur (mm) | 100,4 | 78,3 | 68,6 | 56,6 | 67,6 | 66,8 | 72,3 | 74,4 | 63,4 | 80,1 | 83,8 | 116,1 | 928,4 |
| Record de pluie en 24 h (mm)date du record | 46,425.01.1995 | 38,624.02.1997 | 29,206.03.07 | 28,329.04.18 | 35,927.05.18 | 69,928.06.11 | 45,713.07.21 | 35,915.08.10 | 40,708.09.17 | 51,209.10.24 | 36,810.11.02 | 59,224.12.13 | 69,92011 |
| Ensoleillement | |||||||||||||
| Heures | 50,4 | 69 | 128,1 | 176,7 | 197,3 | 202,9 | 214,2 | 198,6 | 152,5 | 96,8 | 48,4 | 40,7 | 1 575,5 |
Source : « Fiche 8105005 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le 24 octobre 2025)
5,6
−0,3
100,4
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au 1er janvier 2025, Villers-Semeuse est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Charleville-Mézières, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2],[17]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,3 %), zones urbanisées (27,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,4 %), eaux continentales[Note 3] (6,5 %), forêts (5 %), terres arables (0,3 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Cette localité résulte de la réunion des deux communes autrefois distinctes, Villers et Semeuse[21].
Villers est attesté sous la forme Je Villari ante Macerias en 1248[22].
Villers est un appellatif toponymique français qui procède généralement du gallo-roman villare, dérivé lui-même du gallo-roman villa « grand domaine rural », issu du latin villa rustica.
Semeuse est attesté sous les formes Sonmuse en 1290, sousmuese en 1325[21].
Semeuse est un toponyme en -euse où il est possible de déceler des dérivations où nous voyons bien sûr *Villers-sur-Meuse dans Villers-Semeuse[21]. La Meuse est un fleuve européen qui prend sa source en France et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas, elle longe la commune sur son flanc nord.
Torque à tampon du Ve siècle av. J.-C.trouvé dans la commune.
Le château avant la Première Guerre mondiale.
Dès avant la Première Guerre mondiale, le centre militaire de Mézières disposait d'un terrain d'atterrissage situé près du fort des Ayvelles et offrant aux navigateurs aériens aussi bien abri que ravitaillement et matériel complets[23].
En 1910, avec l'essor de l'aviation, le circuit de l'Est[24], course aéronautique reliant Paris – Troyes – Nancy – Mézières – Douai – Amiens – Paris, fait escale sur le terrain d'aviation de Villers-Semeuse.
- Le Circuit de l'Est en 1910
Circuit de l'Est à Villers en 1910.
Charles Terres Weymann sur son biplan au terrain de Villers-Semeuse.
Le 18 décembre 1918, près de Villers-Semeuse, dans une revue passée par le général Marie-Eugène Debeney, le drapeau du 115e R.I. reçoit la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918[réf. nécessaire].
La commune a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 le 11 novembre 1948[25]
En 1969 Citroën implante une fonderie sur les communes de Villers-Semeuse et des Ayvelles, destinée à l'origine à fabriquer les pièces du moteur de la Citroën GS et GSA.
La commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la première circonscription des Ardennes.
Elle faisait partie de 1801 à 1973 du canton de Mézières, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée au canton de Mézières-Est. En 1982, elle devient le chef-lieu du canton de Villers-Semeuse[26]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 8+1 fraction à 11 communes.
La ville était membre de la communauté d'agglomération dénommée cœur d'Ardenne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2004 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Celle-ci fusionne avec ses voisines pour former, le 1er janvier 2014, la communauté d'agglomération dénommée Ardenne Métropole, dont la commune est désormais membre.
Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans les Ardennes, la liste DVG menée par Jérémy Dupuy remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 841 voix, devançant respectivement les listes menées par[27] :
- le maire sortant Guy Ferreira (DVD, 752 voix, 47,20 %, 6 conseillers municipaux élus) ;
- Franck Tuot (DVD), qui n'a obtenu aucun suffrage, ses bulletins ayant été invalidés et faisant partie des 190 bulletins blancs et nuls ;
lors d'un scrutin marqué par 30,92 % d'abstention.
Les élections municipales du 23 mars 2014 ont été annulées par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne le 29 mai 2014, qui a estimé que les bulletins de vote d'une des listes avait été illégalement invalidés par le bureau de vote. De nouvelles élections municipales, initialement prévues les 29 juin et le 6 juillet 2014[28],[29],[30] ont eu lieu le 14 septembre 2014 et Jérémy Dupuy a été réélu le 14 septembre 2014 dès le premier tour[31].
Lors des élections municipales de 2020 dans les Ardennes, seule la liste DVG du maire sortant Jérémy Dupuy était candidate, et a donc obtenue la totalité des 809 suffrages exprimés (27 conseillers municipaux élus, dont 2 communautaires)[32].
Récapitulatif des résultats électoraux récents
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | |
| Municipales 2014 | DVG | 52,79 | DVD | 47,21 | Pas de 3e | Pas de 4e | Tour unique | |||||||
| Européennes 2014 | FN | 34,89 | PS | 19,83 | UMP | 18,21 | UDI | 7,53 | Tour unique | |||||
| Régionales 2015 | FN | 39,04 | PS | 24,28 | LR | 19,14 | EELV | 5,56 | FN | 37,65 | LR | 36,77 | PS | 25,57 |
| Présidentielle 2017 | FN | 29,08 | EM | 21,46 | LFI | 18,62 | LR | 13,59 | EM | 54,50 | FN | 45,50 | Pas de 3e | |
| Législatives 2017 | LR | 31,78 | FN | 23,02 | EM | 22,10 | LFI | 5,75 | LR | 68,09 | EM | 31,91 | Pas de 3e | |
| Européennes 2019 | RN | 34,10 | LREM | 14,58 | EELV | 10,73 | LR | 6,40 | Tour unique | |||||
| Municipales 2020 | DVG | 100 | Pas de 2e | Pas de 3e | Pas de 4e | Tour unique | ||||||||
| Régionales 2021 | LR | 36,60 | RN | 17,69 | EELV | 15,55 | LFI | 10,32 | LR | 46,42 | RN | 25,15 | EELV | 22,48 |
| Présidentielle 2022 | RN | 31,03 | LREM | 23,08 | LFI | 20,56 | REC | 6,20 | RN | 53,08 | LREM | 46,92 | Pas de 3e | |
| Législatives 2022 | NUPES | 26,22 | RN | 24,74 | LR | 18,58 | LREM | 14,67 | RN | 51,94 | LREM | 48,06 | Pas de 3e | |
| Européennes 2024 | RN | 43,52 | RE | 11,83 | PS | 11,10 | LFI | 6,65 | Tour unique | |||||
| Législatives 2024 | RN | 34,26 | NFP | 24,61 | RE | 21,46 | SE | 10,70 | RE | 50,25 | RN | 49,75 | Pas de 3e |
Liste des maires successifs[33]
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Liste des maires avant la Libération Période Identité Étiquette Qualité Les données manquantes sont à compléter. 1828 1840 Jean-Vivien Laurent 1840 1844 Martin Waharbe 1844 1851 Jean-François Labbe 1851 1852 Vivien Vermont 1852 1859 Jean-François Labbe 1859 1865 Jacques-Eugène Vermont 1865 1870 Guillaume Ricault 1871 1878 Nicolas Matthieu 1878 1880 Ernest Tisseron 1880 1882 Pierre Dauchy 1882 1888 Eugène-René Laine 1888 1896 Nicolas Matthieu 1896 1900 Édouard Martin 1900 1908 Edmond Neuveux 1908 1912 Albert Hénon 1912 1919 Auguste Rogé 1919 1925 Albert Henon 1925 1929 Charles Prévost 1929 1940 Charles Neveux SFIO Cultivateur, révoqué par le Gouvernement de Vichy en 1940 1941 1944 Théophile Aubois | ||||
| octobre 1944 | janvier 1946 | Georges Féry | ||
| janvier 1946 | mars 1965 | Louis Jolly[34] | PCF(jusqu'en 1960) | Cheminot ajusteur aux ateliers de Mohon, syndicaliste |
| mars 1965 | mars 1971 | Marcel Nagot | ||
| mars 1971 | mars 1977 | Louis Jolly[34] | DVG | Cheminot retraité |
| mars 1977 | mars 2001 | Roger Aubry[35] | DVD | PharmacienConseiller général de Villers-Semeuse (1982 → 2008)Président du conseil général des Ardennes (1995 → 2004) |
| mars 2001 | mars 2014 | Guy Ferreira[36],[37] | DVD | Retraité EDFConseiller général de Villers-Semeuse (2008 → 2014) |
| mars 2014[38] | en cours (au 5 septembre 2024) | Jérémy Dupuy | DVG-PS | Professeur certifié d'histoire-géographie en collègeFormateur à l'INSPÉ de ReimsConseiller général puis départemental de Villers-Semeuse (2014 →)Vice-président de la CA Ardenne Métropole (2014 → )Réélu en septembre 2014 lors d'une élection municipale partielle[31]Réélu pour le mandat 2020-2026[39],[40] |
Le comité des villes et villages fleuris de France a décerné[Quand ?] deux fleurs à la commune[41].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[43].
En 2023, la commune comptait 3 615 habitants[Note 4], en évolution de +0,31 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population [ modifier ]
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 207 | 191 | 196 | 218 | 345 | 346 | 357 | 398 | 407 |
Évolution de la population [ modifier ], suite (1)
| 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 | 1906 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 705 | 800 | 902 | 1 254 | 1 090 | 1 173 | 1 444 | 1 541 | 1 826 |
Évolution de la population [ modifier ], suite (2)
| 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 066 | 2 172 | 2 711 | 2 802 | 2 740 | 2 372 | 3 022 | 3 389 | 3 358 |
Évolution de la population [ modifier ], suite (3)
| 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 | 2021 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3 193 | 3 074 | 3 595 | 3 521 | 3 230 | 3 525 | 3 591 | 3 608 | 3 615 |
Histogramme de l'évolution démographique

C'est sur le territoire de la commune qu'a décidé de s'implanter l'usine PSA Peugeot Citroën, employant un grand nombre de ses résidents. Elle produit des pièces de moteur et de suspension, principalement pour PSA PSA Peugeot Citroën, mais aussi pour BMW.
En 1971, un important centre commercial est implanté sur la commune de Villers-Semeuse. Le triplement de sa galerie commerciale est envisagé depuis 2015, mais est freiné par de nombreux recours, notamment inspirés par la volonté de préserver les commerces de centre-ville de Charleville-Mézières - l’autorisation étant finalement accordée en 2018[45].
Villers-Semeuse abrite aussi le centre d'insémination artificielle des Ardennes[46].
- La commune possédait un château, le château de Villers-devant-Mézières, fortement endommagé durant la Première puis la Seconde Guerre mondiale, finalement détruit dans les années 1950[47].
- Le fort des Ayvelles est un ancien bâtiment militaire construit à partir de 1876, déclassé en 1899, utilisé comme garnison durant la Première Guerre mondiale et occupé pendant la Seconde.
- L'église Saint-Pierre de Villers-Semeuse : (XVe siècle)[48]. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1972[49]. Elle est construite en pierre de Dom. Le portail de l'église date de 1604, il est encadré par deux colonnes corinthiennes qui soutiennent le fronton. Au-dessus de celui-ci est sculpté le décret inspiré par Robespierre : ” Le peuple français reconnaît l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’Âme ”.
L'église contient notamment un buste reliquaire de saint Pierre en bois polychrome du XVIIe siècle[50]. Le maître-autel et ses accessoires date du XVIIIe siècle[51].

La place Roger Aubry et la mairie
Le jardin public Solange Demarville.
Eglise Saint Pierre de Villers-Semeuse
Portail de l'église
Cadran solaire sur la façade de l'église
Jules Leroux.
Natifs de la commune
- Jules Leroux (1880-1915), écrivain mort pour la France en 1915.
- Roger Marche (1924-1997), joueur de football, vainqueur de la coupe et du championnat de France, capitaine de l'équipe de France[52].
- Jacques Fabry (1931-2012), universitaire français, spécialiste des courants de pensée mystiques et ésotériques allemands du XIXe siècle.
- Éric Lareine (1954-) - artiste, comédien, auteur, musicien.
- Pierre Lejoyeux, (1961-2018), auteur français de livres-jeux et de jeu de rôle.
- Alain Puiseux (1963-), écrivain et un directeur de publication français, auteur de roman policier.
- Pascal Dupuis (1964-), joueur de football reconverti en entraîneur.
- Didier Mandelli (1964-), chef d'entreprise, maire du Poiré-sur-Vie de 2001 à 2015, et sénateur de Vendée depuis 2014.
- Jean-Luc Warsmann (1965-), politicien, vice-président de l'assemblée nationale de 2005 à 2007.
- Stéphanie Mariage (1966-), pongiste, médaillée aux Jeux paralympiques.
- Isabelle Rauch (1968-), femme politique, députée depuis 2017.
- Lionel Vuibert (1968-), homme politique, député depuis 2022.
- Médéric Collignon (1970-), musicien.
- Samuel Wiart (1973-), joueur de football, champion de France de D2 en 1998.
- Patrick Regnault (1974-), joueur de football, finaliste de la coupe de France en 2005.
- Alexandre Dujeux (1976-), joueur de football reconverti en entraîneur.
- Marion Lécrivain (1982-), actrice et metteur en scène.
- Jérémy Ferrari (1985-), humoriste et acteur
- Sandra Beuvière (1990-), athlète de cross.
- Lukas Moutarde (1998-), athlète de lancer de javelot.
| Blason | De sable à six fleurs de lys d'argent ordonnées 2.1.2.1. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
↑ Les records sont établis sur la période du 1er janvier 1990 au 2 octobre 2025.
↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑ « Réseau hydrographique de Villers-Semeuse » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 juillet 2023).
↑ « Ardennes », sur habitants.fr (consulté le 12 avril 2023).
↑ « Fiche communale de Villers-Semeuse », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le 8 mars 2026).
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