Villeurbanne, première pierre pour le projet Gratte-Ciel - MET' (original) (raw)

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Doubler le cœur historique de Villeurbanne à l’horizon 2030, c’est l’ambition du projet Gratte-Ciel. Il entre dans une nouvelle étape avec la pose de la première pierre d’un chantier qui accueillera une résidence de 224 logements. Tour d'horizon.

La pose d’une première pierre est souvent de l’ordre du symbolique, mais celle-ci l’est peut-être encore davantage que d’ordinaire. Presque 100 ans après le lancement par Lazare Goujon, du coup d’envoi du projet du quartier Gratte-Ciel, on pose la première pierre de l’îlot B ou opération Vues-Ciel, de la ZAC du projet urbain Gratte-Ciel centre-ville.

Et dans cette opération de réaménagement urbain, la dimension historique n’est pas anodine. D’abord par le caractère patrimonial de ce centre-ville villeurbannais et aussi par l’ampleur du projet.

« Cent ans après, se confronter à un tel projet urbain comme celui des Gratte-Ciel, qui est une réussite reconnue par sa longévité et l’attachement des Villeurbannais, cela doit nous inspirer une forme d’unité et d’engagement sans faille. Pour être à la hauteur de ce rendez-vous historique qui est celui de doubler le centre-ville », souligne Cédric Van Styvendael, le maire de Villeurbanne.

Car si en 1924, la ville comptait 80 000 habitants, ils sont aujourd’hui près de 159 000.

Ce projet revêt un caractère historique, mais il se joue aussi dans un moment historiquement difficile pour le faire sortir de terre avec la crise du logement

Cédric Van Styvendael,

maire de Villeurbanne

Car si en phase 1 du projet, plusieurs équipements publics ont déjà été livrés : le Lycée Pierre-Brossolette, le groupe scolaire Rosa-Parks ou le complexe sportif Alexandra-David-Néel, le démarrage de la phase 2 implique la construction d’une grande partie des 884 nouveaux logements que compte le projet.

Perspective du futur quartier avec les 4 îlots construits.

Les chiffres* du projet Gratte-Ciel centre-ville

Une nouvelle tour emblématique

Cet automne, c’est donc la construction de l’îlot B, baptisé Vues-ciel et dont la maîtrise d’ouvrage a été confiée à Quartus, qui démarre. Sur 7 923 m2, 2 300 m2 de surfaces vertes et 8 500 m2 de commerces, services et équipements vont voir le jour.

Les habitantes et habitants pourront ainsi y retrouver un cinéma de 4 salles, les nouveaux locaux du pôle jeunesse municipal ou un tiers-lieu de 300 m2. Côté habitation, 224 logements répartis sur six immeubles sont prévus, parmi lesquels 58 en locatif social, 17 en BRS (bail réel solidaire) et 17 en habitat participatif.

Cet îlot accueillera aussi l’immeuble le plus haut parmi les nouvelles constructions qui vont voir le jour dans le quartier : la tour « Signal ». Du haut de ses 59 mètres, elle dominera le nouveau quartier et viendra dialoguer avec les deux tours des Gratte-Ciel historiques, plus grandes d’1 centimètre.

Car au niveau architectural aussi, le projet est un défi pour garder la continuité et l’identité du quartier tout en s’adaptant aux contraintes actuelles. « Les nouveaux Gratte-Ciel prolongent, sans copier, cette architecture. Ils s’en inspirent et cherchent à résoudre la difficulté de construire en grande hauteur avec des matériaux biosourcés et bas carbone », explique Nicolas Michelin, architecte-urbaniste en chef.

La livraison des bâtiments du projet Vues-Ciel est prévue pour fin 2026.