CASE : Définition de CASE (original) (raw)

CASE1, subst. fém.

Habitation rudimentaire, en particulier en Afrique noire (cf. cabane, cahute, hutte, paillote) :

1. Allez aux pays des Noirs, gîtés en des cases de boue; aux pays des Arabes blancs, abrités sous une toile brune qui flotte au vent, ...Maupassant, _Contes et nouvelles,_t. 2, Fou, 1885, p. 1012.

P. ext., vieilli, fam. Maison de style rustique :

2. ... je souris à ma maison, car il n'en est pas de plus mienne que cette grande case de granit gris, persiennes dépeintes et ouvertes, nuit et jour, sur des fenêtres sans défiance.Colette, _Claudine en ménage,_1902, p. 274.

Fig., vx, fam. Le patron de la case. Le maître de maison ou celui qui en tient lieu.

Région. (fr. d'Afrique). ,,Maison de construction légère`` (J. David, Dict. du fr. fondamental pour l'Afrique, Paris, Didier, 1974) : il habite la plus grande case du village (J. David, _Dict. du fr. fondamental pour l'Afrique,_Paris, Didier,1974).

Prononc. et Orth. : [kɑ:z]. Enq. : /kaz, (D)/. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1269-78 case « petite maison » (J. de Meung, Roman de la Rose, éd. F. Lecoy, 15743); 2. 1637 case « habitation rudimentaire d'indigène » (P. Alexis de Saint-Lô, Relation du Voyage du Cap Vert, p. 197 [à propos du Sénégal] ds Arv., p. 160); 1638 (Gazette de France, p. 398 [à propos de la Guadeloupe], ibid., p. 161). 1 empr. au lat. class. casa « cabane, chaumière » qui prit le sens de « maison » en lat. médiév. (v. Nierm. et Mittellat. W.) et remplaça domus (v. FEW t. 2, p. 452); 2 empr. au port. casa, proprement « maison » (dep. 870 ds Mach.) que les Noirs sénégalais utilisaient pour désigner leurs huttes; la diffusion du mot a été prob. favorisée par l'esp. casa, également utilisé dans les Antilles. Bbg. Arv. 1963, pp. 160-162. − Dauzat Ling. fr. 1946, p. 152. − Sain. Lang. par. 1920, p. 215, 363, 424.