Littré - bercer - définition, citations, étymologie (original) (raw)

« bercer », définition dans le dictionnaire Littré

(bèr-sé ; le c prend une cédille devant un a ou un o : je berçai, nous berçons) v. a.

HISTORIQUE

XIVe s. À Jehan Parchet, peintre, pour deux biers à berser, l'un grant et l'autre petit, par lui peins, De Laborde, Émaux, p. 164. À Jehan le huchier, pour un berseil de bois d'Illande avec la bersouere faits par lui et livré, pour bersier Madame Jehanne de France, fille de Madame la Royne, De Laborde, ib.

XVe s. Une petite fille qui berçoit ung petit enfant aagé d'un an ou environ, Du Cange, berciolum.

XVIe s. Et quoique la douleur lui aidast à crier, mardi gras avoit si bien bersé les habitans que le corps de garde fut deffait sans secours, D'Aubigné, Hist. II, 117. Tu m'en bailles bien ; je suis tout bersé [rebattu] de telles matieres, Despériers, Cymbal. 169. Dequoy les Flamands ont fait un proverbe, qui dit que, quand le François dort, le diable le berce, Sat. Mén. p. 171.

ÉTYMOLOGIE

Bourguig. breussé ; wall. bilsi, bilzî ; provenç. bursar, bressar (voy. BERCEAU).