Littré - foin - définition, citations, étymologie (original) (raw)

« foin », définition dans le dictionnaire Littré

(foin) s. m.

PROVERBE

Année de foin, année de rien, parce que les années pluvieuses, favorables aux prés, ne le sont pas à l'ensemble des récoltes.

REMARQUE

Comment expliquer au propre mettre du foin dans ses bottes ? Est-ce mettre du foin dans les chaussures appelées bottes ? Mais on ne fait cela que pour se préserver du frottement. Est-ce faire grosses les bottes de foin ? Si cela était, il faudrait croire que la locution fut primitivement mettre du foin dans les bottes.

HISTORIQUE

XIIIe s. Le cheval [il] corut attachier à un arbre parmi le frain ; Ilec pest de l'erbe et dou fain, Ren. 19266.

XIVe s. Une ane esliroit plustost fein que or, Oresme, Eth. 309.

XVe s. C'est à entendre que ils [les serfs anglois] doivent… par servage, les faings faner et mettre à l'hostel, Froissart, II, II, 106. Et me fist on mon foing ronger Tout à par moi, à ceste enseigne Que je commençay à songer Que faisoys chasteaulx en Espaigne, Coquillart, le Monologue de la botte de foin.

XVIe s. Ce n'est que du foin, les bestes s'y amusent, Oudin, Curios. fr.

ÉTYMOLOGIE

Picard, fein ; provenç. fen, fe ; espagn. heno ; portug. feno ; ital. fieno ; du lat. fœnum, que l'on rattache au latin feo, engendrer, sanscr. bhu, être.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. FOIN. Ajoutez :

7Foin de Bourgogne, un des noms de la luzerne (en Normandie, bourgogne est un des noms de la luzerne).