Littré - marinier - définition, citations, étymologie (original) (raw)

« marinier », définition dans le dictionnaire Littré

(ma-ri-nié ; l'r ne se prononce et ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des ma-ri-nié-z actifs) s. m.

HISTORIQUE

XIIIe s. Adonc commencierent li marinier à ovrir les portes des huissiers [vaisseaux], Villehardouin, LXXI. As mariniers tantost parla, Qui l'ont mené à Duveline [Dublin], Lai de Melion. Li maronier se sont hasté, Car molt avoient bon oré [vent], ib.

XVe s. Et dirent les Gascons à leurs maronniers : " Menez nous à Seville ; car là sont nos gens à siege. " Les maronniers repondirent : " Au nom de Dieu ! ", Froissart, II, II, 120. Compagnon marinier, Grande et pleine est la mer, Basselin, XIII.

XVIe s. Il les rendit mariniers et gens de mer, Amyot, Thém. 7. Le bleu, c'est jalousie, et la mer en est peinte ; Mariniers, comme amants, vivent toujours en crainte, Desportes, Diane, II, 23.

ÉTYMOLOGIE

Marin ; provenç. marinier ; cat. mariner ; esp. marinero ; port. marinhero ; ital. mariniero, mariniere.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MARINIER. Ajoutez :

3Arche marinière, arche d'un pont par où passent les bateaux. Au passage des ponts dont les arches marinières n'étaient pas assez larges, E. Grangez, Voies navigables de France, p. 627.