Littré - menton - définition, citations, étymologie (original) (raw)

« menton », définition dans le dictionnaire Littré

(man-ton ; l'n ne se lie pas : un man-ton arrondi ; au pluriel, l's se lie : des man-ton-z-arrondis) s. m.

HISTORIQUE

XIe s. Puis se baiserent es viz [visage] et es mentons, Ch. de Rol. XLVII.

XIIe s. Quant l'entent l'empereres, si baisse le menton, Sax. XI. Dunc jurerent sur sainz e entreafié sunt, Qu'en tuz les liuz del siecle ù trover le purrunt, Par desouz le mentun la langue lui trarrunt, Th. le mart. 135.

XVe s. Et lui avoit on fait un menton d'argent qui lui tenoit à un cordelet de soie par à l'entour de sa teste, Froissart, III, IV, 50. Lyonnel, qui estoit homme de grant courage, leve le menton, puis print la parolle, et dist…, Perceforest, t. IV, f° 25. Celle qui est la fleur de toute beaulté, qui en toutes mes emprinses me soustient tellement le menton, que je ne puis perir, ib. t. III, f° 111.

XVIe s. Ce sous-prieur à quatre mentons commença par…, D'Aubigné, Conf. I, 8. Celuy peut hardiment nager, à qui on soustient le menton, Cotgrave La vertu ne fut jamais à menton blanc, Cotgrave

ÉTYMOLOGIE

Provenç. menton, mento ; du lat. fictif mento, mentonis, dérivé du latin mentum, menton. L'italien mento vient directement de mentum. Pott, par conjecture, rattache mentum à la racine men, d'e-minere ; ce serait la proéminence.