Littré - souper - définition, citations, étymologie (original) (raw)

« souper », définition dans le dictionnaire Littré

(sou-pé ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des sou-pé-z exquis), ou SOUPÉ (soupé) s. m.

HISTORIQUE

XIIe s. Dunc seeient les genz le plus à lur super, Th. le mart. 48.

XIIIe s. Les table furent mise, [ils] s'assirent au souper, Berte, III.

XIVe s. Il fut reçu courtoisement par les gens [de] Collatin ; si avint que après le souper…, Bercheure, f° 26, verso.

XVIe s. Aujourd'hui nous employons les potages et viandes bouillies à nos disners, et les rosties à nos souppers ; chose tournée en tel usage chez nous que ce grand chancelier de l'Hospital, voulant introduire la frugalité en France, fit par edit particulier deffenses d'user d'autres viandes que du bouilly à disner, et reserver le rosty pour le soupper, Pasquier, Lett. t. II, p. 547.

ÉTYMOLOGIE

Voy. SOUPER 2 ; wallon, sopé ; bourguig. sôpai ; au XVIe siècle, on disait aussi soupée.