Emmanuel de Waresquiel (original) (raw)

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Emmanuel de Waresquiel, né à Paris le 21 novembre 1957 est un historien, auteur, éditeur et académicien français. Ingénieur de recherche à l'École pratique des hautes études de 1999 à 2024, il s’est spécialisé dans les périodes de la Révolution, de l’Empire, et des monarchies constitutionnelles françaises.

Emmanuel de Waresquiel est issu par son père d’une famille originaire de Flandre, anoblie par la charge de secrétaire du roi de 1681 à 1715[1]. Il indique descendre, toujours par son père, de Madame de Staël et d'Helvétius. Sa mère est issue de la famille Thomas de Pange et Choiseul-Praslin[2].

Par sa famille, il est propriétaire du château de Poligné à Forcé en Mayenne[3].

Il grandit en Mayenne, près de Laval, et fait ses études secondaires au lycée privé de Vannes[4] tenu par les jésuites.

Après des classes préparatoires littéraires aux lycées David-d'Angers (hypokhâgne, 1977) et Henri-IV (khâgne, 1979), il est admis en 1979 à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, section sciences humaines[5]. Sous la direction de Jean Tulard, il prépare successivement à l'université Paris-Sorbonne une maîtrise (1981), un diplôme d'études approfondies (1985)[5] et enfin une thèse en histoire intitulée La chambre des pairs héréditaire de la Restauration – débat idéologique et pratique politique, 1814-1831, qu'il soutient en 1996[6].

De 1986 à 2009[5], Emmanuel de Waresquiel est éditeur aux éditions Perrin et Tallandier, où il dirige plusieurs collections ; il assure également la direction de dictionnaires collectifs publiés par les éditions Larousse[6].

En 1999, il est recruté à l'École pratique des hautes études en tant qu'ingénieur de recherche et affecté au laboratoire Histara[7]. En 2004, il obtient une habilitation à diriger des recherches avec un dossier intitulé Comprendre la Restauration. Le débat socio-politique des élites. Idées et représentations[6].

Il se spécialise dans l’histoire de la France du XIXe siècle et plus généralement dans l’histoire des représentations de la Révolution française au début du XIXe siècle. Il a ainsi publié une soixantaine d’articles scientifiques et une vingtaine d’ouvrages et notamment des biographies (sur le duc de Richelieu, Talleyrand, Fouché, Marie-Antoinette, Félicie de Fauveau, Jeanne du Barry).

Dans ses recherches, il analyse les rapports de l'histoire avec la mémoire et travaille sur les évolutions comme sur les déformations, dans le temps, des discours (textes et images). Il a conduit sur ces questions plusieurs séminaires[8] à l'École pratique des hautes études : sur les images et les mémoires du pouvoir dans l'espace public, sur ses représentations et ses légitimités, sur les formes de sa contestation (barricades, manifestations). Il a publié en 2024 un ouvrage consacré aux mythes de la révolution, leurs formations et leurs évolutions de mémoires (Il nous fallait des mythes. La révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours)

Il a publié par ailleurs des essais littéraires sur les écrivains et la mort (Entre deux rives), sur Stendhal (J'ai tant vu le soleil), des chroniques (Le temps de s'en apercevoir, prix des Deux Magots 2019) et des souvenirs (Voyage autour de mon enfance, prix Jean d'Ormesson 2022)

Il a co-dirigé la Revue de la Société d'histoire de la Restauration et des Monarchies constitutionnelles (1787-1996). Il est membre des comités de rédaction de la revue Commentaire et de la Revue des Deux mondes, de la revue en ligne Napoleonica publiée par la Fondation Napoléon, membre de la commission d'avances sur recettes du cinéma au CNC de 1999 à 2001, membre du conseil scientifique des Rendez-vous de l'histoire de Blois de 2005 à 2012. Il a été nommé en 2010 membre du comité scientifique du projet de Maison de l'Histoire de France jusqu’en 2012[9]. Il a été chargé en 2011 de la rédaction d'un rapport scientifique au CMN (Centre des monuments nationaux) sur l'aménagement muséographique des sites de la Sainte-Chapelle et de la Conciergerie[10]. Il publie régulièrement des chroniques dans La Croix (2019-2021) et dans Historia (depuis 2017)

Il est membre de l'Académie du Maine[11], de l'Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire[12] et de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles et d'Île-de-France[13].

Le 5 mai 2025, il devient membre de l'Institut de France, à la suite de son élection à l'Académie des sciences morales et politiques, dans la section Histoire et Géographie, au fauteuil IV précédemment occupé par Emmanuel Le Roy Ladurie[réf. souhaitée].

  1. Catalogue de la noblesse française, Régis Valette, 2007.
  2. E. Waresquiel, Voyage autour de mon enfance, Paris, Tallandier, 2022, p. 99-104.
  3. « Le biographe de Fouché est comte de Poligny », sur ouestfrance.fr, le 10 février 2015.
  4. « Emmanuel de Waresquiel : entre deux mondes »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur lhistoire.fr (consulté le 9 octobre 2020).
  5. a b et c « Emmanuel de Waresquiel », sur equipe-histara-ephe.fr, École pratique des hautes études (consulté le 28 mai 2022).
  6. a b et c « Emmanuel de Waresquiel, ingénieur de recherche »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur rdv-histoire.com, Les Rendez-vous de l'histoire (consulté le 9 octobre 2020).
  7. Claire Madl, « Art et pouvoir, le pouvoir de l’art (II). Journée d’étude annuelle de l’équipe HISTARA. », sur Forum Recherche du CEFRES (consulté le 30 juillet 2022).
  8. « Emmanuel de Waresquiel », sur École nationale des chartes, 12 octobre 2015 (consulté le 30 juillet 2022).
  9. « La maison de l'Histoire de France : Rendez-vous avec l'histoire », sur senat.fr (consulté le 30 juillet 2022).
  10. les Rendez-vous de l'histoire, « les Rendez-vous de l'histoire », sur Rendez-vous de l'histoire.
  11. Membres de l'Académie sur academie-du-maine.org.
  12. Voir sur academiedebretagne.com.
  13. « Emmanuel de Waresquiel » sur academiedeversailles.com
  14. Actualitté.
  15. « Jeanne du Barry ou l'ambition au féminin - Dernier livre de Emmanuel de Waresquiel », sur fnac.com (consulté le 6 juillet 2023).
  16. Décret du 30 décembre 2011 portant promotion et nomination.
  17. « Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2005 », sur culture.gouv.fr, ministère de la Culture, 12 avril 2010 (consulté le 28 mai 2022).