ambassadeur — Wiktionnaire, le dictionnaire libre (original) (raw)
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
(XIVe siècle) De l’italien ambasciatore qui dérive par suffixation de ambasciata (« ambassade »). La racine dérive du latin ambactus (« esclave », « serviteur », « suivant »), lui-même issu du gaulois ambactos.
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| ambassadeur | ambassadeurs |
| \ɑ̃.ba.sa.dœʁ\ |
Les Ambassadeurs, (2) Jean de Dinteville et Georges de Selve par Hans Holbein le Jeune
Lyon 7e - Avenue Jean Jaurès - Pâtisserie chocolaterie Patrick Galland - Ambassadeur (4)
ambassadeur \ɑ̃.ba.sa.dœʁ\ masculin (pour une femme, on dit : ambassadrice)
- (Diplomatie) Représentant envoyé en ambassade par un État ou par un prince à un autre État ou un autre prince pour des arrangements politiques et économiques.
- En vain l’ambassadeur de France tenta de fléchir les négociateurs américains. Ils se montrèrent implacables. Il fallait se soumettre ou faire banqueroute. — (Camille Aymard, Devons-nous payer l’Amérique ?, Éditions Ernest Flammarion, 1932, page 119)
- L’ambassadeur tient le rang le plus élevé dans la représentation diplomatique des états.
- Madame l’ambassadrice, Madame l’ambassadeur.
- Personne qui fait partie d’une mission auprès d’un État étranger.
- Les ambassadeurs que les Scythes envoyèrent à Darius.
- Les ambassadeurs revinrent sans avoir rien pu obtenir.
- (Sens figuré) Messager, personne que l’on emploie à transmettre quelque message.
- Vous ne pouviez envoyer un plus habile ambassadeur.
- Il embrassa avec emportement la bienheureuse ambassadrice. — (Paul Scarron, Le Roman comique, 1651-1657)
- Pâtisserie originaire de Lyon, souvent de forme ronde composée de deux génoises séparée par de la crème fraiche.
- Je désespère… à Paris aucun pâtissier ne propose mon gâteau préféré : L’ambassadeur, une pâtisserie légère sans beurre. — (La recette de l’ambassadeur, meilleur gâteau au monde (selon moi). Consulté le 5 juin 2025)
La féminisation des noms de métiers et de fonctions a été un sujet longuement débattu dans la francophonie :
- au Québec, l’Office québécois de la langue française fournit depuis 1979 une Banque de dépannage linguistique pour la rédaction féminisée et épicène ;
- en Suisse romande, la Conférence romande des bureaux de l’égalité consigne ses recommandations dans Écrire les genres, guide romand d’aide à la rédaction administrative et législative épicène, Genève, 2001 ;
- en Belgique, le ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles édite le guide Quand dire, c’est inclure, 2024 ;
- en France, le gouvernement considère que la féminisation des noms de métiers doit être encouragée dans les administrations et établissements publics depuis la circulaire du 6 mars 1998 relative à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre.
- De son côté, si l’Académie française condamnait en 2002 la plupart de ces féminisations et ne recommandait pas leur utilisation, elle adopte en 2019 le rapport sur La féminisation des noms de métiers et de fonctions, énonçant qu’il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers et de professions. Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes édite un Guide pour une communication publique sans stéréotypes de sexe, 2022.
- Le Bon Usage (familièrement appelé « Le Grevisse »), quant à lui, consacre un chapitre à la féminisation dans ses récentes éditions, comme Le Petit Bon usage de la langue française, De Boeck Supérieur, 2018, page 513.
Le sens originel d’_ambassadrice_ est « dame envoyée en ambassade », et Voltaire écrit dans le Siècle de Louis XIV, en 1751, « La maréchale de Guebriant, la seule femme qui ait jamais eu le titre et fait les fonctions d’ambassadrice plénipotentiaire ». Mais l’usage a introduit la tournure (grammaticalement critiquable) de Madame l’ambassadeur pour nommer sans ambigüité une femme remplissant la fonction d’ambassadeur. Aujourd’hui, le choix entre Madame l’ambassadeur et Madame l’ambassadrice est plutôt commandé par les vœux de la personne concernée ; l’usage se porterait de plus en plus vers Madame l’ambassadrice.
Note d’usage :
Syntaxe d’usage : en français, la bonne formulation est « ambassadeur de » (L’ambassadeur de France, de Grande-Bretagne, etc.) et non pas, à l’anglaise, « ambassadeur <adjectif de nationalité> ».
haut-commissaire, ambassadeur qu’un pays du Commonwealth envoie dans un autre pays du Commonwealth
légat, ambassadeur papal
ministre plénipotentiaire, représentant accrédité d’une puissance qui ne jouit pas du rang d’ambassadeur
ambassadeur figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : diplomatie.
→ Ce mot est dans les thématiques des pâtisseries et des gâteaux.
représentant diplomatique d’un État
- Allemand : Botschafter (de) masculin
- Amharique : አምባሳደር (am)
- Anglais : ambassador (en)
- Arabe : سفير (ar) safir
- Azéri : səfir (az)
- Bambara : lasigiden (bm)
- Basque : enbaxadore (eu)
- Breton : kannadour (br) masculin
- Bulgare : пратеник (bg) pratenik
- Catalan : ambaixador (ca) masculin
- Chinois : 大使 (zh) dàshǐ
- Coréen : 대사 (ko) daesa
- Croate : veleposlanik (hr), ambasador (hr)
- Danois : ambassadør (da)
- Espagnol : embajador (es) masculin
- Espéranto : ambasadoro (eo) masculin
- Estonien : suursaadik (et)
- Finnois : lähettiläs (fi)
- Gallo : baçadou (*)
- Gaulois : ambactos (*)
- Grec : πρέσβης (el), πρεσβευτής (el) masculin
- Griko : mandatàri (*) masculin
- Hébreu : שגריר (he)
- Hongrois : nagykövet (hu)
- Ido : ambasadisto (io)
- Indonésien : duta (id), duta besar (id)
- Italien : ambasciatore (it) masculin
- Japonais : 大使 (ja) taishi
- Kazakh : елші (kk) elşi
- Kotava : permik (*) (homme ou femme), permikye (*) (homme), permikya (*) (femme)
- Latin : legatus (la) masculin
- Letton : vēstnieks (lv)
- Lituanien : ambasadorius (lt)
- Néerlandais : ambassadeur (nl) masculin
- Norvégien : ambassadør (no)
- Polonais : ambasador (pl)
- Portugais : embaixador (pt) masculin
- Roumain : ambasador (ro) masculin
- Russe : посол (ru) posol
- Same du Nord : ambassadevra (*)
- Shingazidja : ɓalozi (*) balozi
- Slovaque : veľvyslanec (sk)
- Slovène : veleposlanik (sl)
- Solrésol : sir'elasol (*)
- Suédois : ambassadör (sv)
- Tchèque : velvyslanec (cs)
- Tsolyáni : thagamúsekoi (*)
- Turc : elçi (tr)
Membre d’une mission diplomatique
La prononciation \ɑ̃.ba.sa.dœʁ\ rime avec les mots qui finissent en \œʁ\.
France : écouter « un ambassadeur [ɑ̃.ba.sa.dœʁ] »
France (Occitanie) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
Suisse (canton du Valais) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
France (Lyon) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
France (Vosges) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
France (Vosges) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
France (Saint-Étienne) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
Suisse (Lausanne) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
Aude (France) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
Somain (France) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
Fontainebleau (France) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (ambassadeur), mais l’article a pu être modifié depuis.
« ambassadeur », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.
ambassadeur \Prononciation ?\
- Ambassadeur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Afrique du Sud : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.
| Nombre | Singulier | Pluriel |
|---|---|---|
| Nom | ambassadeur | ambassadeursambassadeuren |
| Diminutif | ambassadeurtje | ambassadeurtjes |
ambassadeur \Prononciation ?\ masculin (pour une femme, on dit : ambassadrice)
- Ambassadeur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
98,2 % des Flamands,
98,8 % des Néerlandais.
(Région à préciser) : écouter « ambassadeur [Prononciation ?] »
- ↑ Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal [≈ Reconnaissance du vocabulaire des Néerlandais et des Flamands 2013 : résultats de la grande enquête nationale sur les langues], Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 pages. → [archive du fichier pdf en ligne]