prendre congé — Wiktionnaire, le dictionnaire libre (original) (raw)

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De prendre et de congé.

prendre congé \pʁɑ̃.dʁə kɔ̃.ʒe\ intransitif (se conjugue → voir la conjugaison de prendre)

  1. Faire les adieux qu’exige la politesse avant de partir, se retirer.
    • Quelle peine n'éprouvera-t-il pas lorsqu'on lui dira : Monsieur un tel, votre maladie est mortelle ; il conviendrait que vous reçussiez les sacremens, que vous vous unissiez à Dieu, et que vous prissiez congé de ce monde. Prendre congé de ce monde? — (Alphonse de Liguori, « Préparation à la mort », dans les Œuvres complètes du Bienheureux Saint Alphonse-Marie De Liguori, tome 2 : Œuvres ascétiques, Paris : chez Parent-Desbarres, 1835, page 63)
    • Le Valdemar devait pousser son voyage de circumnavigation jusqu’à Seidisfiord_, station située sur la côte orientale de l’Islande ; mais comme je caressais toujours l’idée de gagner Reykjavík par terre en franchissant le désert du_ Stórisandr_, le moment était venu de prendre congé du capitaine Kihl et de mes compagnons de traversée._ — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 70)
    • J’allai prendre congé des Danois et les remercier de ce qu’ils avaient fait pour nous être utiles et agréables. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • - Monsieur, dans votre famille, on fout le camp ; dans la mienne, on prend congé. — (Marcel Pagnol, Topaze, acte II, scène 5, Fasquelle, 1930)
    • Quand un moine dans sa robe noire aux plis majestueux vous salue et prend congé de vous en reculant d’abord de quelques pas avant de se retourner, on croirait presque à un cérémonial d’Extrême-Orient. — (Julien Green, Journal 1946-1950 - Le Revenant, Plon, 1951 ; réédition Le Livre de Poche, 1975, page 111)
    • - Je prends congé, comme on dit dans votre milieu, et je me barre comme on dit dans le mien. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 95)