retenir — Wiktionnaire, le dictionnaire libre (original) (raw)

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Du latin retinere, de teneretenir »).

retenir \ʁət.niʁ\ ou \ʁə.tə.niʁ\ ou \ʁtə.niʁ\ transitif 3e groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se retenir)

  1. Garder par-devers soi ce qui est à un autre.
    • Retenir le bien d’autrui.
    • Pourquoi retient-il mes papiers ?
    • Retenir les gages d’un domestique, le salaire d’un ouvrier.
  2. Garder toujours, conserver ce que l’on a, ne point s’en défaire, ne point s’en dessaisir.
    • Auguste retint l’empire.
    • Ce prince retint toute son autorité jusqu’à la fin de sa vie.
    • En termes de Jurisprudence, "donner et retenir ne vaut" signifie qu'une donation n’est point valable, si on ne se dessaisit pas en effet de ce que l’on donne.
  3. Se dit, dans ce sens, en parlant des habitudes, des qualités bonnes ou mauvaises que l’on n’a point perdues.
    • Retenir l’accent de son pays.
    • retenir ses vieilles habitudes.
    • Les bêtes féroces que l’on a apprivoisées retiennent toujours quelque chose de leur naturel.
    • Ce vase retient quelque chose de l’odeur du vin que l’on y avait mis.
    • Cet homme est bien corrigé, il n’a rien retenu de ses défauts. Il est vieux.
  4. Se souvenir, garder en mémoire.
    • Puis il ajouta qu’il allait partir pour Paris afin de retrouver le musicien auquel il t’avait loué, et qui lui avait donné son adresse à Paris rue de Lourcine chez un autre musicien appelé Garofoli. J’ai bien retenu tous les noms, retiens-les toi-même. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
    • Les ivrognes, maintenant accoudés au comptoir, braillaient une chanson dont ils n’avaient retenu que quelques paroles. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
  5. Réserver.
    • Il a vendu tout son vin, hormis tant de pièces, qu’il a retenues pour sa table.
    • Il a affermé sa terre, mais il s’est retenu les bois et les vignes.
    • Il a donné son bien, mais il s’en est retenu, il en a retenu l’usufruit. Il est vieux.
    • Les juges ont retenu cette cause : ils s’en sont réservé la connaissance en décidant qu’elle leur appartenait.
    • Retenir une cause signifie aussi La conserver au rôle pour qu’elle soit jugée à son rang et sans délai.
    • Le président a refusé la remise qu’on lui demandait et a retenu la cause.
  6. (Mathématiques) Réserver un chiffre pour le joindre aux chiffres de la colonne suivante.
    • Huit et neuf font dix-sept : je pose 7 et je retiens 1.
  7. Prélever, déduire d’une somme.
    • Le greffier, les huissiers, les procureurs, vinrent chez lui en grand appareil lui rapporter ses quatre cents onces ; ils en retinrent seulement trois cent quatre-vingt-dix huit pour les frais de justice, et leurs valets demandèrent des honoraires. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, III. Le chien et le cheval, 1748)
    • Quand il voulut compter avec lui, Aristide chercha tant de chicanes, qu’il dut le laisser partir sans lui retenir un sou pour ses frais de nourriture et de logement. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
    • En me payant, il a retenu la somme qu’il m’avait prêtée.
    • Il a retenu tant pour les frais, pour les réparations, pour ses déboursés, pour ses peines.
    • retenir tant sur le paiement d’un coupon.
  8. S’assurer par précaution une personne, une chose.
    • Retenir quelqu’un pour une partie de plaisir.
    • Je vous retiens à dîner pour dimanche prochain.
    • retenir un domestique.
    • retenir une chaise au sermon, une loge à l’Opéra, une place dans un train.
    • Cette place est retenue.
    • retenir un logement.
    • retenir une chambre dans un hôtel, une fenêtre sur une rue pour voir une cérémonie publique.
    • retenir une date.
  9. Arrêter, maintenir, faire demeurer.
    • Après la consultation, le docteur C***, médecin de la préfecture, me fit l’honneur de me retenir à déjeuner chez lui, avec deux de mes confrères. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 132)
    • Il fut non seulement poli, mais empressé, galant même plus qu’il ne convenait à son âge, et il fit si bien qu’il retint la marquise, prête à partir. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, part. 1, chap. 2.)
    • Son ventre retombait en plis grassouillets sur une taillole de flanelle grège retenant le pantalon. — (Jean Siccardi, La Chênaie de Seignerolle, Presses de la Cité, 2010, chapitre 17)
    • retenir prisonnier.
    • Ce rhume l’a retenu quinze jours à la chambre.
  10. Saisir, tenir, pour empêcher un accident, une chute, ou pour s’opposer à une mauvaise action.
  1. Arrêter, contenir, ne pas laisser aller.
  1. (Absolument) Pour des chevaux de trait qui empêchent la voiture d’aller trop vite à une descente.
  1. Réprimer, modérer, empêcher de s’emporter.
  1. Mémoriser, garder quelque chose dans sa mémoire.
  1. (Absolument) En parlant de la génération des animaux, concevoir.
  1. (Pronominal) S’arrêter avec effort.
  1. (Pronominal) (Absolument) Ne pas satisfaire un besoin naturel
  2. (Pronominal) (Équitation) Pour un cheval, qui ne veut pas se porter librement en avant.

Arrêter, maintenir, faire demeurer.

Se souvenir de, garder en mémoire.

Modifier la liste d’anagrammes

Du latin retinere.

retenir *\Prononciation ?\

  1. Retenir, conserver, garder.
  2. Détenir, saisir, prendre.

Du latin retinere.

retenir \Prononciation ?\

  1. Tenir.

Du latin retinere.

retenir \re.te.ˈni\ transitif et intransitif (graphie normalisée) 3e groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se retenir)

  1. Retenir, déduire, prélever.
  2. Tirer en arrière, empêcher.